Final Fantasy VII Rebirth, une suite qui tient la route ? – TEST

Par le 2 Juin 2026 à 14:00 - Temps de lecture : 9 minutes

Au début de cette année 2026, on a eu l'occasion de jouer à Final Fantasy VII Remake Intergrade pour la première fois sur Nintendo Switch 2, soit le premier opus de la trilogie. Acclamé par les critiques, notamment pour son portage qui tient très bien la route, les joueurs étaient en droit de se questionner quant à la qualité de Final Fantasy VII Rebirth, soit le deuxième opus. En effet, ce dernier est d'autant plus fourni, avec un monde semi-ouvert et sa pluralité de paysages, demandant ainsi bien plus de ressources que la première aventure étant restreinte à Midgar et ses bidonvilles. Environ 6 mois plus tard seulement, Rebirth s'offre désormais à nous dans son portage Nintendo Switch 2

Midgar, ce n’est qu’un au revoir

Final Fantasy VII Rebirth est donc la suite officielle de Final Fantasy VII Remake Intergrade. Fini Midgar, on quitte la ville mère de la Shinra, toujours accompagné de Cloud Strife, Tifa Lockhart, Aerith Gainsborough, Barret Wallace et Red XIII. Cette fois, nos protagonistes partent sur les traces de Sephiroth, ancien SOLDAT, qui cherche à régner sur la planète et à poursuivre ses fins. Dans Rebirth, on commence notre aventure dans le village de Kalm, situé dans la Région de la Prairie. De là, Cloud et Tifa racontent aux autres leur version des faits sur ce qu'il s'est passé à Nibelheim quelques années auparavant. Là-bas, Sephiroth apprend qu'il n'est non pas humain mais produit de laboratoire. Pris d'une folle remise en question, il réduit en cendres le village et disparaît. Cependant, le séjour à Kalm sera bref pour les amis de Cloud, la Shinra étant toujours à leur recherche.

L’exploration, le changement majeur de cet opus

C'est donc après la fugue qu'on fait face au plus grand changement entre le premier et le deuxième opus : cette fois, on traverse un monde semi-ouvert, séparé en différentes régions. L'exploration est alors de taille et représente même la plus grande part du temps que l'on consacre dans Rebirth.

Des quêtes annexes toujours présentes sans le côté éphémère

Déjà, on retrouve les quêtes annexes, présentes également dans Remake Intergrade. L'avantage cette fois, c'est qu'elles peuvent être réalisées à tout moment, sans crainte de ne plus jamais pouvoir en conclure une après le passage d'un chapitre à l'autre. Certaines quêtes amèneront même à des situations faisant référence à d'anciens personnages qu'on a pu croiser à Midgar. D'autres quêtes seront quant à elles malheureusement fastidieuses, nécessitant d'aller d'un point A à un point B sans réelle stimulation. Suivre un chien pendant 5 minutes, par exemple…

Des analyses, en veux-tu en voilà, kupo !

L'exploration et les quêtes ne s'arrêtent pas aux demandes des PNJ : Chadley, l'androïde créé par la Shinra déjà présent à Midgar, se montre d'autant plus présent afin de nous occuper à travers les régions avec des rapports d'enquêtes. Il nous demandera tout d'abord d'activer des tours de transmission, qui une fois activées, indiquent tous les points d'intérêt de la zone sur la carte. On peut noter plusieurs missions, comme des rapports de combat où il faudra affronter des ennemis atypiques avec certains critères et dans un temps imparti. On retrouve aussi les puits de vie, remplis de ressources qui permettent quant à eux de récolter des informations sur la région.

On retrouve également les autels d'Esper, dans lesquels on amasse des données sur les créatures légendaires de chaque région, dans le but de les affronter virtuellement grâce à Chadley et récupérer leur matéria. Toujours avec Chadley, il faudra récupérer les protoreliques de chaque région, qui ouvrent la porte à une nouvelle histoire secondaire. Les missions seront ici diverses, avec des scénarios variés et même le retour de mini-jeux. A part ça, on retrouve aussi des caches de trésors, des missions avec les Mog (qui permettent également d'acheter des objets exclusifs), des objets de collection et d'autres.

