Starlink – Battle for Atlas – L’espace à portée de main – TEST

L’espace et son infinité sont sources des plus grand fantasmes de l’imaginaire humain. Alors que les plus grands chercheurs (dont le brillant et regretté Stephen Hawking) n’ont de cesse de chercher la réponse aux grandes questions de l’humanité dans les étoiles, Ubisoft Toronto nous paie une virée parmi elles dans Starlink – Battle for Atlas. Exploitant le concept des “jouets-vidéo” introduit par Activision dans Skylanders, ce jeu de conquête spatiale entend jouer dans la cour des grands avec un vaste univers à explorer et une audacieuse collaboration avec Nintendo pour cette version Switch : pari réussi ?

Note  : pour vous placer dans l’ambiance galactique de Starlink – Battle for Atlas, n’hésitez pas à lire ce test en compagnie de cette épique bande-son tirée du jeu.

Les Gardiens de la galaxie

Si beaucoup d’auteurs imaginent que la rencontre avec une forme de vie extraterrestre débouchera fatalement sur la domination de cette dernière sur l’espèce humaine, Ubisoft Toronto propose une vision au préalable plus pacifiste de cette épineuse question. Vous êtes membre de l’Initiative Starlink, une coalition pacifique créée  après un premier contact avec Judge, un extraterrestre avenant dont le savoir et la sagesse a permis de nouer une relation cordiale entre humains et aliens. Enhardie par cette rencontre, l’humanité décide d’explorer les secrets de l’univers et notamment du système solaire Atlas en envoyant une escouade à bord du splendide vaisseau qu’est l’Equinox. A son bord se trouve une division spéciale de l’Initiative Starlink menée par Victor St Grand, un homme sage et détenteur d’un savoir unique qui lui permet de raffiner la forme d’énergie unique et très prisée qu’est la nova. Prisée au point que l’équipage aura tôt fait de se faire sauvagement attaquer par un détachement du redoutable groupe armé qu’est la Légion : en moins de temps qu’il ne faut pour dire “Starlink”, voilà que votre capitaine se fait enlever par la Légion et son cruel dirigeant tandis que le reste de l’équipage s’écrase sur une planète inconnue.

Build it up with iron and steel…

C’est ainsi que commence la grande aventure de Starlink – Battle for Atlas qui saura à coup sûr éveiller la soif d’aventure qui sommeille en vous. Mais avant de vous lancer dans l’exploration d’Atlas et de ses mystères, un peu d’huile de coude vous sera demandée. Comme mentionné dans l’introduction, Starlink – Battle for Atlas exploite le concept alléchant de ce que nous appellerons sobrement  les “jouet-vidéo” : il vous est en effet possible de monter de vos mains votre propre vaisseau spatial de toutes pièces à l’aide des figurines vendues avec l’édition physique du jeu. Unité centrale, ailes et armements sont ainsi laissés à votre convenance personnelle et on notera l’importance accordée à de petits détails tels que le positionnement de vos mitrailleuses et autres lance-missiles qui sera fidèlement traduit dans le jeu. Ainsi, vous avez la possibilité de placer un armement (voire les deux !) vers l’arrière dans l’optique de corriger comme il se doit les ennemis qui penseront présomptueusement pouvoir vous descendre par derrière. Bien entendu, Ubisoft vous laisse tout de même la liberté de préférer une méthode plus traditionnelle en vous permettant de modifier directement dans le jeu et à tout instant l’équipement de votre vaisseau, sans passer par la case “Construction”. Une fois que vous aurez bâti votre vaisseau, vous voilà prêts à explorer les confins du système Atlas !

