Devil May Cry 5: Devil Hunter Edition – L’enfer s’invite sur Switch 2 – TEST

Par le 22 Juin 2026 à 03:00 - Temps de lecture : 6 minutes 30 sec
Devil may Cry 5 Devil Hunter Edition Switch 2

La licence Devil May Cry est largement reconnue comme l'une des meilleures dans le genre beat'em all : beaucoup d'action, des personnages marquants et un gameplay aussi violent que jouissif à prendre en main. Depuis quelques années, les trois premiers jeux de la série sont disponibles sur Nintendo Switch : les fans ont longtemps attendu le cinquième volet sur la console hybride, mais c'est finalement sur sa petite sœur que les joueurs vont pouvoir se laisser tenter par la nouvelle aventure de Dante, V et Nero, après le Nintendo Direct du 9 juin dernier.

Devil May Cry 5 Devil Hunter Edition, puisque c'est son nom, est donc disponible sur Nintendo Switch 2 dès ce 23 juin 2026 (la version physique arrivera en août). Sept ans après sa sortie initiale sur les autres plateformes, Devil May Cry 5 a-t-il toujours de quoi impressionner ? Et comment s'en tire ce portage sur la console nomade de Nintendo ? Pas de quoi s'inquiéter : la magie opère comme au premier jour.

Avant propos : afin de vous proposer ce test, nous avons bénéficié d'un accès au jeu en avance sur Nintendo Switch 2.

Un point sur le scénario du jeu

Pour les néophytes de la licence, revenons d'abord rapidement sur l'histoire ayant conduit à Devil May Cry 5. Avant lui, la série suit principalement les aventures de Dante, un chasseur de démons mi-humain mi-démon. Fils du légendaire démon chevaleresque Sparda et de l’humaine Eva, Dante consacre sa vie à combattre les forces démoniaques qui menacent le monde des humains. Vergil, son frère jumeau et accessoirement son rival, cherche au contraire à obtenir toujours plus de puissance démoniaque, quitte à mettre en danger le monde. Les différents jeux mettent donc en scène leurs affrontements, leurs séparations et les conséquences de leurs choix sur leur relation mais aussi sur le monde.

Au fil du temps, Dante développe son agence « Devil May Cry » entre deux décapitations démoniaques. Il est rejoint progressivement par d'autres personnages comme Nero, un jeune chasseur de démons dont les origines mystérieuses deviennent un enjeu majeur, mais aussi V, tout aussi mystérieux, ou encore Nico, une des acolytes de Nero qui vient à la rescousse dans son camping-car si vous avez besoin de personnaliser votre équipement. Au commencement de Devil May Cry 5, Dante, Nero et V sont devenus les principaux obstacles à l'invasion démoniaque qui menace directement l'humanité. Alors qu'ils sont en proie aux dangers du monde souterrain et du Qlipoth (un arbre qui a un régime particulier puisqu’il se nourrit de sang humain), Dante finit terrassé par Urizen, le « mal ultime » comme il se surnomme lui-même : il parvient toutefois à libérer sa forme démoniaque, ce qui laisse juste assez de temps à Nero et V pour s'enfuir.

Quand les démons envahissent Red Grave City

Dès les premières minutes, Devil May Cry 5 affiche clairement ses intentions. Le jeu joue clairement sur son aspect gore, avec une violence de tous les instants et des décors absolument répugnants. Les ennemis le sont tout autant, ayant tous un chara-design ignoble et repoussant. Il s'agit là d'une des premières forces de ce Devil May Cry 5 : l'immersion est totale et les combats s'enchaînent dans des ruelles sombres de Red Grave City, des bâtiments éventrés comme des bibliothèques ou des châteaux voire des égouts, ou encore les souterrains en proie au Qlipoth et ses racines. Le seul regret peut venir du fait que tout cela se ressemble un peu trop avec un léger manque de diversité dans les différents niveaux à explorer, mais la cohérence du jeu vient aussi de ces décors apocalyptiques.

Même si l’histoire reste parfois complexe pour les néophytes, Capcom cherche à ne pas les laisser de côté. Les connaisseurs de la série apprécieront les références et autres clins d'œil aux jeux précédents, tandis que les nouveaux joueurs pourront suivre l’intrigue sans trop de difficultés grâce à une vidéo faisant office de résumé qui est disponible dès le menu principal, de quoi rapidement avoir en tête les éléments principaux de l'historique de la licence. De plus, les nombreuses cinématiques de Devil May Cry 5 sont de très bonne qualité et impressionnent encore aujourd’hui sept ans après sa sortie grâce à une mise en scène spectaculaire et à des personnages particulièrement charismatiques, que ce soit dans leur attitude ou leurs répliques. Chaque protagoniste possède sa personnalité et ses motivations, que vous découvrirez parfois au fil de l'aventure.

Une variété dans le gameplay à saluer

Le scénario alterne entre plusieurs protagonistes : vous allez d'abord apprendre à maîtriser les capacités de Nero et de V avant de passer à Dante. Notez également que son frère jumeau Vergil est jouable dans cette Devil Hunter Edition, de quoi encore varier les possibilités de gameplay. Car oui, chaque personnage a un style bien à lui. Nero privilégie le combat au corps-à-corps avec son épée Red Queen, ses armes à feu et son bras bionique, appelé Devil Breaker.

Il existe une large panoplie de ces Devil Breakers, que vous trouverez aussi bien au fil de l'exploration des différentes missions que dans la boutique de Nico. V, quant à lui, est bien trop faible physiquement : il est donc accompagné par un griffon et une panthère (et également un golem en guise d’attaque spéciale) qu'il commande à distance pour déclencher des attaques dévastatrices, avant que lui-même ne porte le coup de grâce. Enfin, Dante dispose de plusieurs manières de jouer avec les épées, les armes à feu mais surtout la possibilité de changer entre un style plus offensif et un style plus défensif, selon les situations.