De prime abord, c'est une très bonne chose que Square Enix ait implémenté autant de contenu annexe dans le jeu, pour pouvoir prolonger son expérience. Cependant, ces missions secondaires sont tellement présentes et nombreuses qu'elles peuvent sembler vertigineuses. A force de tout vouloir faire, on finit par se perdre et se lasser sans conclure l'histoire principale. Chadley, le fameux robot qui nous accompagne dans les analyses est trop souvent intrusif, en gâchant parfois le plaisir qu’on peut retrouver dans les quêtes avec des interruptions pour nous donner une tonne d’informations qui n’ont aucune importance, en plus d’être répétitives. Que dire de sa collègue, MAI, qui détaille longuement les particularités des monstres rencontrés lors des phases de combat. Ces interventions contribuent à la fastidiosité fréquente de l’exploration.

De plus, ces recherches se montrent parfois peu intuitives, avec des chemins rudes et des obstacles redondants. Si il est possible de traverser la région à dos de Chocobo, l'escapade est parfois hachée par des environnements mal optimisés. Les montagnes sont un temps infranchissables, alors que d'autres, sont, comme par magie, dotées de prises d'escalades. 

Les combats, similaires mais améliorés

Du côté des combats, on retrouve approximativement le même format que sur Remake Intergrade, c'est-à-dire une sorte de tour-par-tour dynamique où il faut naviguer entre les personnages pour attaquer les adversaires. Si les personnages sont toujours dotés de leurs compétences spéciales habituelles à utiliser grâce au remplissage des barres AtB, ils pourront cette fois utiliser des compétences synchronisées : après un certain nombre de compétences déclenchées par les deux personnages, ils pourront utiliser une attaque spéciale en duo. On retrouve également la Transcendance, c'est-à-dire la capacité ultime d'un personnage, mais aussi les points de magie, qui permettent de provoquer des sorts en fonction des matéria assignées à l'arme du combattant. On retrouve, comme d'habitude, le feu, la glace ou encore le soin, les sorts d'altération et tant d'autres. De quoi également exploiter les faiblesses élémentaires des ennemis. 

On garde également la structure des 3 personnages au combat à la fois. Mais cette fois, au cours de l'aventure, il y aura souvent plus de 3 protagonistes dans l'escouade. Il est donc possible de choisir ses combattants. Ceux laissés sur le carreau seront en arrière-ligne lors des combats, infligeant quelques dégâts aux ennemis. Une mécanique intéressante qui permet de réaliser différentes compositions d'équipes en fonction de l'adversaire en face, même si on peut rapidement être tenté de toujours choisir les mêmes, certains étant bien plus faciles à manier et efficaces sur le terrain par rapport à d'autres. Heureusement, tous les personnages ont leurs propres points forts et faibles.

Si certains se montrent plus rapides au combat, d'autres seront plus endurants au niveau de leur santé. Si certains sont adeptes du combat rapproché, d'autres seront essentiels face aux ennemis volatiles avec leurs attaques à distance. Par ailleurs, Cloud est désormais doté d'une attaque à distance, puisque son épée peut envoyer des lames d'air. Les Espers signent également leur retour : il faudra assigner la matéria d'une de ces chimères à l'arsenal d'un des personnages. Une fois au combat, il sera possible d'invoquer un Esper à nos côtés pendant un certain temps, de quoi frapper fort en cas de besoin. Ces créatures ont toutes leurs propres particularités, que ce soit par la maîtrise d'un type (Shiva avec la glace, par exemple) ou par la capacité à soigner. 

Il sera tout de même important d'être préparé pour affronter les ennemis les plus coriaces, en gagnant en expérience à travers les différentes quêtes et monstres qui errent à l'extérieur. On retrouve de nouveau certaines armes à développer, qui en plus d'avoir chacune leurs propres statistiques, apportent également de nouvelles compétences d'attaques aux personnages. L'arbre de compétences fait également son retour, sous une forme différente. Il est encore possible d’équiper les personnages de différents objets, avec des bonus en tout genre.

