Il aura fallu attendre un peu plus de deux ans pour voir débarquer Dragon’s Dogma 2 sur une console Nintendo. D’abord sorti en mars 2024 sur PlayStation 5, XBOX Series et PC, le RPG de Capcom a fait son arrivée sur Nintendo Switch 2 le 9 octobre 2026, dans une édition généreuse baptisée « Dark Arisen ». Celle-ci réunit le jeu original, une extension inédite et évidemment l’intégralité des patchs reçus depuis sa sortie. L’occasion pour les joueurs Nintendo Switch 2 de découvrir, ou redécouvrir, une licence qui ne ressemble pas vraiment aux autres.
En effet, la licence Dragon’s Dogma possède une philosophie bien particulière où l’idée du jeu n’est pas de faciliter la vie du joueur. Initialement sorti en 2012 sur PlayStation 3 et XBOX 360, le premier jeu est maintenant vieux de 14 ans. Il a été développé par Capcom sous la direction d’Hideaki Itsuno, connu notamment pour son travail sur Devil May Cry et qui souhaitait proposer à une époque où The Elders Scrolls V: Skyrim régnait en maître, une alternative aux RPG occidentaux en monde ouvert. Dragon’s Dogma reprend donc les bases de l’heroic fantasy avec ses dragons, gobelins, chevaliers et autres magiciens, mais vient y ajouter des combats dynamiques ainsi qu’un système de compagnons plutôt original et se distingue très rapidement par plusieurs mécaniques inhabituelles. Les joueurs peuvent partir à l’aventure, chasser d’énormes monstres, trouver leur points faibles en compagnie de leurs pions (compagnons), dans un monde où l’imprévisible est … à prévoir.
Dragon’s Dogma 2 ne fait pas fi de son essence et reprend son système de pion ainsi que les voyages pouvant être longs, dangereux, punitifs et imprévisibles. Bien que possédant un système de marqueur sur carte, les quêtes se révèlent demander davantage de réflexion que de suivre un point. Le temps et la patience sont régulièrement mis à rude épreuve pour résoudre les mystères de Vermund, le royaume dans lequel se déroule l’histoire du jeu. Autant d’éléments qui ont contribué à faire aimer ou détester la licence, ce qui a amené Capcom à revoir sa copie en conservant au mieux l’identité de sa licence. Nous avons pu tester le jeu pendant plus de 50 heures, voici notre histoire dans la peau de l’Insurgé.
Prenez mon cœur, qu'il soit sauvé !
Dans Dragon’s Dogma 2, nous incarnons l’Insurgé, un individu dont le destin se retrouve bouleversé après sa rencontre avec un dragon particuliérement imposant et féroce. Celui-ci lui arrache le cœur sans pour autant provoquer sa mort, et le condamne à un destin qu’il apprend au fil de son chemin et qui reste lié de près à celui du dragon. L’Insurgé devient alors un être à part, adoré ou jalousé, capable notamment de commander des pions, des compagnons qui reconnaissent en lui une autorité et une admiration sans faille.
L’aventure débute dans une prison, où notre personnage se retrouve complètement privé de ses souvenirs. Il découvre progressivement son identité et son rôle à venir pour le royaume de Vermund. Son destin n’est pas simplement de terrasser un dragon ou de semer la pagaille chez les gobelins ou les cyclopes, mais son statut lui confère en réalité une légitimité politique et donc une place sur le trône. Malheureusement, cette place est déjà prise, ce qui nous entraîne dans une lutte de pouvoir à coups de manipulations, de trahisons et d’usurpation d’identité. Le jeu nous amène également dans un royaume voisin, ce qui nous permet de découvrir les relations entre les deux royaumes et la culture qui diffère.
Sur le papier, le scénario possède donc plusieurs éléments intéressants, mais c’est peut-être l’un des points où Dragon’s Dogma 2 se montre un peu moins convaincant. Le RPG de Capcom mise sur une approche « jusqu’au-boutiste » dans son aspect imprévisible, et en tant que joueur, on a parfois de la peine à voir certains dénouements ou évolutions importants manquer de mise en scène, et certaines intrigues de personnages secondaires s’arrêter un peu trop tôt. Le rythme du jeu n’aide également pas sa narration puisqu’on est tantôt entraîné à l’aventure pendant des heures entières, puis ramenés à nos responsabilités politiques presque après les avoir oubliées. Bien sûr, le jeu nous pousse à explorer et à partir à l’aventure, à se laisser porter sur les rives des rencontres que nous faisons sur le chemin et qui peuvent rapidement se transformer en moments amusants et provoquer des combats épiques.
