Les héros les plus humbles vivent parfois les plus grandes aventures. Qu’en serait-il d’un minuscule et adorable petit gecko ? C’est peut-être cette question que s’est posée Louis Waloschek, le créateur de Gecko Gods. Et la réponse vous plaira sans doute : même un humble petit reptile peut réaliser de grandes choses, notamment éveiller les anciens dieux d’un monde oublié. On vous en dit plus dans les lignes qui suivent.
La tête à l’envers
Le propos de Gecko Gods est tout à fait limpide : vous incarnez un valeureux petit gecko qui part pour un grand voyage à travers un antique archipel avec pour mission de réveiller les anciens dieux de son espèce. Au programme : de l’exploration, beaucoup d’énigmes et de la grimpette dans tous les sens !
Car oui, la particularité de Gecko Gods est d’exploiter la capacité des geckos à escalader toutes sortes de surfaces grâce à leurs petites pattes pourvues de coussinets adhérents : sans entrer dans un jargon scientifique, votre gecko peut escalader les murs mais aussi marcher sur les plafonds sans aucun souci. Loin d’être un simple gimmick, cette habileté acrobatique est la clé de voûte du gameplay du jeu. Murs et plafonds sont abondamment pourvus de mécanismes et d’interrupteurs qui vous aideront à progresser dans les nombreux petits donjons que vous devrez explorer.
Entre terre et mer
À la manière de The Legend of Zelda: The Wind Waker, Gecko Gods répartit ses différentes tâches dans plusieurs îles auxquelles vous accéderez grâce à un bateau. Chaque île possède son lot d’énigmes, certaines connectées entre elles, ce qui demande de considérer la carte du jeu comme un tout et non pas comme une série de points indépendants les uns des autres. On retrouve cette philosophie dans le level-design du jeu qui devient rapidement labyrinthique pour mieux vous perdre. Il ne s’agira pas seulement de suivre une série d’interrupteurs placés en ligne, mais d’observer soigneusement les alentours pour comprendre où trouver l’origine de tel mécanisme ou le moyen d’ouvrir telle porte.
Le seul mais ennuyeux défaut réside dans la caméra qui a parfois tendance à mal se placer ou à partir dans tous les sens qu’on se retrouve dans des endroits exigus et la tête en bas. Pas de quoi vous bloquer complètement dans votre progression mais le problème est revenu suffisamment régulièrement pour devenir un poil frustrant à force.
Squamate qui mate
En soi, Gecko Gods n’est pas mémorable mais il permet de passer quelques heures très sympathiques : les énigmes se renouvellent régulièrement, l’exploration est très plaisante et les biomes savent se diversifier, tout en gardant une direction artistique d’ensemble tout à fait plaisante. On a là un jeu qui sent bon l’été avec des couleurs lumineuses qui donnent du baume au coeur. La musique, discrète mais réussie, rythme joliment l’ensemble et accompagne très bien cette quête calme et reposante.
Par cela, comprenez qu’il n’y a pas d’affrontements, hormis quelques petites escarmouches qui ne poseront de difficulté à personne. À vous de voir quel degré d’action vous souhaitez connaître mais si vous cherchez une aventure plus contemplative que les autres, Gecko Gods est parfaitement approprié. En plus, les fashion queens parmi vous pourront se plaire à débloquer des skins pour le gecko : rose fuchsia, bleu turquoise à tâches, doré et chatoyant, il y en a pour tous les goûts.
Conclusion - Un squamate sachant squamer
Pour une première production, Gecko Gods est un véritable plaisir. Il n’échappe pas à quelques difficultés liées à sa caméra mais son level-design, son exploration et ses énigmes nous font passer un très bon moment. Gecko Gods est une agréable bouffée d’oxygène avec de jolies couleurs et un gameplay plaisant, une combinaison qu’on ne peut que saluer.
- Un gameplay plaisant et amusant
- Une belle direction artistique
- Des énigmes nombreuses et retorses
- Une caméra très capricieuse par moment