2018 : l’odyssée de l’espace

D’emblée, Ubisoft vous plonge dans l’infinité du cosmos grâce à la construction cohérente et assurément maîtrisée d’Atlas qui témoigne d’une très belle imagination de la part de l’équipe artistique et des level-designers. L’exploration des multiples planètes du système est une véritable ode à la conquête spatiale avec ses biomes variés, regorgeant de vie et de secrets à découvrir comme des épaves de vaisseau à explorer, des énigmes d’une antique civilisation à résoudre ou tout simplement d’étranges bestioles à étudier. Tout ceci vous assure de délicieuses heures de jeu : chaque planète est d’une taille idéale et propose un terrain suffisamment grand pour vous amuser sans pour autant vous donner la désagréable sensation de vous perdre toutes les trois minutes. Avec une direction artistique véritablement réussie (exception faite de la toute première zone qui ne brille pas nécessairement par son aspect), Ubisoft vous propose des environnements diversifiés qu’on ne lasse pas d’arpenter en long, en large et en travers dans l’optique d’étendre l’influence de l’Initiative Starlink à travers l’espace. Au passage, les voyages qui vous effectuerez d’une planète A vers une planète B ne seront pas synonymes d’ennui, loin de là : avec tous ces hors-la-loi (et pire encore) qui rôdent dans les confins de la galaxie et ces épaves abandonnées gardiennes de trésors inestimables, il ne sera pas rare que votre arrivée sur une planète soit quelque peu retardée !

Il est ainsi véritablement grisant de parcourir à toute vitesse les vastes étendues qui vous attendent dans tout Atlas. On regrettera une technique légèrement en-deçà des attentes et des standards actuels avec quelques textures baveuses et notamment une distance d’affichage un peu faible qui ne rend pas nécessairement justice aux environnements imaginés par Ubisoft. Mais remettons les choses dans leur contexte : tout ceci se passe dans un open-world. Aussi, quelques concessions ont été nécessaires pour assurer que le jeu soit jouable, notamment avec un framerate à toute épreuve indispensable dans un jeu affichant de nombreux éléments à l’écran en pleine bataille.  Si les premières zones feront arquer, voire froncer, quelques sourcils des plus exigeants, l’ensemble reste tout à fait agréable à l’oeil notamment grâce à la direction artistique véritablement enchanteresse qui a été déployée et qui fait rapidement passer outre ces défauts.  Il est également bon de signaler que le jeu est très appréciable en Mode Portable : Ubisoft a fait un bel effort d’optimisation du jeu sur la partie portable de la console. Comme d’habitude, le rendu est légèrement moins fin mais reste très plaisant à jouer où que nous soyons !

Starlink – Battle for Atlas : notre gameplay maison

Star(link) Wars

Parlons de batailles justement ! L’exploration d’Atlas et de ses mystères ne se fera pas sans obstacles sur votre chemin et nombreux seront les adversaires à se mettre sur votre route. Fort heureusement, un véritable arsenal est mis à votre disposition pour lutter contre la Légion et ses robots assoiffés de sang. Comme nous l’avions évoqué en début de ce test, la personnalisation permise par Starlink – Battle for Atlas vous permet d’expérimenter toutes sortes de stratégies pour remporter la victoire et endiguer l’invasion de la Légion. Vous pouvez aussi bien choisir votre type de munitions (missiles, munitions simples, explosions) que l’élément qui leur sera attaché : vous pourrez ainsi opter pour du classique avec des boules de feu et des missiles de glace mais également pour l’originalité avec les munitions Vortex et Stase qui, une fois bien maîtrisées, offrent de possibilités véritablement destructrices. Un point très intéressant est le système de combo d’éléments qui vous permet de combiner deux éléments différents pour obtenir des effets supplémentaires qui augmenteront sensiblement les dégâts occasionnés, pour autant que vous ayez pris le soin d’analyser les faiblesses et résistances de l’ennemi.

