Koi DX Nintendo Switch

Koi DX – Comme un poisson dans l’eau ?

Auparavant sorti sur iOs, Koi DX est édité par Circle Ent, développé par FK Digital et se trouve actuellement disponible sur l’E-Shop de la Nintendo Switch. Il s’agit d’un petit jeu de puzzle/aventure vous mettant dans les écailles d’un poisson ayant pour leitmotiv la dépollution des eaux. Quelques poissons belliqueux et obstacles naturels ponctueront les promenades dans ce jeu disponible dans la langue de Hugh Grant Shakespeare.

Note : votre humble serviteur s’engage à introduire le plus grand nombre de mauvais jeux de mots possible avec le thème concerné.

Avant propos

Il me fallait un petit jeu typé détente, une expérience sympathique et atypique à pratiquer en de petites sessions lors de ma pause déjeuner. Mon choix s’est immédiatement tourné vers les offres promotionnelles de l’E-Shop, pingre que je suis. Désireux de découvrir quelque chose de nouveau, j’ai décidé de laisser sa chance au hasard, via un générateur de nombres aléatoires. Koi DX, dont le prix rivalisait alors avec la baguette de pain de ma boulangère adorée, tombait alors sous mon regard perplexe. Ce produit vendu comme étant «reposant et hypnotique» est-il un poisson d’avril ?

Un environnement charmant s’offre à nous durant les premiers niveaux

Le scénario tombe à l’eau

Par son principe simple – voire simpliste, Koi DX se destine avant tout pour les micro-sessions de jeu. Vous incarnez donc un poisson à qui l’on confie la tâche de dépolluer les eaux, rendues impropres par l’humanité. Ce scénario bateau (vous l’avez ?) ne vous ennuiera qu’au détour de quelques phrases, clichés et puzzles démontrant l’autodestruction latente induite par l’espèce humaine. Vous l’aurez compris, l’intrigue est reléguée au dernier plan et sert davantage de prétexte qu’autre chose.  Notons d’ailleurs que le poisson que l’on incarne est muet comme une carpe.

Des poissons et des hommes

Concernant le maniement du poisson que l’on incarne, celui-ci est relativement flottant mais néanmoins agréable à diriger. Au nombre de huit, les niveaux vous invitent à trouver des poissons et les ramener vers leur abri, signalé par une couleur commune. Des missions d’escorte qui pêchent par leur manque total de difficulté. C’est donc ça, la fameuse «expérience reposante» ! La zone d’exploration deviendra au fil des niveaux labyrinthiques, puis quelques ennemis et pièges viendront mettre un soupçon de challenge. Quoique parler de challenge, c’est noyer le poisson : il n’y a aucun écran de Game Over. Tout au plus serez-vous ralenti pendant quelques secondes, reprenant vos affaires à l’endroit même où vous avez été cueilli. Lors des rares fois où un poisson noir a su me faire une queue de poisson, le mien s’est contenté d’être apathique durant quelques secondes avant de repartir frais comme un gardon.

L’argument majeur du titre

Chacun jugera de la direction artistique, je la trouve personnellement efficace. Les couleurs ne saturent pas et les détours sont discrets, ce qui accentue les côtés reposant et calme tous deux voulus par les développeurs. La bande-sonore est l’atout majeur de l’expérience, selon moi ; d’harmonieuses notes de piano accompagnent ça et là quelques gouttes d’eau chutant au loin. Cette simplicité relative ne conviendra certainement pas à tout le monde. N’allons cependant pas pêcher par orgueil ;  il est normal de ne pas bénéficier d’orchestre symphonique en guise d’accompagnement concernant un si modeste produit.

Aucun korogu à se mettre sous la dent

Concernant les à-côtés, vous aurez l’occasion de fouiller les niveaux à la recherche d’étoiles ou de pièces de puzzles dévoilant in fine un artwork. Quelques skins alternatifs sont à débloquer lors de défis assez pénibles. Une heure suffira pour boucler l’histoire complète et ainsi découvrir les crédits de fin, mais l’intérêt est ailleurs. Où est-il, finalement ? Je n’en sais rien ; je dois avouer que je me suis profondément ennuyé sur Koi DX, passé la découverte. Les rares bribes de gameplay font l’affront au joueur de ne pas se renouveler, ce qui est vraiment dommage. Il lui reste un argument de vente non dénaturé : Koi DX est reposant et parfait avant de se coucher. Mais ne lui faisons pas pour autant des yeux de merlans frits, le contenu ici disponible est famélique et aucunement excusable. Les titres de ce genre sont serrés comme des harengs au sein d’un E-Shop dépassant les 1000 jeux, et loin s’en faut pour choisir Koi DX au milieu de toutes ces perles.

Les illustrations ont été prises sur le site Nintendo.fr.

  • 35%
    On ressort de Koi DX agréablement déçu - 35%
35%

Résumé

Un sentiment mitigé s’est emparé de moi, lorsque les crédits de fin ont défilé sous mes yeux. Koi DX a-t-il volé mon argent ? J’estime que non. Par petites sessions, Koi DX est capable d’apporter un semblant de calme et de relaxation bienvenus, notamment grâce à une bande-son épurée diablement efficace avec un casque sur les oreilles. Il m’a néanmoins manqué, tout au long des niveaux parcourus, le sentiment d’accomplissement inhérent au genre du jeu vidéo ; qu’il soit narratif, lié au challenge par le gameplay ou via du scoring, du contenu annexe à débloquer. L’ennui avec Koi DX, c’est justement qu’il point assez rapidement. A conseiller éventuellement s’il redevient bradé sur l’eShop !

Envoi
Note des joueurs :
37% (3 votes)

A propos de l'auteur :

Vestige

Animateur en centre de loisirs, mes nuits me portent en Téméria, à la Porte de Baldur ou dans un lugubre manoir. Je m'appelle Vestige, j'ai 25 ans et bois beaucoup trop de café.

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