Un créateur de personnage et d’aventures
Avant même de commencer l’aventure, Dragon’s Dogma 2 nous invite à passer par un éditeur de personnage particulièrement impressionnant. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Capcom ne fait pas les choses à moitié pour nous inviter à créer le personnage avec lequel nous allons passer un grand nombre d’heures, de même pour notre pion principal. Qu’il s’agisse de créer un héros imposant, frêle, un aventurier discret ou une caricature, les possibilités sont très nombreuses.
On retrouve bien sûr les options habituelles concernant les cheveux, les yeux, la couleur de peau ou les tatouages, mais l’éditeur de personnage ici va beaucoup plus loin. On peut modifier la structure de chaque élément du visage avec précision, les proportions du corps, la musculature, la posture. Seules deux apparences sont proposées, les Humains et les Léonins, mais avec suffisament de paramètres pour passer un peu de temps dans les menus, avant même de commencer à jouer. Pour ma part, j’ai décidé de m’inspirer de l’univers de la série Vikings pour créer Ragnar et Lagerta, enfin dans mon cas Regner et Lagertelfe, sa partenaire d’aventure. Un duo qui m’a accompagné tout au long de mon périple, et auquel j’ai rapidement fini par m’attacher.
Les pions, des compagnons qui ont des choses à dire
Si on devait retenir une seule chose de Dragon’s Dogma 2, ce serait certainement son système de pions. C’est un terme un peu banal qui cache en fait un système de compagnons contrôlés par intelligence artificielle et qui nous accompagnent tout au long de notre aventure. Ils vont combattre à nos côtés, vont même parfois nous aider à trouver le chemin vers l’endroit d’une quête ou récolter des ressources et trésors. Notre groupe peut comporter jusqu’à quatre personnes, comprenant notre personnage, à savoir l’Insurgé, son pion principal et deux pions qui viennent en supplément et sont plus ou moins éphémères.
Il y a donc deux types de pions : le pion principal, qui nous accompagne pendant l’intégralité de l’aventure et qui progresse à nos côtés, et les deux autres pions qu’on recrute et dont on se sépare globalement tous les cinq niveaux. On rencontre des pions sur notre chemin mais on peut également en recruter d’autres, qui sont créés par des inconnus ou des amis en ligne, avec leurs propres équipements, compétences et connaissances du monde. Le jeu reste une expérience complètement solo, mais il y a une dimension un peu communautaire, originale, puisqu’on peut jouer avec des pions provenant de l’aventure d’autres Insurgés.
De mon côté, Lagertelfe a commencé son aventure comme archère, avant de devenir mage, puis sorcière puis encore une autre vocation secrète un peu plus tard. Des changements de vocation qui ont forcément modifié la manière dont notre groupe fonctionnait, puisque l’objectif est de trouver une forme de complémentarité entre les vocations de l’Insurgé et de nos pions. Et comme ma propre vocation et celle de mon pion principal ont évolué, j’ai dû réadapter les pions que j’embauchais. C’est ce qui fait le charme du système.
Les pions peuvent se montrer incroyablement utiles, mais peuvent également provoquer des situations complètement absurdes. Ils commentent nos découvertes, nous avertissent de certains dangers, réagissent à nos décisions, parfois avec une insistance qui devient très agaçante. Malgré cela, leur présence donne une sorte de personnalité aux expéditions, mais leur comportement peut se révéler parfois être très répétitif dans les remarques utilisées, les maladresses et leur manière de nous assister, qui globalement est toujours la même. Mais malgré ces quelques défauts, c’est ce système qui fait la beauté du jeu. Voir mourir un pion qui tombe dans l’eau ou « oublier » d’en réanimer un, devoir repartir à la capitale pour faire un nouveau recrutement et regarder les screenshots en souvenir de tous nos anciens compagnons.
Des vocations, en veux-tu, en voilà
Dragon’s Dogma 2 propose un système de vocations qui est en fait l’équivalent des classes dans les RPG traditionnels. Au début, un certain nombre sont disponibles et chacune propose ses propres armes, compétences, particularités et des sensations de jeu suffisamment différentes pour transformer complètement la manière de jouer et d’aborder les combats. De mon côté, j’ai commencé l’aventure avec Regner dans un style de combat plutôt offensif en privilégiant un guerrier avec son épée-bouclier que j’ai tout de suite monté au maximum de sa classe.
