Lorsqu’on pense aux jeux de coopération sur Switch, ce sont bien souvent des titres comme Overcooked ou bien Moving Out qui arrivent en premier. En septembre 2020 est sorti un jeu sur la console hybride, un peu plus discret, mais qui parvenait très bien à accomplir sa mission : Unrailed. Le principe de base est relativement simple : faire avancer un train en nettoyant le chemin devant et en posant des rails. C’est dans un Indie World de ce début d’année que la fin de l’accès anticipé d’Unrailed 2: Back on Track a été annoncée, pour une sortie le 12 juin dernier sur les deux consoles hybrides de Nintendo. Voyons si cette suite parvient à se différencier suffisamment du premier épisode en ajoutant assez de nouveautés pour justifier un deuxième opus.
Avant propos : le jeu a été testé dans sa version Nintendo Switch 2.
On ne change pas des rails qui gagnent
Le principe de base d’Unrailed 2: Back on Track ne change pas beaucoup de celui de son prédécesseur : une équipe de un à quatre joueurs se retrouve sur une carte générée aléatoirement dans laquelle l’objectif est de permettre à un train d’avancer le plus loin possible. Le train avance en continu, de plus en plus rapidement au fur et à mesure de l’avancement sur la carte. Afin de permettre au véhicule d’avancer, il faudra prendre soin de nettoyer le chemin devant ce dernier en supprimant les rochers et les arbres, mais également de construire des ponts par-dessus les lacs.
Pendant qu’une partie de l’équipe est occupée au nettoyage du monde, d’autres personnes doivent se charger de la construction des rails. Pour cela, il est nécessaire de ramener les ressources dans un des wagons du train, qui construira alors automatiquement les morceaux de chemin de fer. Ces rails devront ensuite être placés devant le train pour lui permettre de continuer sa route jusqu’à atteindre des petites gares. Si ce dernier arrive au bout du chemin tracé par les joueurs, c’est game-over.
Entre chaque niveau, le joueur passera par un petit hub dans lequel il sera possible d’améliorer et de customiser son train. C’est là que le jeu deviendra vraiment intéressant afin de rendre les parties plus palpitantes. Outre l’objectif de base, Unrailed 2: Back on Track va venir proposer tout un tas de wagons loufoques afin de faciliter la tâche du joueur. On y retrouve des chariots capables de casser les obstacles tout seuls, d’autres permettant de traverser le train sans difficulté, ou encore la possibilité de créer des tourelles de défense. L’ensemble de ces améliorations nécessite des carburants (bois ou roches) pour fonctionner. Par rapport au premier épisode, le jeu propose bien plus de diversité dans les fourgons qu’il est possible d’acheter.
Au programme également du mode de jeu « infini » de cet Unrailed 2: Back on Track, chaque fin de section se ponctue par un « combat de boss« . Bien entendu, il ne s’agit pas là d’un RPG dans lequel il faudra établir une stratégie particulière, ou bien d’un beat’em all dans lequel une barre de vie devra descendre à zéro, mais plutôt d’un obstacle important venant apporter des difficultés supplémentaires au tracé. On peut par exemple citer le premier évènement du genre avec une taupe géante venant créer des terriers, donc empêcher, le train d’avancer convenablement, tout au long du niveau. Un autre boss que l’on rencontre est une araignée géante qui envoie, à intervalle régulier, une très grande quantité de toiles d’araignées venant entraver la progression des personnages. La présence de tel ou tel boss dépend de l’environnement que l’équipe a choisi avant de continuer sa progression.
La diversité entre en gare
Nous avons commencé à évoquer ce point en parlant de la grande diversité de wagons disponibles lors des améliorations, mais c’est bien sur ce point que se jouent les principales avancées par rapport au premier volet : la diversité. Le plus frappant à ce sujet concerne bien évidemment les environnements que les joueurs sont amenés à traverser. Si dans le premier jeu, l’enchaînement plaine, désert, zone enneigée et volcan pouvait se montrer lassant, il est possible, dans Unrailed 2: Back on Track, de choisir son propre chemin lors des arrivées en gare.
Ainsi, l’on peut se retrouver dans des zones très classiques, comme dans le premier épisode, ou bien des nouveautés telles qu’un marais avec ses environnements très humides nécessitant la construction de beaucoup de ponts. On retrouve également des zones avec des contraintes différentes comme un sol qui vient à s’effondrer. L’ensemble de ces situations permet de grandement renouveler un concept de base relativement similaire entre les deux jeux.
Entre chacune des gares, l’équipe de joueurs sera chargée de réaliser de petites missions annexes afin de remporter une monnaie permettant d’améliorer son arsenal. De la même manière que le reste du titre, ces dernières s’avèrent bien plus nombreuses et leur affichage est amélioré pour mieux comprendre les critères de réussite. Il est par ailleurs possible de parier cette monnaie lors des moments d’amélioration afin d’ajouter des quêtes supplémentaires pour gagner toujours plus. Par ailleurs, en plus de ces lieux d’amélioration classiques, le titre propose des forges, des endroits dans lesquels il est possible d’améliorer l’efficacité des wagons déjà possédés, offrant une courbe de progression toujours plus intéressante pour les parties les plus longues.
En plus des améliorations dans le mode traditionnel, un nouveau mode fait son apparition : le versus. Dans ce dernier, plutôt adapté pour les parties à quatre joueurs, deux équipes se font face et doivent emmener leur train le plus loin possible. La première équipe dont le train se crashe met fin à la partie. Enfin, les dernières améliorations à constater sur ce titre concernent la partie visuelle. L’ensemble est bien plus peaufiné que dans le premier opus avec une véritable direction artistique, ce qui manquait cruellement dans le premier jeu. On retrouve bien plus de couleurs, tandis que les musiques d’Unrailed 2: Back on Track sont plus entraînantes et nombreuses.
Conclusion - Unrailed 2: Back on Track, une suite comme sur des rails - TEST
Unrailed 2: Back on Track ne vient pas trahir le premier épisode et s’inscrit dans sa droite lignée. On retrouve l’exact même concept qui fonctionnait très bien : faire avancer un train en nettoyant le passage et en posant des rails pour qu’il continue sa route. On y ajoute une énorme dose de diversité en démultipliant les environnements, les wagons, les effets et les modes de jeu. On note en particulier le mode versus qui vient offrir une nouvelle façon de jouer très agréable pour les soirées à plusieurs. On retrouve également un jeu plus léché, dont la direction artistique fonctionne bien mieux. Il ne faut donc pas s’attendre ici à une révolution, mais Unrailed 2: Back on Track amène ce qu’il faut de nouveautés afin de continuer d’alimenter les parties en multijoueur.
- Retour d’une formule qui marche
- De nouveaux wagons avec des effets très différents
- Plus d’options d’améliorations
- La présence des combats de boss
- De nouveaux environnements
- Le mode versus
- Peu de nouveautés dans le concept
- Risque de devenir répétitif à la longue
