TEST – The Elder Scrolls V : Skyrim

Le 11 novembre 2011 paraissait un titre qui allait devenir un des grands classiques du jeu vidéo : The Elder Scrolls V : Skyrim. Six ans ont passé, et après plus de deux-cents récompenses et une refonte graphique, Skyrim est arrivé sur une console Nintendo pour la première fois depuis son existence. Le message de Bethesda est clair : profitez de ce monument vidéoludique n’importe où avec la Nintendo Switch. Cette version Nintendo Switch offre-t-elle une performance de qualité aux fans de jeu de rôle ? Oh que oui !

When you play the Game of Scrolls…

Skyrim est un Action-RPG en monde ouvert qui vous propose d’incarner l’Enfant du Dragon, ou Dovahkiin, un être décrit dans les anciennes prophéties comme étant le seul à pouvoir sauver le monde d’un terrible fléau : les Dragons. En effet, après des siècles de disparition, ces redoutables créatures sont de retour ainsi que leur dieu : Alduin, le Dévoreur d’Âmes. Et qui de mieux placé que vous, l’Enfant du Dragon pour empêcher la destruction de Bordeciel ? Après avoir échappé à la mort, voici votre personnage lâché dans un gigantesque monde, rempli de lieux à découvrir tels que des villes, des grottes, des temples et de bien d’autres surprises. Par ailleurs, votre avatar est entièrement personnalisable avec des options extrêmement variées qui permettent à chacun de créer un être unique en son genre. Vous trouvez les humains barbants et avez un faible pour les chats ? Pourquoi ne pas incarner un Impérial dans ce cas ? Si votre coeur vous porte plus vers la fantasy pure, alors vous trouverez votre bonheur en incarnant un Elfe ou bien un Breton. Tout est construit de sorte à ce que vous puissiez développer votre personnage comme vous le souhaitez. L’arbre de compétences est idéal pour obtenir un résultat sur-mesure avec un système de renforcement très pertinent. Vos aptitudes dans n’importe quel domaine (magie, combat, défense, vol à la tire…) se renforcent à mesure que vous les utilisez. Un fait logique dans la réalité, mais assez peu observé dans les jeux vidéo où la plupart d’entre eux imposent d’attendre une montée de niveau pour améliorer vos compétences. Skyrim fait un choix pertinent en prenant la stratégie inverse : c’est en utilisant vos sorts, armes et autres capacités que ceux-ci se développeront et que vous passerez au niveau supérieur.

Ce qu’on retient également de Skyrim, c’est son contenu dantesque qui vous promet des centaines d’heures de jeu et ceci où que vous soyez avec la Nintendo Switch ! En plus d’une histoire principale prenante, le titre de Bethesda propose des centaines de quêtes secondaires souvent très intéressantes. De plus, cette version Switch comprend les trois extensions parues au fil des années : Dragonborn, Dawnguard et Hearthfire.

Le moins que l’on puisse dire est que le monde de Skyrim est hostile, rempli de monstres mais également d’humains qui essaieront dans leur grande majorité de vous dévorer ou de vous dépouiller de toutes vos possessions. Ce qui donne pafois lieu à des mésaventures comme on en fait plus, dans le pur style “Vie de Merde”. Par exemple, il nous est arrivé de tomber nez-à-nez avec un voleur passablement désagréable qui exigeait tout notre or. Cherchant refuge vers ce que nous supposions être un fort rempli de gardes prêts à nous défendre, c’est finalement dans un repaire grouillant de criminels enragés que nous avons atterri. Le tout pour se faire massacrer par la suite par un Géant accompagné d’un mammouth dans notre fuite alors qu’une dizaine de fous furieux nous poursuivaient.