Il y a donc de quoi faire pour diversifier les combats, d'autant que le bestiaire se montre d'autant plus varié que sur le premier opus, avec des ennemis ayant eux aussi leurs propres caractéristiques et leurs propres faiblesses. D'où l'importance d'utiliser la matériaAnalyse” dès que possible en combat pour mieux comprendre le comportement des adversaires. Cela permettra aussi de connaître les techniques qui augmentent la jauge de choc des ennemis. Une fois remplie à 100%, cette dernière paralyse l’ennemi et le rend beaucoup plus vulnérable. Face à un boss, c'est parfois une étape inévitable pour lui infliger la majorité des dégâts. L'état de faiblesse permet également de rendre un ennemi plus vulnérable pendant un laps de temps, avec tout de même moins d'effet et de puissance que l’état de choc. 

Un scénario qui nous laisse sans voix

Comme dit précédemment, dans Final Fantasy VII Rebirth, on vit donc la suite directe de Remake Intergrade, juste après la fuite de Midgar. Nos héros partent sur les traces de Sephiroth, qui semble être suivi par d’étranges hommes nommés “manteaux noirs”. L'antagoniste à une aile apparaît encore et toujours devant Cloud, ce dernier subissant les effets de la dégénérescence des SOLDATs. L'histoire est également dotée d'une intrigue entrecoupés par les destins liés des mondes, avec des phases de jeu où le protagoniste s'avère être Zack Fair, qui n'est autre que le personnage principal de Crisis Core: Final Fantasy VII. La Shinra continue toujours de nous mettre des bâtons dans les roues, mais sa destitution n’est plus notre mission principale, tout comme Cloud, Avalanche et les autres ne sont plus la leur.

Si l'histoire de Final Fantasy VII Remake Intergrade était déjà prenante, que dire de celle de sa suite, Final Fantasy VII Rebirth ? Le scénario nous fait passer par toutes les émotions au fil de notre périple, entre les séquences absurdes de Barret, les frissons des cinématiques et un final absolument éblouissant. Tout comme le premier opus, il faut en revanche aimer le fait d'assister fréquemment à des cinématiques qui viennent hacher les séquences de gameplay. Les différentes relations entre les personnages se renforcent davantage au fil de l'aventure, avec des scènes touchantes qui restent dans l'esprit de ce projet remake : un surdéveloppement de l'histoire originale, tout en restant fidèle au scénario que l'on connaît déjà. J’ai personnellement été très touché par l’aventure du début à la fin, me surprenant à plusieurs reprises à avoir les larmes aux yeux et la gorge nouée. J’irai même plus loin : rarement un jeu m’aura laissé dans cet état.

Si la fin de Final Fantasy VII Remake Intergrade nous laissait la tête remplie de questions, il en est de même pour Final Fantasy VII Rebirth. Espérons que le dernier opus de la trilogie, qui reste encore non dévoilé à la sortie de ce test, saura répondre à toutes ces intrigues. 

(Encore) du miel pour les oreilles

Si le scénario nous fait passer par toutes nos émotions, avec des cinématiques à couper le souffle, c’est aussi grâce à la bande-son magique de Final Fantasy VII Rebirth. Un travail remarquable qui avait notamment permis aux compositeurs du jeu de recevoir le prix de la meilleure bande-son aux Game Awards de 2024. Parmi ce vivier riche, on peut notamment noter la musique du Midgarsormr, composée par Nobuo Uematsu et Yoshitaka Suzuki, ou encore les musiques de la phase finale, qui viennent magnifier la puissance du dernier combat.

Après l’effort, le réconfort

Au-delà de la large exploration que nous proposent les régions du monde, on retrouve une pluralité de mini-jeux, qu'ils soient récurrents ou non. Certains lieux du monde sont même complètement axés sur l’amusement tout en faisant partie intégrante de l’histoire principale.

Il serait étrange de ne pas commencer par le Queen's Blood, mini-jeu présent partout où Cloud va. C'est un jeu de cartes sur un plateau en 1 contre 1. Chaque joueur possède son propre deck, qu'il devra disposer sur le terrain de manière à gagner du territoire et à engranger des points. Chaque carte possède ses propres effets et sa propre manière de s'installer sur le plateau. Un jeu qui ne plaira pas à tout le monde, mais qui se montre particulièrement stratégique. Une intrigue a également été développée autour de la malédiction du Queen's Blood. Par le biais de ce portage, l’expérience est d’autant plus agréable, avec la possibilité de jouer aux cartes en mode portable.

