TEST – Urban Trial Playground

S’il existe un style de jeu de course fun, c’est bien le ” trial “, nom souvent donné aux jeux de moto vu de côté, à défilement horizontal. Généralement pensés hardcores, certains ajoutent une grosse touche de fun à l’image de Trials Fusion d’Ubisoft. Aujourd’hui, l’éditeur TATE Multimedia et le développeur Teyon nous proposent leur vision du trial avec Urban Trial Playground, exclusif à la Nintendo Switch. Hardcore, fun, les deux ou aucun ? Nous allons découvrir cela dans ce test.

Un mode solo un peu pauvre

TATE Multimedia n’en est pas à son coup d’essai sur console NintendoUrban Trial ayant déjà vu le jour sur Nintendo 3DS sous le nom Urban Trial Freestyle. Réputée bonne mais sans plus, la licence n’a jamais réussi à devenir un classique du genre. Sur Nintendo Switch, le contat est plus ou moins le même. Mais commençons par détailler un peu le jeu. Avant tout, Urban Trial Playground propose deux modes de jeu : solo et multijoueur local. Le premier de ces deux modes propose une progression assez classique dans ce style de jeu : lorsque vous terminez un niveau, vous gagnez un certain nombre d’étoiles selon si les objectifs sont complétés, et selon votre nombre de points de ” figures ” si la course proposait un compteur de points.

Une fois le niveau terminé, vous pouvez donc passer au suivant si vous avez le nombre d’étoiles requis, sinon vous devez refaire d’anciennes courses pour tenter de gratter une étoile par ci par là. Le tout n’est pas forcément très difficile, mais il peut être rageant de devoir refaire ses anciennes courses. Dans celles-ci, deux styles sont proposés : courses contre la montre et course classique avec objectifs. Le premier vous donne un temps défini, et vous devez le battre pour gagner les étoiles, avec parfois un petit objectif supplémentaire qui est bien souvent de ne pas tomber. Le second vous donne 3 objectifs différents, parfois atteindre un nombre de points, parfois faire x fois la même figure, ou parfois de ne pas faire certaines figures. Si ces objectifs sont remplis, vous gagnez des étoiles. Le gameplay est néanmoins différent entre les deux, l’un privilégie la vitesse et la précision pendant que l’autre vous pousse à faire dans l’acrobatie.

Malheureusement, il y a un gros hic à tout cela : les circuits se répètent. Même s’ils ne sont pas forcément très diversifiés dans leur construction (hormis les décors), les 25 circuits de Urban Trial Playground peinent à apporter une dose de fraîcheur, tant vous les reverrez encore et encore dans la cinquantaine de courses que propose le jeu. Heureusement, le titre reste divertissant dans l’ensemble, même si ses défauts de contenu sautent vite aux yeux. Le genre trial fait partie de ces styles de jeux qui même le plus classique d’entre eux saura vous divertir, si tant est que vous appréciez le genre.

Un mode multijoueur sympa, sans plus

La force du mode multijoueur est que, très logiquement, vous ne jouez pas seul(e). Mais cela s’arrête peut-être ici, ce mode de jeu ne propose rien de plus que de finir les 25 courses du point A au point B, sans challenges, sans points, rien que de la course. C’est peut-être tout ce que l’on demande à ce mode, et il fait bien le travail. Mais il reste assez mou dans l’ensemble, avec un choix visuel étrange : les deux joueurs sont sur la même ligne, tels des fantômes pouvant rentrer l’un dans l’autre, sans arrière pensée évidemment. Il manque un petit quelque chose à ce mode, une petite dose de challenge comme pourrait, par exemple, l’apporter Trial Fusion avec sa caméra qui met en danger les plus lents, et son système de saut à la fin de la course pour une dernière seconde de stress. Rien de tout cela dans Urban Trial Playground, à mon grand regret.

Que ce soit en mode solo ou en multijoueur, le personnage utilisé et la moto pilotée sont personnalisés. Au fur et à mesure de terminer les courses, vous récupérez une monnaie, avec de bonus au sein même des circuits sous forme de jetons à trouver. Si les motos en elles-mêmes sont à débloquer en jouant, leurs améliorations sont à acheter. Vous pourrez donc, parfois contre de grosses sommes, améliorer le moteur, les roues, les freins et même changer la peinture du véhicule et modifier ses autocollants. Ce n’est pas tout, puisque le motard, qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme, peut être personnalisé également. Il est possible de lui ajouter certains accessoires sur la tête (lunettes, casquette, …) et de modifier ses vêtements hauts, bas et ses chaussures. Tout cela reste assez léger, mais a le mérite d’exister.

Visuellement joli, techniquement limité

Techniquement, le jeu reste sur le même constat passable du gameplay : c’est plutôt cool, sans plus. Visuellement, Urban Trial Playground propose de très jolis décors, tous plus ou moins basés sur le même univers d’un bord de plage. Si chaque circuit manque de changement dans le gameplay, il faut avouer que les 25 décors savent se différencier pour le bonheur des yeux. Mais là où le bât blesse, c’est au niveau technique. S’il n’est pas du tout ridicule et très fluide en solo (moins en multijoueur), le jeu propose une modélisation générale assez floue, avec en prime un fond de décors quant à lui totalement flou, créant une impression de mise au point très étrange. Nous pouvons penser que cela a été décidé pour garder une fluidité, mais certains effets dans le jeu auraient peut-être pu être sacrifiés pour améliorer le rendu général.

La version TV du jeu est relativement propre, bien qu’accusant évidemment des soucis cités au dessus. La version portable quant à elle, malgré son affichage sur un plus petite écran, propose quelque chose d’encore plus flou. Lorsque nous comparons deux captures d’écran de la même scène, l’une sur TV et l’autre en portable, la différence n’est néanmoins pas si frappante :

A propos de l'auteur :

DesBen

Je suis un jeune geek de 23 ans, passionné avant tout par Zelda, Nintendo, Zelda, Google. Je joue sur Nintendo Switch, PlayStation 4, 3DS, j'ai un Galaxy A8 (2018) et un coeur de geek.

a écrit 75 articles sur Switch-Actu.

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