Fashion Dreamer ou fashion faux-pas ? – TEST

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Développé par Syn Sophia, que l’on connaît pour la série des « La Maison du Style » (qui était, elle, publiée par Nintendo, contrairement à ce nouveau jeu), Fashion Dreamer arrivait avec de grandes attentes des fans de cette série atypique, grâce à plusieurs bande-annonces qui promettaient un jeu d’habillement complet, avec un grand accent mis sur le online et le partage. Et si les amateurs devraient effectivement être ravis, on voit mal ce successeur spirituel arriver à conquérir une nouvelle audience, la faute à un contenu un peu trop léger.

Un jeu à la vision archaïque…

Évidemment, le titre commence par un outil de création de personnages qui fait le job, avec quelques options notables pour les cheveux crépus, ce qui reste toujours rare dans les jeux japonais. En revanche, on peut déjà constater une absence de personnalisation du type de corps : soit l’on est fin, soit l’on n’existe pas pour Syn Sophia. Mais si ce n’était que ça, ça pourrait aller et même s’expliquer, dans une volonté d’éviter le clipping des pièces de vêtements.

En revanche, ce qui est un peu moins compréhensible, c’est que tous les habits soient genrés, un choix idiot et incompréhensible pour un titre qui souhaite démocratiser la mode, un mode d’expression qui n’a que faire du genre. Néanmoins la belle collection de pièces, réparties en plusieurs catégories (haut, bas, ensembles, vêtements d’extérieur, chaussettes, chaussures, couvre-chefs, lunettes et boucles d’oreilles) permet bon nombre de fantaisies pour les outfits, surtout pour les personnages de type féminins.

Une fois la création de votre personnage finie, vous vous retrouverez immédiatement projeté dans le monde (virtuel ? C’est en tout cas l’impression que ça donne) de Eve, pour y découvrir un tuto assez long mais néanmoins indispensable pour vous faire découvrir ce que Fashion Dreamer vous propose, à savoir la personnalisation de votre avatar, l’habillement d’autres personnages, ainsi que la création de vos pièces. Ce tuto permet aussi de se familiariser avec l’aire de jeu, assez petite mais dans laquelle il m’est souvent arrivé de me perdre quelque peu, faute à une absence de mini-map et à un manque de différenciation marquée des différentes zones, toutes assez petites et pourtant séparées par un – heureusement bref – écran de chargement. On finit néanmoins à s’y faire et à trouver de petits points d’ancrage dans l’environnement pour se repérer.

Ce début de test peut laisser à penser que Fashion Dreamer n’a rien de bon à proposer, mais détrompez-vous : je n’ai pas passé un mauvais moment sur le titre de Syn Sophia, qui se révèle même être plutôt addictif en jouant en ligne. Si dans La Maison du Style, le gameplay tournait avant tout autour de la création d’une boutique pour y vendre ses pièces préférées, cet aspect est désormais réduit à peau de chagrin (il vous est toujours possible de créer un showroom pour y exposer des vêtements, mais de manière beaucoup moins complète et interactive) afin de plutôt se concentrer sur le relooking d’autres joueurs (ou de PNJ si vous jouez hors-ligne).

… qui arrive pourtant à moderniser un peu sa formule

Chaque joueur que vous croiserez vous informera de ses préférences en termes de style et de couleurs, et vous dira s’il recherche une pièce en particulier : à vous de le rendre heureux en créant un look qui correspondra à sa recherche, ce que le jeu appelle un “lookit“. Vous recevrez automatiquement quelques récompenses, plus ou moins importantes en fonction de votre respect de la demande initiale (avec assez peu de pénalités en cas de non-respect, ce qui est à mon sens dommage), tandis que le joueur recevra, lui, la tenue que vous avez composée dans sa messagerie. S’il l’aime, il pourra vous envoyer un like, ce qui vous offrira des “e-points“, principale monnaie du jeu.

Cet aspect social fonctionne bien, car malgré le fait que les interactions avec les autres joueurs soient limitées, le fait de constamment recevoir des likes et des nouvelles tenues fait que l’on ressent réellement une appartenance à une communauté, ce qui pousse à lancer le jeu tous les jours pour de courtes sessions, un peu comme on le ferait avec un Animal Crossing. Le fait de savoir que derrière chaque tenue que l’on compose se cache une vraie personne et non un avatar pousse aussi à se donner à fond dans la création de chaque tenue, plutôt que d’essayer de “gamifier” et d’optimiser le processus en associant des pièces n’allant pas vraiment ensemble.

Quel dommage, néanmoins, que cette très bonne idée soit quelque peu minimisée par la relative lourdeur du jeu, dans tous ses aspects. Je pense par exemple au menu de création de pièces, qui nécessite de déverrouiller de nouvelles possibilités en utilisant une des monnaies du jeu, puis de modifier les couleurs, puis de payer en dépensant une autre des monnaies du jeu. Ou le fait de rajouter de nouveaux vêtements dans son inventaire, qui passe par une ou plusieurs interactions inutiles avec les personnages ou des panneaux interactifs se trouvant dans la zone de jeu.

Pourquoi ne pas avoir proposé une simple boutique pour acheter de nouveaux vêtements, ce qui aurait donné un intérêt supplémentaire aux “e-points“, ainsi que plus de challenge ? On a parfois l’impression que Syn Sophia a eu beaucoup de bonnes idées, mais n’a pas toujours su comment les assembler. Dommage, car Fashion Dreamer aurait pu être un vrai bon jeu casual grand public.

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Fashion Dreamer ou fashion faux-pas ?
  • Manquer de finitions, un comble pour un jeu de mode - 50%
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Manquer de finitions, un comble pour un jeu de mode

Si Fashion Dreamer possède un bon nombre de bonnes idées, notamment grâce à son aspect communautaire très addictif, le titre de Syn Sophia ne convainc pas totalement, la faute à une vision vieillotte de la mode et un aspect usine à gaz. Les fans apprécieront sans nul doute, mais les autres resteront à la porte.

Les +

  • Fonctions communautaires très sympas et addictives
  • Un bon choix de vêtements
  • On se prend vite au jeu de l’habillage d’autres joueurs
  • Une direction artistique pastel assez sympa

Les -

  • Uniquement des vêtements genrés sur des corps minces, une vision de la mode très nineties
  • Inutilement usine à gaz dans la navigation et les interactions
  • On tourne vite en rond dans la zone de jeu
  • Crédits de fin qui arrivent très vite

 

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giomosby
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Fan de consoles Nintendo et de jeux japonais depuis que je suis en âge de tenir une manette. Si je ne suis pas dispo, c'est probablement que je visite un parc Disney.