Car celui-ci est loin de vous faciliter la tâche ! Les robots de Légion sont de véritables machines à tuer, à faire littéralement pâlir Terminator, et vous donneront du fil à retordre pour en venir à bout. Heureusement, votre vaisseau est pourvu d’un bouclier d’énergie que vous pouvez activer à tout moment pour annuler et même renvoyer les tirs ennemis avec un peu de timing, le tout dans la limite de votre jauge d’énergie. Les améliorations passent également par l’implantation de Mods sur vos vaisseaux qui octroieront des bonus plus ou moins importants en fonction de leur rareté. Chaque personnage dispose également d’un arbre de compétences personnel qui se développera à mesure que votre personnage gagnera des niveaux, utilisera son vaisseau et ses armes et parcourra le système d’Atlas. En bref, et sans spoiler, attendez-vous à mener des batailles épiques, rythmées par une bande-son soignée, contre ces diaboliques forces pour sauver Atlas de leur invasion !

L’Etoffe des Héros

Un aspect qui m’a particulièrement frappé dans Starlink – Battle For Atlas, est le soin tout particulier qui a été apporté aux personnages et à l’animation de manière générale. Attention, je ne parle pas de le technique du jeu que j’ai déjà évoquée, mais bel et bien de la qualité des cinématiques et du chara-design de manière générale. Pour ainsi dire, j’attendais presque voir apparaître à l’écran “Walt Disney Pictures presents…” tant la qualité de la cinématique d’introduction m’avait frappé. De manière générale, les séquences d’histoire vous réserve de bien belles images qui n’ont rien à envier aux dernières productions de la firme aux grandes oreilles. Les personnages sont plutôt plaisants à découvrir, notamment le sage Capitaine St Grand, et sont tous globalement bien écrits à l’exception peut-être de Lévi (qui au passage doit sa voix à Norman dans la version française) qui vous fera plus lever les yeux au ciel que rire aux éclats. Somme toute, Starlink – Battle for Atlas parvient aisément à faire entrer le joueur au sein de l’Initiative Starlink, d’autant plus quand on s’aperçoit que la version Nintendo Switch accueille des hôtes de marque en la personne de Fox McCloud ! Ubisoft et Nintendo entreprennent en effet un nouveau partenariat aussi audacieux que réussi en intégrant les héros de la série Star Fox dans l’aventure de Starlink – Battle for Atlas. Les possesseurs de Nintendo Switch bénéficient ainsi non seulement d’un nouveau Pilote et de nouvelles pièces d’équipements, mais également d’une trame scénaristique secondaire exclusive entièrement consacrée à la poursuite de Wolf O’Donnell, ennemi juré de notre ami renard. Etonnamment bien intégrés à l’aventure, les membres de Star Fox viennent ainsi prêter main forte à nos héros dans leur lutte contre la Légion.

La stratégie au service d’Atlas

Si l’exploration pure est une composante déjà très plaisante de Starlink – Battle for Atlas, Ubisoft a implanté une autre fonctionnalité qui procure une véritable objectif aux aventuriers en herbe. En arpentant les planètes, vous vous rendrez vite compte que la Légion a des ambitions de conquête véritablement démesurées et qu’elle n’hésitera pas à mettre tous les moyens en oeuvre pour les assouvir notamment par le biais d’infrastructures destructrices, ravageant les environnements et parasitant la faune et la la flore locales. Mais c’est là qu’intervient Starlink ! Vous avez en effet la possibilité, que dis-je, le devoir, de contrer l’influence de la Légion tout en étendant la votre. Pour cela, vous pouvez commencer par anéantir les infrastructures mentionnées plus haut mais également construire vos propres avant-postes dans des zones dédiées. Plusieurs types de bâtiments vous sont proposés : un observatoire permettra de cartographier avec précision la planète sur laquelle vous vous trouvez, une raffinerie vous apportera régulièrement des ressources financières tandis qu’une caserne placera des troupes à votre service pour défendre la planète en votre absence. En effet : tant que vous n’aurez pas annihiler jusqu’au dernier représentant de la Légion rôdant autour d’une planète, celle-ci subira constamment les assauts des maléfiques robots et peut finir par écraser vos propres forces à terme.