J'avais quelques craintes au départ sur la répétitivité du gameplay de Devil May Cry 5, mais elles ont été très vite dissipées par les possibilités offertes par ces trois personnages. Non seulement chacun d'entre eux est très agréable à contrôler, sans que l'un soit moins efficace que les autres, mais surtout ils ont un style bien propre à eux et qui leur confère un aspect unique et même attachant. Cette notion de style n'est pas anodine puisqu'un large pan du gameplay repose sur celle-ci. Vous devez maximiser les combos, extrêmement nombreux et permissifs, pour tenter de décrocher la meilleure note possible allant de D (Dismal) à SSS (Smokin' Sexy Style !!).

Comme à l’école, le D n’est pas bon à prendre dans Devil May Cry 5

Chaque ennemi possède également ses propres facultés et faiblesses, il ne suffit donc pas d’appuyer frénétiquement et sans logique sur les boutons pour réussir. Devil May Cry 5 récompense au contraire la créativité, la variété et le style, ce que j'ai beaucoup apprécié pendant mon expérience. Il est donc nécessaire de varier constamment vos attaques et d'utiliser tout l'arsenal qui est à votre disposition pour venir à bout des séries d'ennemis. Méfiez-vous, car il n'est absolument pas aisé de réussir à obtenir un SSS sur les missions en difficulté Chasseur de démons (ou alors je suis très mauvais, c'est une possibilité). C’est d’ailleurs la recherche de la perfection stylistique qui joue un grand rôle dans la durée de vie du jeu : comptez une grosse dizaine d’heures pour faire les missions principales, mais beaucoup, beaucoup plus pour le 100%.

Devil May Cry 5 repose également sur des combats de boss, tous plus massifs, dangereux et répugnants que les précédents. Là encore, ils sont souvent particulièrement intéressants à combattre car ils disposent de patterns et d'attaques bien différents et parfois difficiles à anticiper. L'esquive est parfois le maître-mot et vous devrez réfléchir très rapidement pour savoir quelle option privilégier face aux mouvements du boss. Le game-over n'est pas rare et il sera parfois nécessaire d'essayer et réessayer pour venir à bout de ces créatures. Il reste tout de même possible de reprendre le combat sans mourir en dépensant de la démonite (monnaie du jeu) rouge ou bien en utilisant de la démonite jaune, matériau plus rare mais qui vous ramène directement à la vie avec l'ensemble de vos facultés.

Une adaptation très convaincante sur Switch 2

Les différentes forces de Devil May Cry 5 ne sont plus à démontrer, mais il reste tout de même un point d'interrogation : comment s'en tire cette version Switch 2 ? Après autant d'attente concernant le portage du jeu sur une console Nintendo, Capcom avait tout intérêt à ne pas se tromper. L'éditeur japonais avait d'emblée précisé que le titre tournerait à 60 images par seconde sur Switch 2, que ce soit en mode TV ou en mode portable grâce aux prouesses du RE Engine. La promesse est tenue : je n'ai pas rencontré le moindre ralentissement pendant tout mon temps de jeu, et ce même lorsqu'il y avait beaucoup d'actions à l'écran, ce qui est indispensable pour un jeu dont le gameplay repose sur la nervosité. La qualité visuelle en elle-même est très satisfaisante, même s'il y a un léger flou en mode portable et que les cheveux ont une apparence particulière, comme dans chaque jeu de Capcom sorti sur Switch 2.

Cette Devil Hunter Edition apporte également quelques contenus supplémentaires, tels que des musiques de combat ou encore des Devil Breakers pour Nero ainsi que d'autres bonus mineurs. Toutefois, si elle permet de jouer Vergil, elle n'intègre pas les modes inclus à la Special Edition sortie sur Xbox Series et PS5, à savoir le mode Chevalier Sombre Légendaire qui permet d'affronter plusieurs hordes d'ennemis d'affilée et le mode Turbo, qui accélère la vitesse du jeu de 20%. On peut donc imaginer que cette version de Devil May Cry 5 sur Switch 2 se base davantage sur celle parue sur PS4/Xbox One, mais ce n'est pas ce qui va vous empêcher de bouder votre plaisir, surtout au prix de 29,99€ actuellement sur le Nintendo eShop (promotion jusqu’au 7 juillet, le prix de base étant de 39,99€) avant une sortie physique prévue pour le 28 août.

Conclusion - Devil May Cry 5 s'est fait attendre sur Switch 2, mais quel plaisir !

90%

Le jour est enfin arrivé : vous allez pouvoir jouer à Devil May Cry 5 en mode portable grâce à la Switch 2. Ce portage est fidèle aux qualités intrinsèques du jeu et est extrêmement fluide tout au long de l’aventure. Le gameplay est particulièrement jouissif et ne souffre pas de la répétitivité souvent présente dans les jeux du genre. Entre les différents styles de chaque protagoniste et la recherche de la perfection stylistique, vous allez passer un moment d’enfer sur cette Devil Hunter Edition de Devil May Cry 5. De quoi gentiment patienter avant l’annonce de Devil May Cry 6 par Capcom ?

Les +
  • Un gameplay absolument jouissif
  • Un univers sombre et bien exploité
  • Un game-design intelligent
  • Des protagonistes très différents dans tous les aspects
  • Une durée de vie très satisfaisante pour le genre
  • Le style avant tout
  • Un portage parfaitement réussi en 60 FPS
Les -
  • Un léger manque de variété dans l’environnement
  • Parfois un peu trop fouillis
  • Les modes de la Special Edition ne sont pas inclus
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