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Overwatch, bénie soit la lutte – TEST

Quand Blizzard Entertainment le dévoila en 2014,  Overwatch obtint très rapidement une attention toute particulière de la part des amateurs des productions du studio américain. La déception suite à l’annulation du Projet ” Titan ” avait été telle que les joueurs furent enchantés de découvrir ce FPS multijoueur online qui en reprenait de fait de nombreux éléments en tant que “ heroes shooter “. Alors que les éditeurs phares de l’industrie sont de plus en plus nombreux à tenter d’imiter le succès de Fortnite en s’essayant au battle royale, Blizzard prouve que le FPS classique à encore de beaux jours devant lui : trois ans après sa sortie initiale, Overwatch investit la Nintendo Switch, bien décidé à agrandir encore d’avantage sa base de près de 40 millions de joueurs. Entre l’envie d’élargir un public déjà plus que conséquent et d’épineuses considérations techniques, s’agit-il là d’un bon portage ou d’une fausse bonne idée pour la console hybride ?

Love, Death + Robots

Comme je viens de l’indiquer, Overwatch est un succès retentissant à travers les continents et quiconque s’estime plus que casual gamer en connaît globalement le concept. Et pourtant, de nombreux hardcore gamers n’ont pas nécessairement posé leurs blanches mains sur ce titre et c’est pourquoi je pense qu’une rapide présentation de son univers plus que développé s’impose.

Overwatch prend place près de 50 ans dans la futur, en 2077 pour être plus précis, alors que notre monde panse ses plaies 30 ans après la fin d’une effroyable guerre opposant humains et androïdes. Tandis que de redoutables robots nommés Omniaques lancèrent une attaque militaire clairement destinée à éradiquer l’humanité, des dizaines de héros venus des quatre coins du globe (et parfois même au-delà) s’assemblèrent sous une seule et même bannière pour former l’organisation Overwatch et protéger ainsi l’avenir de notre espèce. Aujourd’hui à la retraite après la dissolution plus ou moins forcée du groupe, les anciens héros s’adonnent au FPS multijoueurs et vous offrent leurs capacités parfois surhumaines pour disputer d’intenses conflits à coups de marteau, de bâtons de dynamite, de flèches, de shuriken et bien plus encore !

Que serait un heroes shooter sans ses combattants ? L’une des forces majeures d’Overwatch est sans conteste son casting soigné, rempli de héros charismatiques, puissants, sexy (McCree et Hanzo faisant d’ores et déjà partie de mon harem imaginaire), chacun animé d’une personnalité et d’un gameplay uniques. Trois catégories bien précises classent les 31 héros disponibles : Tank, Dégâts et Soutien. Comme vous vous en doutez, les Tanks sont de véritables sacs à PV dont le rôle est de mener la charge, les héros de Dégâts sont ceux qui seront au coeur du champ de bataille tandis que les Soutiens protègent et assistent leurs alliés tout en attaquant l’adversaire. De fait, vous pourrez rapidement vous diriger vers une classe précise de héros selon vos envies et vos affinités mais également jouer les touche-à-tout en alternant à votre convenance. La belle Mercy (ou Ange dans la VF) saura attirer votre attention si vous décidez d’endosser le rôle crucial d’un Soutien, le stoïque Soldier 76 vous aidera à percer dans les lignes ennemies en tant que héros de Dégât tandis que la pimpante D.Va réduira les défenses adverses en miettes avec son Mécha rose bonbon à faire trembler un Gundam.

Guns & Blood

Prochain arrêt : les cartes du jeu ! Comme tout shooter multijoueurs qui se respecte, Overwatch propose un panel d’arènes variées qui mettent notamment en valeur sa sublime direction artistique. Comme sorti des studios d’animation Pixar, le titre de Blizzard s’offre des animations fluides et des décors bourrés de couleurs et de détails, librement inspirés des grandes villes du monde. Ceci, allié aux personnages du jeu, fait que le joueur se retrouve rapidement dans des situations complètement surréalistes comme tirer au revolver dans la peau d’un cow-boy dans les rues de Paris tout en affrontant un gorille parlant. Si les cartes sont belles, leur conception manque peut-être un peu d’originalité dans l’ensemble. La faute notamment à un manque d’intérêt des chemins alternatifs pourtant nombreux mais bien souvent inutiles pour rejoindre le coeur de la bataille, surtout avec certains objectifs sur le feu. Bien sûr, certaines d’entre elles sortent clairement du lot, notamment Hollywood avec ses passages secrets en pagaille.

