La semaine dernière, nous avons pu nous rendre à la Japan Expo, où Nintendo avait une place prépondérante dans le hall 6, au milieu d’une myriade de stands pour des gacha games mobile dont je n’avais jamais entendu parler mais à la fanbase semblant conséquente. L’occasion de tester quatre jeux pas encore sortis et de pouvoir livrer nos impressions sur ceux-ci à celles et ceux qui n’ont pas pu se rendre à l'événement. Notons que ces versions ne sont que des versions preview et ne reflèteront donc pas forcément à 100 % l’expérience que vous aurez manette en main lors de leurs sorties respectives.
Splatoon Raiders
À paraître le 23 juillet sur Nintendo Switch 2.
Je ferai court sur ce premier titre étant donné que l’ami Lato vous a déjà livré une impression détaillée sur une bien plus longue session de jeu. Je suis globalement d’accord avec lui, bien que légèrement plus négative : Splatoon Raiders semble n’être rien d’autre qu’une retranscription de Salmon Run en solo et, si ce mode est l’un de mes préférés en multi, je ne suis pas convaincue que l’intérêt parviendra suffisamment à se renouveler sur le long terme.

Je me suis amusée durant la quinzaine de minutes que j’ai passées dessus à la Japan Expo, mais je suis encore un peu dubitative sur la capacité du jeu à me proposer des situations variées et toujours plus folles comme cela avait été le cas dans l’Octo-Expansion de Splatoon 2, dont le mélange d’action, de puzzle et de plates-formes permettait aux levels designers de s’en donner à cœur joie. J’avoue être aussi un peu déçue par la palette de couleurs plus terne que d’habitude et l’abandon des environnements urbains qui font partie pour moi de l’identité de la série.
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Nintendo Switch Sports Resort
À paraître le 22 octobre sur Nintendo Switch 2.
Sans doute l’un des plus gros succès à venir pour Nintendo cette année, ce nouveau titre a pour objectif de faire oublier l’aspect assez corporate et le manque de contenu (à la sortie, en tout cas) de Nintendo Switch Sports grâce à ses douze sports différents et son ambiance insulaire qui fait un peu plus rêver que le Spocco Square. J’ai pu tester deux des sports contenus dans le jeu : en premier lieu le jet-ski, dont la prise en main s’avère aussi étonnante qu’immersive.
Vous devez en effet tenir les manettes comme vous tiendrez un guidon de jet-ski, l’accélération se faisant en pressant simultanément les boutons ZR et ZL et les virages se prenant en penchant votre guidon virtuel vers la droite ou la gauche. Vous disposez aussi d’un boost que vous pouvez activer par une rotation de votre main gauche. Gagner vos courses demandera donc d’optimiser votre trajectoire et de gérer le boost le mieux possible. Je me suis beaucoup amusée sur les quelques courses que j’ai pu faire, et la prise en main permet de vraiment se prendre au jeu, jusqu’à provoquer une légère fatigue au bout d’un moment comme on peut s’y attendre d’un « Wii Sports« .

Le deuxième sport auquel j’ai pu m’essayer est le combat de pouces, qui a été présenté en détail dans le dernier Nintendo Direct : tenant votre manette verticalement, vous devez appuyer sur ZR ou ZL (en fonction de votre main dominante) pour baisser votre pouce. L’idée est bien évidemment de tenter d’attirer votre adversaire pour le prendre au piège en écrasant son pouce alors qu’il pensait écraser le vôtre. Si vous subissez un écrasement, vous pouvez secouer votre manette de manière à sortir de l’entrave, mais attention car cela devient de plus en plus difficile au fil du temps.
Comme pour le jet-ski, la prise en main est immédiate et le résultat est très amusant. J’ai aussi beaucoup apprécié les feedbacks haptiques qui rajoutent une couche d’immersion à l’ensemble. Globalement, je dois avouer être très optimiste sur ce Nintendo Switch Sports Resorts, même si je regrette que le jeu ne fasse pour l’instant visuellement pas très honneur à la nouvelle machine du constructeur, avec un aspect visuel s’approchant grandement de son prédécesseur et un aliasing prononcé.
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Village in the Shade
À paraître cet automne sur Nintendo Switch et Nintendo Switch 2.
Quel plaisir de découvrir un titre dont je n’avais jamais entendu parler et qui s’avère être prometteur : c’est ce qui m’est arrivé sur le stand NIS America avec la découverte de Village in the Shade, une farming sim se déroulant dans un village japonais et qui proposera un cycle jour/nuit, avec un gameplay différent entre les deux phases : la personne m’ayant présenté le jeu à la Japan Expo m’a dit que le gameplay des phases nuit n’a pas encore été révélé par l'éditeur, mais, au vu de sa présentation, il me semble possible que celles-ci soient plus orientées sur l’action. J’ai été complètement séduite d’emblée par la direction artistique douce et pastel du titre qui fait qu’on se sent bien dans ce village rempli d’habitants dont la personnalité semble bien retranscrite dans le character design.
J’ai tenté de crapahuter dans ce monde qui semble plus vaste qu’il n’en a l’air et j’ai pu utiliser le chien de mon personnage (que l’on peut appeler via un mini-jeu, une idée très mignonne) pour retrouver mon domicile quand je me suis perdue. J’ai pu notamment découvrir que le titre contenait un aspect collection à la Stardew Valley avec un journal à remplir dans le village avec des espèces plus ou moins rares. Sur le farming en soi, cela semble abouti malgré quelques imprécisions dues à la direction artistique stylisée et à la 3D isométrique : rien qui ne me semble problématique en soi, mais à vérifier dans un éventuel test du jeu. Globalement, j’ai vraiment été conquise par ce titre, que j’ai trouvé d’autant plus très joli sur Switch 2 et dont j’ai apprécié la traduction en français.

Orbitals
À paraître le 3 septembre sur Nintendo Switch 2.
Ce tour d’horizon des prévisions de la Japan Expo s’achève par ce qui est toujours l’une des exclus Switch 2 les plus alléchantes : Orbitals. Ce qui frappe d’emblée dans ce titre japonais, c’est sa direction artistique époustouflante de beauté, donnant l’impression de se plonger dans un dessin animé des années 80 grâce à sa palette de couleurs, le design de ses personnages, le grain de son image et ses animations. Impossible de ne pas ressentir un retour dans le passé en regardant sa longue cinématique d’ouverture qui réussit à nous faire immédiatement plonger dans son univers. Titre uniquement en co-op oblige, vous et votre partenaire de jeu devez commencer par choisir lequel des deux personnages vous désirez incarner avant de vous lancer dans l’aventure.
Cette preview de la Japan Expo m’a étonnée sur un point précis : alors que je pensais que le titre serait beaucoup plus orienté action et plates-formes, le début du jeu est avant tout axé sur des puzzles, pas forcément une mauvaise chose pour se démarquer des excellents It Takes Two et Split Fiction, qui peinaient parfois sur cet aspect.
Au contraire, sur cette grosse vingtaine de minutes de jeu, j’ai trouvé Orbitals plutôt au-dessus de la mêlée sur ce point, avec des puzzles qui demandent un peu de se creuser le ciboulot pour comprendre leurs mécaniques et un design clair malgré la direction artistique marquée. Pas besoin d’avoir un bac+5, mais un sentiment de satisfaction se fait néanmoins ressentir quand on trouve la solution, toujours un bon signe. J’espère que le titre saura varier les situations, mais cela semble être le cas au vu des bandes-annonces. Dur de ne pas ressortir de cette preview en se disant que le premier jeu du studio tokyoïte Shapefarm pourrait bien être l’une des meilleures surprises de l’année.
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