MotoGP 26, tous les feux sont presque au vert – TEST

Par le 8 Mai 2026 à 17:00 - Temps de lecture : 4 minutes

En ce milieu d'année 2026, la Nintendo Switch 2 accumule les sorties diverses et variées, afin de se constituer un catalogue digne de sa prédécesseure. Aujourd'hui, c'est la licence MotoGP qui s'offre une version Switch 2 de sa mouture MotoGP 26. Au programme : grand prix, essais libres, roues arrière (n'essayez pas)est-ce que le jeu tient la route sur Switch 2 ?

MotoGP 26, du MotoGP mais pas que

Passés les temps de chargement un peu longuets, MotoGP 26 se dévoile par son menu, plutôt simple et efficace. Le jeu propose différents modes de jeu, notamment les modes grand prix, championnat, contre-la-montre, ainsi qu'un mode carrière. Bien qu'évidemment, tous ces modes vous permettront de conduire une moto directement sur circuit (ce qui constitue largement le cœur de gameplay), chacun propose des options de gestion plus ou moins poussées. Le mode grand prix permet notamment de vivre un week-end entier (des essais jusqu'au grand prix), ou bien de lancer une simple course rapidement, tandis que le mode championnat vous fera vivre la totalité des courses du calendrier.

Plus particulièrement, le mode carrière vous permet de gérer un peu plus en détail tous les « à côté » du monde du MotoGP, à savoir le développement de la moto, mais aussi les pilotes et votre écurie. MotoGP 26 est un mélange équilibré entre gestion et course pure, et n'est excessif ni dans un sens ni dans l'autre. En marge de ces modes solo, le jeu propose évidemment la possibilité de jouer en multijoueur en ligne, et surtout, et c'est à noter en 2026, un mode écran splitté pour jouer en local.

Enfin, MotoGP 26 inclut de nombreux modes secondaires, notamment dans l'onglet Race Off, où il est possible de jouer dans des conditions un peu plus loufoques. Vous pourrez par exemple piloter des mini motos, beaucoup plus maniables que les motos de MotoGP, ce qui peut constituer un moyen d'évacuer votre frustration si vous êtes, comme moi, assez peu doué au volant. Le mode motard vous proposera de manier des motocross, sur des circuits proposant beaucoup plus de virages, ce qui constitue encore une nouvelle façon d'aborder le pilotage.

MotoGP 26 inclut aussi un mode « flat track », durant lequel vous aurez l'occasion de piloter sur des circuits en terre, avec donc beaucoup moins de grip. Vous l'aurez compris : le jeu ne se cantonne pas aux circuits classiques du calendrier MotoGP, mais essaie de proposer un maximum de diversité dans la conduite des motos. Ce qui nous emmène au cœur du jeu qui est pour moi à la fois sa plus grande qualité mais aussi son point faible : le gameplay.

Un gameplay exigeant mais mal calibré

Étant donné que c'est la première fois que je mettais la main sur un jeu de simulation de pilotage de moto, je ne savais pas à quoi m'attendre mais j'ai quand même été surpris par la lourdeur des commandes, et notamment des directions. Qu'il s'agisse ou pas d'une réelle spécificité de pilotage ou d'un choix de gameplay, c'est assez déroutant pour des novices de jeux de simulation. Par conséquent, le jeu est très exigeant, et nécessite une connaissance poussée à la fois de chaque circuit, mais aussi de la physique des motos. Je me disais à ce moment-là que c'était plutôt un point positif, et je le pense toujours : l'exigence du pilotage constitue un challenge bien dosé, et le simple fait de maitriser la moto vous donnera du plaisir à jouer.

D'autant plus qu'à côté de ça, MotoGP 26 propose des outils pour faciliter l'accès aux néophytes. Par exemple, vous aurez le choix entre un gameplay dit « Arcade », moins intransigeant, et un gameplay « Pro », plus proche du pilotage réel. Plus que ça même, vous avez la possibilité de choisir dans les réglages une difficulté dite adaptative, qui ajuste le niveau de l'IA en fonction de vos performances (autant vous dire que dans mon cas, elle est très rapidement devenue très nulle). Tous les outils sont là pour ne pas frustrer le joueur donc, alors quel est le problème ?