Après plusieurs heures, j’ai décidé de changer complètement en adoptant la vocation de voleur et ses deux dagues, beaucoup plus mobile, en passant ensuite par un test de héros plus défensif, le champion avec son énorme épée à deux mains. Et justement, c’est une des mécaniques que j’ai vraiment appréciées dans Dragon’s Dogma 2, c’est que le jeu ne cherche pas du tout à nous enfermer dans un choix définitif. On peut choisir de changer de vocation en allant dans une ville et découvrir de nouvelles compétences. Il y a un système de talents qui est partagé entre les différentes vocations, ce qui permet de composer un build qui dépend de votre chemin. C’est d’ailleurs la même chose avec votre pion principal.
Au fil de l’aventure, on peut même découvrir de nouvelles vocations. Certaines méritent vraiment d’être testées tant elles proposent une approche originale. Je ne les révèle pas dans ce test afin de vous laisser le plaisir de les découvrir, car tomber sur une nouvelle manière de jouer fait également partie des bonnes surprises de ce titre. Je dois reconnaître que j’ai particulièrement apprécié cette approche, car dans de nombreux RPG, le choix d’une classe constitue souvent une décision importante et souvent impossible à modifier. Ici, c’est un peu le contre-pied de cette philosophie, puisque ça nous laisse et même pousse à expérimenter librement. Et lorsqu’on découvre une vocation dont les sensations correspondent vraiment à nos attentes de jeu, le plaisir peut se retrouver véritablement renouvelé, au-delà du plaisir complétionniste.
Des combats spectaculaires et imprévisibles
Passé l’introduction du jeu, les premiers combats contre les gobelins ou les loups permettent de découvrir les commandes basiques, mais les choses deviennent rapidement plus intéressantes lorsque des créatures plus imposantes et plus mythiques commencent à apparaître. Entre cyclopes, ogres ou griffons, le bestiaire de Dragon’s Dogma 2 fait la part belle aux monstres issus de la fantasy et leur taille changeante est également cruciale dans notre stratégie de combat. Plutôt que de rester au sol à frapper les jambes ou les pattes d’un monstre, il faut savoir que les monstres possèdent également leurs propres comportements et leurs propres vulnérabilités. Certains sont sensibles au feu, tandis que d’autres exposent une partie sensible de leur corps. Il faut donc observer les mouvements de l’adversaire, il faut comprendre et se souvenir pour les prochaines fois. Parfois, un monstre peut arriver avec des éléments supplémentaires comme des chaînes qu’il faut alors briser pour accéder au point faible.
Et d’ailleurs, même sans avoir toutes les informations à notre disposition, on y va quelques fois pour tenter sa chance. Il m’est arrivé de partir dans un affrontement engagé contre des créatures manifestement beaucoup trop puissantes pour mon niveau. Des moments où on comprend assez rapidement que le combat va mal se terminer et où on vide tout son inventaire de potions et de nourriture, mais on essaye malgré tout de continuer. Le tout en se demandant de quand date notre dernière sauvegarde et en espérant qu’avec un peu de chance, une bonne stratégie et encore un peu plus de chance, ça pourrait peut-être passer. Généralement, le jeu se charge assez rapidement de nous rappeler pourquoi cette créature nous semblait vraiment trop dangereuse au premier abord.
L’environnement participe lui aussi aux affrontements. N’importe qui peut tomber, heurter des obstacles, être déséquilibré ou s’endormir. Les affrontements ont toujours cette part d’inattendu et d’aléatoire qui les rend imprévisibles. Cependant, tout n’est pas irréprochable. Malgré la qualité des affrontements, le bestiaire finit quand même par révéler certaines limites. On se retrouve régulièrement devant les mêmes familles d’ennemis et les rencontres deviennent de plus en plus ordinaires et répétitives
La formule fonctionne quand même particulièrement bien, puisqu’on sent quand même la montée en puissance de notre personnage. Et surtout, peu de RPG aujourd’hui permettent de passer aussi naturellement d’un affrontement contre quelques gobelins à une bataille épique contre un griffon interrompue par un loup qui passait par là et qui nous kidnappe. Cet aspect désordonné fait le charme des combats et nous fait souvent passer de bons moments.
