Indiana Jones est un étalon du cinéma d'aventure. Créé par George Lucas et mis en scène brillamment par Steven Spielberg dans les années 80, l'archéologue américain qui met régulièrement des mandales à des nazis est devenu une figure mythique, dont beaucoup se sont inspirés, jeux vidéo compris. Car oui, vous vous doutez bien que sans Indiana Jones, pas de Lara Croft ni de Nathan Drake.
Si le Dr Henry Walton Jones Jr a connu quelques succès sur consoles et PC, la dernière itération remonte à 2009 avec le Sceptre des Rois et n'a pas été un succès critique ou commercial. Mais quand Xbox annonce l'arrivée d'un nouveau jeu estampillé Indiana Jones, développé par MachineGames (les artisans derrière les derniers Wolfenstein), on avait de quoi être partagé entre excitation et inquiétude. Pourquoi ? Car les Suédois sont des experts pour les jeux où l'on fracasse des nazis – mais sont surtout spécialisé dans le shooter FPS bien nerveux.
Grand bien nous fasse, la sortie du jeu en 2024 a rassuré tout le monde avec l'un des meilleurs jeux produits par la firme américaine qui peinait à trouver un succès critique majeur dans le catalogue de sa dernière Xbox. Forcément, les joueurs Nintendo ont de quoi être excités à l'approche d'une version dédiée à la Switch 2 d'Indiana Jones et le Cercle Ancien. On a pu y jouer quelques heures, et on vous en parle.
Le fouet entre deux chaises
Indiana Jones et le Cercle Ancien nous plonge dans le bain en nous faisant revivre la séquence d'introduction du premier film. Indiana se retrouve dans une jungle, à la recherche d'une idole dorée et termine la séquence par la cultissime course-poursuite avec une grosse boule. Une séquence qui permet déjà d'établir un constat : on va naviguer visuellement entre deux eaux. Car oui, cette introduction dans une jungle luxuriante ne va pas rendre hommage aux capacités techniques de la Switch 2. Le popping est partout, les textures grossières, les feuillages sont brouillons, les nombreuses ombres projetées ne sont pas de grande qualité.
Un premier contact qui a des allures de repoussoir. Puis on progresse dans cette jungle pour arriver sur des environnements plus fermés, et on respire. C'est beau, les textures sont détaillées et les jeux de lumières sont charmants. Tout comme les personnages, dont les visages et leurs attraits sont mis en valeur, sans des cheveux qui nous sortent un peu de l'immersion comme ça peut parfois être le cas sur des jeux présents sur Switch 2, comme Resident Evil Requiem et Pragmata.



Certains détails font plaisir, comme des textes sur des affiches aux murs qui ne souffrent pas de textures dégradées rendant les écritures illisibles, et des reflets sur les murs marbrés du Vatican qui se défendent très très bien. En extérieur encore, tout reste plus compliqué. Dans notre preview, on a pu découvrir le Vatican, un lieu attrayant à traverser mais qui n'est pas sans concession. Les arbres sont en deçà, et les PNJ au loin voient leur framerate lourdement baisser, ce qui donne un côté mi-triste mi-comique quand on regarde les passants d'un point de vue en hauteur.
Le jeu tourne en 30 images par seconde. Ce qui pourrait être dommageable s'il était un jeu d'action nerveux, mais qui ne pose pas de problème ici, le rythme oscillant entre infiltration, énigme, et phases d'actions. Ce qui pose souci par contre, ce sont les micro freezes à chaque sauvegarde automatique, car le jeu sauvegarde très régulièrement. J'ai aussi été confronté à un crash sur les 2h30 de jeu que j'y ai consacré.



Indiana collectionne les bonnes idées
Mais outre l'aspect technique en demi-teinte, Indiana Jones est un jeu diablement efficace, mêlant infiltration, action, énigme et exploration, il nous emmène à travers de grandes zones ouvertes, dont la première est leVatican. Une zone labyrinthique dans laquelle vous aurez bon nombre de choses à faire. La trame principale vous emmènera découvrir les secrets du Saint-Siège, tandis que les objectifs secondaires vous feront explorer tous les lieux de fond en comble, révélant de nombreuses surprises et quêtes très sympathiques à suivre. Le tout dans une ambiance au son de la montée du fascisme et d'un Mussolini qui tente de mettre la mainmise sur le lieu.
Et pour s'y balader tranquillement, Indiana se déguise en prêtre. Un déguisement qui lui permet de passer inaperçu face aux fascistes, mais qui ne bernera pas tout le monde, nous poussant à la prudence pour ne pas être démasqués. Et si c'est le cas, il faudra jouer de vos poings, ou de votre matraque, ou de la bouteille sur laquelle vous venez de tomber, ou sur la guitare qui traîne à côté d'une chaise, ou sur la tapette à mouche posée sur le bureau, ou le balai qui était juste adossé à la porte… Indiana Jones propose bon nombre d'objets à récupérer partout pour vous défaire des situations, rendant les combats étonnamment dynamique mais surtout proche de l'esprit des films, où la débrouillardise de l'archéologue est toujours mise en valeur.



Les énigmes proposées au début de l'aventure sont de leur côté assez simplistes, dans l'esprit d'un Uncharted, loin de vous faire fumer le cerveau comme celles de Blue Prince (dont on vous parlera dans les prochaines semaines, et oui on tease !), et c'est tant mieux, car elles permettent de conserver un rythme intéressant.
Notre premier avis sur Indiana Jones et le Cercle Ancien sur Nintendo Switch 2
Je ne vais pas vous la faire à l'envers : j'ai joué à Indiana Jones à sa sortie en 2024 et c'est un excellent jeu. L'enjeu de cette version Switch 2 est avant tout technique et c'est ce qui nous intéressait le plus en lançant le jeu sur la console de Nintendo. Pour l'instant, le constat est en demi-teinte. Quelques défauts visuels dans les extérieurs, des micro freeze intempestifs à chaque sauvegarde automatique… mais aussi des intérieurs charmants, et des très jolis jeux de lumières nous donnent envie d'aller encore plus loin pour savoir de quel côté penchera la balance à la fin. Rendez-vous dans quelques semaines pour la sortie d'Indiana Jones et le Cercle Ancien le 12 mai prochain.






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