Dès mes premières minutes de jeu, j'ai été très surpris non seulement par la lourdeur du gameplay comme expliqué plus haut, mais surtout par la latence des inputs. J'ai d'abord douté sur la volonté des développeurs d'introduire cette latence, pour générer justement de la lourdeur et demander une adaptation de la part du joueur, mais j'ai ensuite essayé MotoGP 25 sur PC. Et là, bien que la lourdeur demeurait, j'ai constaté une latence bien moindre et une vraie facilité à piloter par rapport à la version 2026 sur Switch 2.

Quelle que soit la configuration : en mode portable, en mode TV avec le controller pro ou avec les joycons détachés, la latence était toujours là. Je tiens quand même à préciser qu'après quelques heures de jeu, ça n'est pas rédhibitoire : on parvient à s'adapter à cette latence, et le jeu a de telles qualités que sur le long terme, il reste une vraie bonne expérience. C'est simplement regrettable de le ressentir malgré tout, d'autant plus que cette latence est couplée à une fluidité limitée (lockée à 30 fps, au prix d'un aspect visuel plutôt réussi cela dit). Comme très souvent sur les versions Switch 2, la portabilité a un prix, et sur un jeu comme MotoGP 26 avec un gameplay si exigeant, cela coûte cher.

Un premier jeu de simulation de pilotage pour la Switch 2

J'aimerais terminer ce test sur une note plus positive, et insister sur les qualités intrinsèques de MotoGP 26 qui, pour le moment, n'existent nulle part ailleurs sur Switch 2. Le jeu propose un contenu important, avec différentes façons de jouer et d'aborder la course, et une vision drastiquement différente de ce que les joueurs Nintendo ont l'habitude d'expérimenter. Proposer sur une même console Mario Kart World et MotoGP 26 est une vraie force, ce qui va éveiller à coup sûr des passions pour le sim racing et/ou pour le MotoGP.

Le gap technique entre la Switch 2 et sa petite sœur permet à MotoGP 26 de se démarquer de MotoGP 25 qui, soyons honnêtes, est pratiquement identique dans son contenu à cet opus 2026. Mais ce gap est tel que MotoGP 26 se démarque assez nettement de son prédécesseur, et exprime un peu plus son potentiel sur cette mouture Switch 2 (toujours moins que sur sa version PC cela dit, évidemment). Reste à savoir ce que MotoGP 27 proposera de différent, en attendant profitons simplement d'avoir un jeu de simulation de course réussi sur Switch 2.

Conclusion - Un virage bien négocié

75%

MotoGP 26 est un jeu réussi, et inclut tout ce qu'on peut attendre d'un jeu de simulation de course : du contenu, un gameplay exigeant, des modes multijoueur en ligne et hors ligne, et pas mal d'activités annexes. Seul ombre au tableau : une légère latence manette en main, qui amplifie la sensation de lourdeur durant la conduite. Rassurez-vous cependant, ça n'est pas rédhibitoire et vous vous y ferez, notamment grâce à la difficulté adaptative que propose le jeu. Au final, même si cette version de MotoGP 26 reste encore une fois une version moins flamboyante que ses équivalents sur PS5 ou PC par exemple, elle a le mérite de diversifier l'offre des jeux de course sur Nintendo Switch 2 avec une technique tout à fait honorable.

Les +
  • Un contenu conséquent
  • Un gameplay exigeant et domptable
  • Techniquement plutôt réussi
  • Un multijoueur en écran splité
Les -
  • Une latence qui accentue la lourdeur des motos
  • Pas facile d’accès pour les néophytes
  • Temps de chargements un peu longs
Publié dans Tests, Tests de jeux
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