De nombreux évènements aléatoires jalonneront vos virées à la surface et il ne sera pas rare de vous confronter à des vils hors-la-loi pour sauver vos installations. C’est donc une véritable composante alliant gestion et stratégie qu’Ubisoft a implantée dans Starlink – Battle for Atlas et force est de constater que l’idée est pertinente, pour ne pas dire brillante. Si je devais absolument comparer le titre d’Ubisoft à un autre jeu, je parlerais sans doute de No Man’s Sky. Pour avoir expérimenté ce dernier, j’affirme sans hésiter que Starlink – Battle for Atlas réussit là où le jeu d’Hello Games a échoué (à mes yeux) : donner une véritable motivation aux joueurs à explorer une planète dans ses moindres recoins sans le lasser.

Vers l'infini et surtout l'au-delà !
  • 85%
    Vers l'infini et surtout l'au-delà ! - 85%
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Résumé

Avec StarlinkBattle for Atlas, Ubisoft Toronto signe une brillante aventure parmi les étoiles qui n’aura de cesse de vous faire sourire aussi bien par son univers soigné que par son plaisant système de combat. En alliant un concept en perte de vitesse que sont les jouet-vidéo à un savoir-faire profondément marqué, Ubisoft a créé une véritable ode à l’aventure et à la conquête spatiale. Jamais à court d’activités, sans cesse renouvelé et regorgeant de secrets qui ne demandent qu’à être percés, le système Starlink réveillera en vous une fièvre d’explorateur que vous n’aviez peut-être jamais soupçonnée. La pertinente composante stratégique achèvera de conquérir les potentiels acquéreurs qui auront peut-être froncé le nez à la vue des légers ratés techniques pourtant aisément gommés par une direction artistique recherchée qui vous promet de longues et intenses promenades sur les vastes planètes d’Atlas. Et n’oublions le contenu exclusif de cette édition Nintendo Switch qui ravira las fans de StarFox avec des missions amusantes et très plaisantes à mener.

À jouer et à expérimenter de tout son soûl !

Envoi
Note des joueurs :
74.83% (42 votes)

A propos de l'auteur :

LatoJuana

Otaku gamer assumé et sérivore avec un tropisme particulier pour Nintendo. 3e année de biologie et cataclysme en Travaux Pratiques.

a écrit 185 articles sur Switch-Actu.

8 commentaires pour “Starlink – Battle for Atlas – L’espace à portée de main – TEST

  1. Comment se passe l’accès aux différents armes quand on prend la version dematérialisée? Elles se débloquent en jeu? Quel est l’interêt d’avoir le vaisseau physique?

    1. Salut ! Les armes s’achètent en jeu via d’en l’argent réel il m’en smzble : Ubisoft nous a envoyé une version où tout était débloqué sans préciser cela.

      Posséder le vaisseau physique débloque tous ses éléments en jeu, mais il est possible de Lens débloquer directement sans le vaisseau. C’est plus un intérêt de collection qu’autre chose.

  2. Merci pour ce test 😁 je le sentais bien ce jeu dès son annonce j ai trop hate de poser mes mimines dessus 💖 oh sinon gare a vos yeux vous tous ya certains test bien trollesque qui demontent le jeu concerant les graphismes ya carrément un site qui a donner un 9/20 concernant le visuel…si c est pas du troll ca 😧😥 enfin bon quand certains comprendront que la switch est une portable qu on branche sur la tv et que c est pas une ps4 ou une one le monde ira mieux…c est super jolie quoi 💖💖

  3. Il me fait de plus en plus envie ce jeu. J’attend juste des retours de la possibilité de jouer sans leur jouet gadget. Est ce qu’on peux acheter seulement le jeu et pas leurs figurines ?

  4. J’ai mis mon jeu en vente …par principe
    Je déteste le fait qu’en cas de “mort”, il faille recommencer de zéro….sauf si on a acheté d’autres vaisseaux, qui donnent une “vie” supplémentaire

    pay to spawn : non

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