Le Joy-Con drift aura fini par coûter très cher à Nintendo. La DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) a annoncé ce lundi 8 juin imposer une amende de 35 millions d’euros à l’encontre de Nintendo of Europe, la branche européenne du constructeur japonais. L’entreprise a accepté cette transaction pénale.
Une pratique commerciale jugée trompeuse
Le problème est bien connu des possesseurs de Nintendo Switch : le Joy-Con drift, ce défaut qui fait bouger le personnage à l’écran sans que le joueur ne touche au stick, rendant parfois la manette inutilisable. Un souci qui touche les Joy-Con de la première Switch depuis son lancement en 2017.
Ce que la DGCCRF reproche à Nintendo, ce n’est pas tant le défaut en lui-même que le manque de transparence. Selon l’enquête, Nintendo avait connaissance du problème dès 2018 mais n’a commencé à communiquer à ce sujet qu’en 2020, après une plainte de l’UFC-Que Choisir pour obsolescence programmée. Il a fallu attendre 2023 et une action coordonnée au niveau européen pour que la réparation gratuite des manettes soit officiellement proposée, même hors garantie.
Résultat : pendant des années, le silence de Nintendo a poussé des consommateurs à ne pas contacter le SAV et à racheter de nouvelles manettes à leurs frais. C’est précisément ce que la DGCCRF qualifie de « pratique commerciale trompeuse ».
Une amende record en France
Avec 35 millions d’euros, il s’agit de la deuxième plus grosse amende de ce type prononcée en France, juste derrière celle de Shein (40 millions d’euros en 2025). En plus de l’amende, Nintendo devra publier un communiqué sur la page d’accueil de son site français. Reste à voir si cette sanction aura un impact sur la politique de communication de Nintendo à l’avenir, notamment concernant les Joy-Con 2 de la Switch 2.