A ce sujet, Overwatch propose bien évidemment une pléthore de modes de jeu histoire de varier les plaisirs comme il se doit. Pour les puristes, la section Partie Rapide vous permettra d’accéder aux challenges classiques du genre et confrontant deux équipes de six joueurs : différents objectifs peuvent alors être proposés comme le contrôle d’une certaine zone du jeu et l’escorte et/ou l’attaque d’un convoi jusqu’à une certaine position de la carte. La section Arcade apporte un peu de sel et d’imprévu avec des modes changeant régulièrement au fil des semaines et des périodes de l’année. On y retrouve notamment le Combat à Mort où les joueurs doivent accumuler un certain nombre de Kills, que ce soit pour eux-mêmes ou pour leur équipe, la Capture de Drapeau mais également des expériences scénarisées prenant place dans l’univers d’Overwatch et impliquant de coopérer avec les autres joueurs. Je pourrais continuer ainsi pendant de longs paragraphes pour décrire tous les autres mets que nous réserve le fastueux menu proposé par Blizzard au lieu de quoi, je résumerai la chose ainsi : le contenu est présent, solide et maîtrisé.

Ocean 31

Chaque joute est un intense et jouissif échange de tirs et de coup-bas et je ne me lasse pas d’expérimenter de nouvelles stratégies perpétuellement pour être l’auteur de la sacro-sainte “Action de la partie” qui récompense le joueur ayant été le plus habile lors de la confrontation. Grâce la possibilité de changer de héros à tout instant (dans la limite du rôle que vous aurez accepté de remplir entre Tank, Dégât et Soutien), on ne s’ennuie pour ainsi dire jamais et on est pris d’une telle envie de gagner en expérience qu’on ne voit plus les heures passer. Bien que la version Nintendo Switch ne soit pas en cross-play avec les autres versions du jeu à l’heure actuelle, les parties sont rapidement trouvées et l’attente relativement courte. Que vous fassiez partie de l’équipe gagnante ou non, des points d’expérience vous seront attribués et vous feront monter en niveaux : chaque nouveau palier atteint vous donne droit à un coffre qui contient quelques objets cosmétiques comme des costumes, des émotes ou des tags à afficher pendant une partie.

S’il est possible d’acheter des coffres avec de l’argent réel, il ne sera jamais nécessaire de débourser un centime de plus que nécessaire : encore heureux me direz-vous dans la mesure où jouer à Overwatch requiert d’une part d’acheter le jeu, mais également de se procurer un abonnement au Nintendo Switch Online. A noter que la version Switch du jeu n’existe actuellement qu’en dématérialisée (pour environ 14 Go) et que les éditions “physiques” du jeu ne contiennent en réalité qu’un code de téléchargement à utiliser sur le Nintendo eShop (ainsi qu’un abonnement de 3 mois au service online, notons le).

Plus haut, j’ai mentionné le fait que chaque héros se distinguait des autres. C’est plus que ça en vérité : chaque personnage est unique en son genre et dispose d’un gamplay spécifique qu’on peut aimer ou détester selon la méthode d’approche mise en oeuvre dans l’arène. Mais bien évidemment, le plus important pour le jeu reste le gameplay de ses combattants et on ne saurait être déçu de ce point de vue. Les amateurs de coups fourrés bondiront sur Widowmaker (ou Fatale en français) ou Chacal tandis que les bourrins dans l’âme choisiront Chopper et ses chaînes ravageuses. Chacun pourra trouver son bonheur grâce aux efforts fournis par Blizzard pour diversifier sa palette de personnages ce qui, allié aux nombreux modes de jeu, rend chaque partie unique et envoie paître la lassitude pour peu que vous accrochiez au genre. En revanche, le manque de clarté globale de l’interface risque de vous déstabiliser au tout début, ce fut le cas pour moi. Etant complètement novice dans les shooters en ligne (ma seule expérience du genre étant Splatoon), j’ai été quelque peu étonné que le jeu ne prenne pas le temps de présenter les différentes sections de son menu ainsi que les multiples fonctions en ligne. Tout est à découvrir, surtout quand on sait que le contenu s’est drastiquement étoffé depuis la sortie initiale d’Overwatch, si bien que le tout paraît bien difficile à appréhender de prime abord.

