On le sait, l'intelligence artificielle prend de plus en plus d'ampleur dans notre quotidien, tous domaines confondus : le jeu vidéo ne fait pas exception. Il y a quelques semaines, Level-5 faisait justement polémique après son utilisation généreuse de ce nouvel outil. Cette fois, selon gamebiz.jp, Capcom l'évoque aussi avec transparence le vendredi 2 octobre à travers sa Capcom Open Conference RE: 2026 pour son projet REX, qui cherche à pallier aux nouveaux enjeux de l'industrie vidéoludique.
REX, une évolution de RE Engine
Depuis 2014, Capcom utilise son propre moteur, RE Engine (Reach for the Moon Engine) et a été utilisé pour la première fois dans le cadre du développement de Resident Evil 7, sorti en 2017. Dans le cadre de ladite conférence du 2 octobre, le programmeur Satoshi Ishida a détaillé les améliorations à venir du moteur à l'initiative du projet REX. Ce dernier donne d'ailleurs les 3 défis majeurs actuels dans le développement de jeux : La grandeur importante des projets, le nombre de personnes travaillant sur ces mêmes projets et l'évolution rapide de la technologie qu'est l'intelligence artificielle.
L’IA comme outil nécessaire face à ces défis
Dans tout ce qu'apporte REX, l'IA prend donc une place importante dans la vision du processus, puisqu'elle pourrait être capable de répondre à ces 3 enjeux (étant directement concernée par la troisième). Selon eux, « l'intégration réussie de la technologie de l'IA dans les procédures de développement est devenue une condition préalable à la rationalisation du développement futur ». Le projet REX s'est alors « élevé pour surmonter ces murs ».
Une facilitation du langage de programmation
Mais alors, comment Capcom compte exactement se servir des nouvelles technologies ? A travers les propos de Ichida, Gamebiz affirme que REX unifie l'ensemble du système du moteur RE sous le « langage de programmation le plus répandu au monde », pour permettre aux humains mais aussi à l'IA de comprendre plus facilement le programme et d'en créer de manière automatique, en plus de corriger d’éventuels bugs.
L’IA comme outil, mais pas comme artiste
Le but est donc ici d'améliorer la productivité de l'entreprise grâce aux nouveaux outils. Il n'est donc pas question d'intégrer entièrement l'intelligence artificielle générative dans le processus de création et de lui laisser le champ libre à la génération de designs pour les jeux. Plus tôt dans l'année, en mai, Capcom déclarait déjà que « l'IA n'est pas faite pour créer de l'art, mais est plutôt un outil capable de débloquer le potentiel des créateurs ». Il déclarait déjà en revanche que « l'objectif est de remplacer les tâches routinières qui surviennent en conjonction avec le travail créatif avec l'IA » et qu’ils cherchaient toujours des moyens de « la mettre en œuvre dans divers domaines, notamment les graphismes, le son et la programmation ». Une chose qu'ils ont visiblement décidé d'appliquer avec le projet REX.