You win or you die

Bien entendu, les combats ont une grande importance dans Skyrim et, selon votre mode de fonctionnement, ceux-ci pourront prendre des dimensions très variées. Vous pourrez par exemple, privilégier le combat avec une arme à deux mains ou bien miser uniquement sur la magie ou encore vous consacrer au tir à l’arc. Une vraie diversité est présente dans les styles de combat mais également au sein même de ceux-ci. Prenons l’exemple de  la magie : vous pouvez faire le choix de la Destruction avec des sorts à base de feu, de foudre et de glace mais aussi choisir la pacifique magie d’Illusion qui a surtout pour but de neutraliser vos adversaires sans nécessairement les tuer. Vous pouvez aussi opter pour la Conjuration qui vous permet de faire appel à divers alliés magiques comme les Familiers. Notons également la variété des ennemis proposés par le jeu comme de monstrueuses araignées, des morts-vivants peu avenants ou bien les terribles Dragons qui pullulent dans le ciel, ce qui demandera une grande capacité d’adaptation de votre part. D’ailleurs, si vous vous sentez d’attaque, sachez que cette version Switch propose de la reconnaissance de mouvements à l’aide des Joy-Cons de la console. Si les manettes de Nintendo sont plutôt plaisantes à utiliser lors du crochetage des serrures, nous ne vous les conseillons pas en combat.

Ce qui nous a réellement frappés dans cette version Nintendo Switch est la qualité technique que Bethesda est parvenu à obtenir, notamment en mode Portable. Sans exagérer, on peut employer le terme de prouesse quand on voit le rendu sur l’écran de la Switch. Les paysages sont superbes avec de très beaux jeux de lumière et des mouvements de fluides de très bonne facture. En revanche, le rendu est nécessairement moins impressionant sur un écran TV où l’on remarque les concessions qu’a du faire Bethesda pour faire tourner le titre. Mais peu importe, l’aspect général est tout à fait agréable, sans aucune chute de framerate, fixé à 30 images par seconde. Niveau résolution, nous nous trouvons avec 720 pixels en Mode Portable et 900 en Mode TV, sans aucune baisse également. De ce point de vue, Bethesda a réalisé un excellent travail d’optimisation qui donne ainsi un portage de grande qualité pour un jeu qui l’est tout autant. Par contre, les années passées sont visibles sur les animations vieillissantes sur les bords, notamment chez les Dragons en plein vol. On note également la persistance de quelques bugs, mais rien de bien handicapant. Certains sont mêmes très amusants à observer : essayez donc de prendre un coup de massue de la part d’un Géant, et vous aurez droit à un petit voyage dans la stratosphère tous frais payés !

L’exceptionnelle bande-son produite par Jeremy Soule donne une dimension absolument épique à cette aventure, que ce soit pendant vos longues marches pour rejoindre vos divers objectifs ou pendant les batailles endiablées que vous ne manquerez pas de disputer.

Avis final
  • 90%
    Avis final - 90%
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Résumé

Pour faire simple, nous pourrions résumer ce test en disant que Skyrim sur Switch est un excellent travail à tous points de vue. Bethesda avait laissé les joueurs dubitatifs lors de l’annonce du titre sur Switch en octobre dernier, mais tous les doutes sont désormais nuls et non avenus. On comprend pourquoi Skyrim a été autant récompensé ces six dernières années : une histoire de qualité, des quêtes annexes pertinentes, un système de progression intelligemment mis en place, une splendide bande-son… Tout se combine pour constituer cette spectaculaire expérience qui a tant marqué les joueurs. Si on regrettera l’effet du temps sur les animations, tout le reste de l’aspect technique est de bonne qualité surtout en mode Portable. Profiter de ce jeu légendaire sur une console portable dans de telles conditions est un privilège tout à fait exquis dont on profite avec délectation !

Envoi
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A propos de l'auteur :

LatoJuana

Otaku gamer assumé et sérivore avec un tropisme particulier pour Nintendo. 3e année de biologie et cataclysme en Travaux Pratiques.

a écrit 200 articles sur Switch-Actu.

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