Mais ce n'est pas tout, puisque cet opus marque également le grand retour du Gold Saucer ! On y retrouve une tonne d'activités, notamment des poursuites en moto, des courses de chocobo ou encore des combats de boxe. Gold Saucer n'est pas le seul lieu à proposer des activités en tout genre, puisque Costa Del Sol remplit également ce critère.

Si l'exploration peut parfois se montrer chronophage et fastidieuse, on ne peut pas en dire autant pour ces mini-jeux, complètement facultatifs et pour la plupart amusants. Cela permet aussi de rallonger son expérience sur le jeu et de (re)découvrir des activités déjà présentes à l'époque. Il faudra donc certainement plus d'une centaine d'heures au compteur afin de compléter le jeu dans son entièreté, un défi évidemment non-obligatoire pour profiter de l'essentiel de Final Fantasy VII Rebirth

Que vaut ce portage ?

Étant initialement sorti sur PlayStation 5 le 29 février 2024, on pouvait déjà se faire une idée de tout ce contenu, qui reste identique sur ce portage Nintendo Switch 2. En revanche, la question la plus attendue ici, c'est bien la qualité des graphismes et des performances. Le défi était d'autant plus grand que sur Remake Intergrade, avec un monde semi-ouvert en 6 régions et des environnements encore plus variés. Verdict : Square Enix confirme encore leur envie de développer leur trilogie sur la nouvelle console de Nintendo. Le jeu tient la route, bien que certaines concessions aient été faites en comparaison des versions PlayStation 5 et PC, principalement sur la qualité graphique du monde semi-ouvert qui pèche parfois.

Le jeu reste cependant très fluide, même si on remarque de légères pertes d’images par secodne à noter lors des phases de combats, de même pour les cinématiques. On note aussi le même problème sur la texture des cheveux que sur le 1er opus, restant le défaut le plus flagrant graphiquement parlant. Ce qu'il faut surtout garder en tête, c'est le plaisir incontestable de pouvoir jouer à Final Fantasy VII Rebirth en mode portable, n'importe où. Les concessions graphiques ne dénotent pas les balades agréables dans les environnements variés, de la plage paradisiaque de Costa Del Sol à l’architecture de Junon en passant par l’attractivité du Gold Saucer.  

Conclusion - Une suite émouvante et réussie

88%

Si Final Fantasy VII Remake Intergrade était réussi tout en présentant quelques défauts, Final Fantasy VII Rebirth tente de corriger tous ces problèmes, notamment au niveau du manque de contenu annexe. Cette suite est davantage ambitieuse, surtout par son monde semi-ouvert, qui reste dans l’ensemble une bonne découverte malgré les problèmes de déplacements qu’on peut lui accorder. A vrai dire, cela fait déjà 2 ans qu’on peut se laisser tenter par cet opus sur d’autres plateformes.

Quant à ce portage, il confirme de nouveau ce qu’on pouvait penser : Square Enix maîtrise ses sorties sur la Nintendo Switch 2, en présentant un jeu stable et agréable malgré les concessions faites. L’expérience portable est un bonbon et fait partie d’un des grands atouts de l’option Nintendo Switch 2. Il nous tarde désormais de voir ce que la firme japonaise compte préparer pour le troisième et dernier opus du remake de Final Fantasy VII.

Les +
  • Un contenu annexe plus que complet…
  • Le monde semi-ouvert, génial pour l’exploration…
  • Un scénario chamboulant, dans la lignée du premier opus
  • Des scènes qui magnifient l’intrigue originale
  • Les relations développées entre les personnages
  • La bande-son, une vraie valeur ajoutée
  • Le système de combat est toujours très intuitif et amusant
Les -
  • … mais parfois vertigineux et fastidieux
  • … avec des déplacements parfois compliqués
Publié dans Tests, Tests de jeux
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1 Commentaire
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Lustucru

Test en version 1.0.1 ou 1.0.2 ? Truc intéressant et bon à préciser sauf mise à jour demain matin le jeu est plus léger que prévu 91 Go et pas 102 comme marqué, sur le preload en tout cas.