Un monde d’aventure digne de Bilbon Sacquet
L’aventure de Dragon’s Dogma 2 prend place dans un très grand monde ouvert, qui n’est pas découvert au moment de commencer la partie. On y traverse des forêts, des montagnes, des plaines, des villages, des déserts, avec de nombreuses grottes et lieux à découvrir. Contrairement à de nombreux RPG, ici on ne cherche pas forcément à transformer chaque activité en objectif. Certaines quêtes possèdent évidemment leur propre marqueur, mais d’autres demandent plutôt de l’observation, de discuter avec les habitants, de chercher ou de réfléchir. Nous ne sommes pas tenus par la main.
Je me suis par exemple retrouvé à suivre un personnage non jouable pendant une bonne partie d’une soirée de jeu, simplement parce qu’une quête m’incitait à observer ses déplacements. Pas de combat spectaculaire, pas de monstre gigantesque à terrasser ce soir-là : simplement moi qui suis un personnage, vaquant à ses occupations, et tente de comprendre ce que je dois découvrir sur lui, comment je peux entrer dans sa maison, quelle est son histoire. En effet, on pourrait penser que ce n’est pas passionnant à jouer dit comme ça, et pourtant, cela apporte une sorte de situation qui participe à donner une forme de crédibilité assez étonnante au jeu.
Autre situation qui m’a également fait sourire : lors d’une quête où je devais récupérer quelque chose de particulièrement rare dans une ville reculée. Face à une opportunité qui semblait presque trop évidente, je me suis surpris à penser : « Mais ça ne peut pas être aussi simple de récupérer quelque chose d’aussi rare ? », et c’est précisément ce que le jeu cherchait à provoquer en moi. Sans dévoiler le détail de cette mission, j’ai particulièrement apprécié cette manière de jouer avec mes attentes, tout en me laissant tirer mes propres conclusions.
Et c’est l’une des forces de Dragon’s Dogma 2, c’est que le jeu nous pousse à observer, à réfléchir et à douter. D’ailleurs mieux vaut ne pas sous-estimer l’importance du cycle jour-nuit. Lorsque le soleil se couche, les déplacements deviennent plus dangereux, la visibilité diminue et il est important d’avoir de l’énergie pour sa lanterne et certaines créatures particulièrement hostiles commencent à apparaître. Une simple traversée qui devait juste permettre d’amener quelque chose à un personnage dans une autre ville peut rapidement se transformer en expédition nocturne, voire un retour à la dernière sauvegarde, pour cause de décès de l’Insurgé dans une attaque surprise de nuit.
Dark Arisen, une aventure glaciale
Une des nouveautés de cette édition Nintendo Switch 2, qui est sortie également sur toutes les autres consoles, réside dans la présence de Dark Arisen, l’extension enrichissant le contenu du jeu de base. D’abord, le jeu nous emmène dans les terres de Norgan, une région longtemps abandonnée dont les paysages enneigés viennent contraster fortement avec ce qu’on a l’habitude de voir sur le continent principal. Norgan est un territoire plutôt hostile où les conditions climatiques et les créatures rendent l’exploration encore plus dangereuse.
L’extension s’adresse davantage aux personnages disposant déjà d’un certain niveau d’expérience, même si son contenu peut être découvert bien avant d’avoir terminé l’histoire du jeu principal. Cependant, la difficulté des rencontres encourage fortement à disposer d’un équipement et d’un niveau adaptés. Le problème étant que si l’on a accepté la mission très tôt, nos pions ont tendance à parler de cette mission un peu trop régulièrement, ce qui peut gâcher la sensation de découverte. Après avoir compris qu’une des missions que je suivais était en fait l’extension du jeu principal, j’étais à peine niveau 18. Je suis revenu bien plus tard quand j’ai estimé être prêt, mais entre-temps et entre chaque voyage, mes pions n’eurent de cesse de me parler de cette fameuse destination et du personnage que j’étais censé aller voir pour connaître la route.
En parallèle de cette région, Dark Arisen introduit également les rites oubliés, douze donjons répartis dans les territoires du continent principal. Des défis qui permettent d’obtenir plus de loot, mais qui se révèlent de la même manière être donnés trop tôt dans l’aventure, à un moment où notre groupe est encore trop faible, gâchant un peu le but de ceux-ci, à savoir être des donjons mid / end game.