OverSwitch

LA question qui prédomine dans ce test reste évidemment la performance technique d’Overwatch sur Nintendo Switch : bien que le jeu tourne sur des PC de configurations plus modestes que la moyenne, il est nécessaire de rappeler que notre petite console hybride n’a pas autant de composants dans le ventre et ça se sent. D’un point de vue visuel, on note des textures parfois monstrueuses sur les modèles 3D des personnages qui ont sérieusement pâti du portage. Cependant, l’ensemble visuel reste suffisamment flatteur pour profiter de la direction artistique du jeu qui reste un véritable plaisir grâce à ses couleurs chatoyantes et ses décors inspirés. Et surtout, le jeu est si mouvementé qu’on n’a que rarement l’occasion de jeter un oeil aux détails, nous permettant ainsi d’éviter l’éléphant dans la pièce. Pour parler en termes strictement techniques, la résolution du jeu affiche 900p en Mode TV et 720p en Mode Portable qui gomme légèrement les traits les plus grossiers. Autre paramètre primordial : la fluidité. Là-dessus, Blizzard a fait arquer plus d’un sourcil lorsque l’on apprit que le framerate serait bloqué à 30 fps. Si on serait tenté de penser que les tant convoitées 60 fps ne peuvent être que le minimum syndical pour un jeu aussi rapide et nerveux qu’Overwatch, force est de constater que le tout se joue aisément et sans aucune baisse ou saccade intempestive pour ma part. Aussi, inutile de pointer du doigt la fluidité du jeu pour justifier votre défaite !

L’autre aspect qui pourrait vous faire hésiter est la maniabilité du titre sur la console hybride. De mon point de vue, le jeu trouve sa vraie valeur en Mode TV et est moins agréable à jouer en Mode Portable. La version Switch a le bon goût d’exploiter les fonctions gyroscopiques de la console ce qui vous permet viser vos adversaires avec une grande efficacité, surtout si vous optez pour une arme à feu (ou à glace dans certains cas) mais les Joy-Con se révèlent bien peu pratiques pour prétendre à la victoire. La meilleure option reste, comme pour la plupart des jeux compétitifs, de jouer en Mode TV (ou Table Top à la rigueur), Manette Pro en main. Si de nombreux joueurs possèdent le contrôleur phare de la console depuis sa sortie, d’autres seraient probablement rebutés de dépenser encore d’avantage. Néanmoins, les sensations sont présentes et jouer à Overwatch reste un plaisir des plus fins dont on peut difficilement se lasser en dépit des limitations techniques de notre chère petite Switch.

La lutte se vaut sur Switch
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La lutte se vaut sur Switch

Si les inquiétudes étaient nombreuses à l’annonce de la venue d’Overwatch sur Switch, on peut sans conteste dire que Blizzard a fait au mieux avec ce qu’il avait. Oui, le jeu perd beaucoup de sa qualité graphique lors son passage sur la console de Nintendo. Cela le rend-il injouable pour autant ? Certainement pas. La version Switch se joue aisément et le plaisir est présent à chaque partie : certes, elle n’est pas celle vers laquelle se tourner si vous possédez d’autres plateformes, mais il serait faux de dire que la Switch n’était pas en mesure d’accueillir Overwatch. Et au-delà des questions techniques, la découverte de cet univers et de ces héros charismatiques donnent une véritable sensation de joie chaque fois que vous vous lancerez dans la bataille : que le meilleur gagne !

Les +

  • Un gameplay efficace et grisant
  • Des héros hauts en couleur aux caractéristiques uniques
  • Sublime direction artistique
  • Des sensations à chaque instant
  • Un contenu développé en perpétuel renouvellement

Les -

  • Une interface peu intuitive pour les novices
  • Une performance technique fatalement moins bonne
  • Uniquement en dématérialisé
Envoi
User Review
51.75% (8 votes)

A propos de l'auteur :

LatoJuana

Otaku gamer assumé et sérivore avec un tropisme particulier pour Nintendo. M1 biologie et cataclysme en Travaux Pratiques.

a écrit 395 articles sur Switch-Actu.

4 commentaires pour “Overwatch, bénie soit la lutte – TEST

  1. Une performance technique fatalement moins bonne ? On note par rapport aux autres consoles que l’on connait plus puissante depuis 2 ans ou par rapport au capacité de la console ? On est sur un site dédié à la Switch, arrêtez de comparer aux versions PS4 One …

    1. Dès lors qu’il s’agit du portage d’un jeu, nous nous devons évidemment de parler de la différence avec le jeu d’origine. Merci d’ailleurs à toi de ne parler que 6 mots parmi plus de 2000 mots de test.

  2. Test interessant.
    Un point faible a relever est qu’il n’est pas possible d’utiliser son compte en cross platforme, au moins pour les skins et autres elements esthetiques.
    Sinon le jeu est quand meme impressionnant pour de la switch et reste bien fun.
    Pour le moment le niveau dans les games est assez inegal par contre

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