Hollow Knight: Silksong, premières impressions post-E3

A l’occasion du post-E3 organisé par Nintendo, j’ai eu l’honneur et le privilège de tester Hollow Knight: Silksong, la suite directe du jeu Hollow Knight développé et édité par Team Cherry. Arrivé sur nos consoles Switch le 12 juin 2018, Hollow Knight est un metroidvania au design burtonesque qui suit l’histoire du Knight, non nommé, un petit insecte qui devra se frayer un chemin en affrontant valeureusement les ennemis sur son passage à l’aide d’un aiguillon qui lui servira d’épée. Financé il y a deux ans via Kickstarter pour une version PC, les fans ont dépassé toutes les attentes en atteignant les 57 138 dollars australiens sur les 35 000 demandés pour finalement écouler le projet abouti à 2,8 millions d’exemplaires : une réussite spectaculaire pour un jeu qui n’en mérite pas moins. Prévu de base pour être un DLC, le petit studio australien (trois personnes !) nous a gâté en annonçant en début d’année que Silksong serait finalement un jeu à part entière. 

Hornet à la rescousse !

Dans ce volet, nous incarnons Hornet, la fameuse princesse et protectrice de Hallownest que le Knight aura eu l’occasion de rencontrer (et d’affronter !) à plusieurs reprises lors de sa propre aventure. Dans la cinématique de début de jeu, on retrouve notre nouvelle protagoniste en bien mauvaise posture, enfermée dans une cage en forme de noix et transportée on ne sait où. Cependant, deus ex machina : un papillon de lumière permet une sorte de tremblement de terre et provoque la chute de tous les personnages présents. Au réveil, Hornet se retrouve dans le monde de Mossy Grotto et c’est ici que son périple débutera (et se terminera, tout du moins pour la démo.)

J’ai donc testé la version “facile” de la démo de Silksong qui durait une dizaine de minutes. Pour les connaisseurs, on retrouvera la princesse affublée bien évidemment de son aiguille et de son fil, ce qui laisse déjà présager les différences de cet opus vis-à-vis du jeu Hollow Knight originel. Dès les premières secondes, l’animatrice Nintendo me prévient : “Appuie sur A pour recharger ta vie.” Réflexe oblige, je maintiens la touche enfoncée afin de canaliser mon âme comme je l’avais bien appris et retenu, en bonne élève, à force d’usage dans le premier jeu. Mais non, presser la touche rapidement une seule fois suffisait. Je suis intriguée : pour moi, appuyer brièvement sur A correspondait à une attaque d’âme, l’esprit vengeur pour être précise. Il va falloir être concentrée pour bien user des subtiles distinctions entre le Knight et Hornet dans Silksong. J’avance donc tranquillement dans cette première zone, je saute pour atterrir sur la première plateforme et… Non, tout s’est passé si vite… J’ai du rêver.

Et pourtant, je recommence un peu plus tard, histoire de voir. Et mes yeux voient. Hornet s’accroche à l’extrémité de la plateforme. Je répète: Hornet s’accroche à l’extrémité de la plateforme. Je suis prise d’une excitation que l’animatrice refroidit un peu lorsqu’elle me précise bien “elle s’accroche aux plateformes hein, pas aux murs“, mais tout de même, cela signifie bien qu’il y aura une toute nouvelle façon d’arpenter le jeu et cela dès la première zone ! Est-ce la vague de féminisme actuel qui a permis à Hornet d’avoir une capacité si exceptionnelle face au Knight ou est-ce juste un reliquat de sa noble lignée ? Quoiqu’il en soit, je suis en joie : voilà un ajout qui m’en bouche un coin.

En continuant mon exploration de Mossy Grotto, je tombe sur des espèces de boules de coton ressemblant à s’y méprendre à des pissenlits steampunk. En les frappant je remarque qu’ils remplissent ma jauge de fil de soie, ce sera donc ce qui remplacera la précédente jauge d’âme du Knight, et les pissenlits font office de statuettes à mana 2.0 version Silksong (ceux qui ont joué à Hollow Knight me comprendront). Arrive enfin la phase de (mini) boss, que mon incompétence semble rendre terrible mais pas de panique à avoir en fin de compte, lire les mouvements de celui-ci était en fait très simple et maintenant que j’y repense c’était un combat fort agréable. Seulement, se rendre compte en plein combat que ma lame est évidemment plus courte que celle que j’avais upgrade dans ma partie sur Hollow Knight ou encore qu’appuyer sur A rendait 3 masques de vie d’un coup au lieu de recharger ma santé progressivement m’a fait légèrement patauger pour finalement rien de bien difficile. Quelques habitudes à perdre et je sens que je vais pouvoir m’éclater sur cette merveille !


Notre attente : 90 %

Là où Hollow Knight était une réussite sur tous les points, Silksong peut d’ores et déjà se vanter de lui être un digne successeur, version plus acrobatique.  Niveau technique, on garde la même recette et on recommence : le jeu est tout aussi fluide et les décors oniriques. Grâce à la princesse, nous allons explorer tout un pan de Hallownest encore jamais visité, acquérir de nouvelles capacités (de toute évidence), armes et équipements mais aussi découvrir pas moins de 150 nouveaux monstres. Il est aussi prévu un nouveau système de quêtes, une bande-son orchestrale du même compositeur et finalement un mode de jeu Silk Soul qui mettre à rude épreuve les nerfs de ceux qui auront déjà complété le jeu une première fois.

A propos de l'auteur :

LuckyVixou

Capitaine renard, déesse de la chance mais surtout seule fleur soleil perdue dans le monde de Magic. Je joue aux jeux vidéos quand je ne suis pas occupée par mon armée de chatons.

a écrit 15 articles sur Switch-Actu.

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