Un portage surprenant et une aventure plus accessible
Capcom est parvenu à proposer un portage globalement convaincant. Il faut cependant accepter plusieurs concessions par rapport aux versions disponibles sur les consoles plus puissantes, et c’est normal. La première concerne la qualité de l’image. Les environnements et la direction artistique conservent leur charme, mais parfois certaines textures ont du mal à se charger assez rapidement, ce qui peut nous sortir de l’immersion du jeu. La qualité de certaines ombres et de certaines textures est forcément réduite, et les objets ou PNJ éloignés peuvent également apparaître très tardivement. Ce pop-in est particulièrement visible dans les environnements les plus chargés comme les villes où les PNJ ont parfois tendance à apparaître moins d’un mètre devant nous. Cependant, il semblerait que cela soit un phénomène qui a plutôt tendance à être un bug du jeu principal sur toutes les plateformes plutôt que sur la Nintendo Switch 2. Malgré ces limites, le jeu reste remarquable compte tenu de son ambition et je n’ai pas vu passer ces plus de 50 heures.
En plus de l’extension Dark Arisen, cette version Nintendo Switch 2 embarque l’ensemble des correctifs et ajouts déployés depuis le lancement du jeu en 2024. Capcom a fini par lâcher du lest sur le voyage rapide en intégrant une Transpierre éternelle et des points de téléportation supplémentaires. Quant au système de sauvegarde, qui était un vrai point noir à l’époque, il laisse enfin le choix entre trois emplacements distincts. Ces ajustements rendent l’expérience bien plus souple au quotidien. Capcom a également supprimé une grande partie des microtransactions controversées du lancement, notamment celles concernant les objets de résurrection et de téléportation. De nombreuses configurations ont été ajoutées dans les menus, comme par exemple la possibilité d’afficher ou non les casques ou la possibilité de changer les musiques.
Honnêtement, en lançant Dragon’s Dogma 2 directement sur Switch 2, je ne me rendais pas compte de la chance que j’avais de jouer à cette version peaufinée. En dehors de quelques menus toujours un peu lourds, la prise en main ne m’a pris que quelques minutes. C’est en discutant avec des joueurs de la première heure que j’ai pris la mesure du chemin parcouru en deux ans. Le jeu offre aujourd’hui bien plus de confort, sans rien perdre de son charme.
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Conclusion - Exigeant mais généreux
Avec Dragon’s Dogma 2 : Dark Arisen, Capcom propose sur Nintendo Switch 2 une version complète de son RPG, réunissant le jeu et une extension conséquente, ainsi que toutes les améliorations de qualité de vie apportées au jeu depuis sa sortie en mars 2024. Cette édition permet de découvrir la licence dans des conditions sensiblement bien plus confortables qu’à son lancement.
Le système de pions reste l’une des grandes réussites du titre. Le système de vocation est bien pensé pour éviter la frustration et diversifier le gameplay sur les longues aventures. Les affrontements et la diversité des vocations, des techniques de combat et son monde ouvert font de ce titre une belle épopée. Son identité très axée sur la patience, sur la découverte et sur l’exploration vient renforcer ce sentiment de partir à l’aventure à chaque sortie de ville. Dark Arisen vient prolonger le plaisir avec une région et douze donjons.
Sur le plan technique, la version Nintendo Switch 2 prouve un important travail d’adaptation même si on se doit de noter les concessions importantes. Pourtant, le jeu garde une forme de charme, peut-être avec cet avantage de retrouver l’aventure de Vermund à portée de main dans sa poche, partout avec soi.
Le RPG de Capcom ne cherche pas forcément à plaire à tout le monde, mais il possède suffisamment de caractère pour marquer durablement ceux qui acceptent de se prendre au jeu, et de se laisser entraîner dans ses nombreuses aventures.
- Le système de pion
- L’aventure imprévisible et parfois épique à chaque chemin
- Les vocations et possibilités de diversifier ses techniques de combat
- Une version aboutie en terme de qualité de jeu
- Un monde ouvert et un système de jeu qui ne prend pas par la main
- Artistiquement convaincant
- Des affrontements spectaculaires
- La région de Norgan qui relance l’aventure
- Fluidité imparfaite et textures lentes à charger dans certaines zones
- La résolution
- Un bestiaire un peu léger sur les longues parties, rendant les combats parfois répétitifs
- Les comportement des pions peut être lourd à la longue
- La narration parfois laissée de côté ou manquant de mise en scène
- Une caméra capricieuse pendant les combats
- Intégration un peu maladroite du nouveau contenu
