test Ni No Kuni Nintendo Switch
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Ni No Kuni : La Vengeance de la Sorcière Céleste : un RPG rempli de poésie ! – TEST

Parfois, il y a des jeux qu’on lance sans forcément en avoir de grandes attentes. Sans suivre de tendance particulière dictée par une communauté de joueuses et de joueurs en effervescence — à tort ou à raison — à cause d’une campagne marketing à coup de dizaines, voire même de centaines de millions d’euros. Des jeux qu’on lance quelques années après leur sortie, loin du tumulte et de la pression quotidienne. Simplement parce qu’on en a envie. C’est dans ces dispositions que j’ai décidé de commencer Ni No Kuni : La Vengeance de la Sorcière Céleste il y a quelques mois. Et, pour tout vous avouer, lorsque j’ai décidé d’y jouer pour la première fois, à l’occasion d’une offre exceptionnelle (9,99€ au lieu de 59,99€) sur le Nintendo eShop, j’étais bien loin d’imaginer tout ce que le jeu pouvait m’apporter.

Ni No Kuni : La Vengeance de la Sorcière Céleste est un jeu de rôle sorti en Europe le 1er février 2013 sur PlayStation 3. La version japonaise était sortie 1 an et demi plus tôt, le 17 novembre 2011, sur la même plateforme. Pour être tout à fait précis, une version Nintendo DS exclusive au Japon était quant à elle sortie encore avant, en décembre 2010. Le jeu, développé par le studio Level-5 (Professeur Layton, Dragon Quest, Inazuma, Yo-Kai Watch, etc.) et le légendaire studio d’animation Ghibli, a finalement eu droit à sa version Nintendo Switch le 20 septembre 2019. C’est donc plus d’un an après sa sortie sur la console de Big N, et 10 ans après sa toute première sortie sur Nintendo DS que je me suis enfin décidé à mettre la main dessus.

Mais alors Nastowan, dis-nous tout ! Il est comment ce jeu ? Patience jeunes loups ! Les plats les plus raffinés ne s’avalent pas d’une traite, avec grossièreté. Bien au contraire : ils se dégustent avec le plus grand soin.

Allô, maman bobo.

L’histoire de Ni No Kuni : La Vengeance de la Sorcière Céleste est introduite par une cinématique réalisée par le Studio Ghibli. Rien que ça. Sachez d’ailleurs que ce sera le cas pour l’entièreté des cinématiques qui viendront ponctuer l’aventure. Je ne peux d’ailleurs que vivement vous recommander d’opter pour les voix japonaises du titre pour profiter pleinement des réalisations du studio fondé par monsieur Hayao Miyazaki.

Bref, vous incarnez Oliver, un enfant tout à fait normal en apparence, dont la mère va rapidement passer l’arme à gauche dans un accident. Suite à cet événement tragique, alors qu’Oliver pleure à chaudes larmes enfermé dans sa chambre, il va finir par donner vie à l’une de ses peluches qui se présente comme une fée originaire d’un “autre monde”, intimement lié à celui du petit garçon. Nommée Lumi, celle-ci lui apprend qu’il pourrait subsister un espoir de sauver sa mère en parcourant ce monde parallèle. Vous voilà donc parti pour un voyage féérique aux allures de conte pour enfants.

Une fois arrivé sur place, vous allez très rapidement apprendre que ce monde alternatif est menacé par une personne maléfique du nom de Shadar, qui prend un malin plaisir à vider le cœur des habitants et à les priver des principaux sentiments qui font la force d’un être humain : l’amour, le courage, la bonté, la persévérance, etc. Heureusement pour vous, à l’aide d’une baguette magique qui vous sera délivrée rapidement dans le jeu, vous aurez la possibilité de récolter des fragments de ces sentiments auprès des personnes qui en disposent en abondance, pour les transmettre à celles et ceux qui, victimes du sortilège de Shadar, en manquent tristement.

Cette première mécanique de gameplay, qui vous suivra tout au long du jeu, résonne comme une philosophie de vie basée sur l’amour de son prochain, l’entraide et le partage. À travers elle, le joueur est incité à faire le bien et à redonner le goût de la vie à toutes celles et tout ceux qui croiseront son chemin. À une époque où la société n’a jamais été aussi individualiste qu’aujourd’hui, je ne vous cache pas que cette bienveillance omniprésente est extrêmement bienvenue. Bien évidemment, l’amour et l’eau fraîche ne suffiront pas à Oliver pour venir à bout du redoutable Shadar. Comme dans tout J-RPG digne de ce nom, les combats et l’accumulation intensive d’expérience seront les piliers de votre réussite !

Un J-RPG dans les règles de l’art !

Dans Ni No Kuni : La Vengence de la Sorcière Céleste, le joueur est, dans un premier temps, amené à se déplacer à pied dans de vastes régions peuplées de monstres en tout genre, et ponctuées de différents lieux (villes, forêts, grottes, etc.) dans lesquels il est possible d’entrer. Que vous soyez en train d’arpenter une région du monde ou un lieu plus spécifique, la plupart des créatures vous chargeront si vous entrez dans leur champ de vision et le simple fait de vous toucher lancera un combat. Ici, les combats au tour par tour ont été mis de côté pour laisser place à une alternative en temps réel, avec possibilité de marquer de courtes pauses pour alterner entre vos personnages et sélectionner leurs actions.

Votre équipe peut accueillir jusqu’à 3 personnages (après quelques heures de jeu, Oliver aura l’occasion de rencontrer des alliés qui pourront rejoindre ses rangs) qui, eux-mêmes, pourront contrôler jusqu’à 3 familiers. De la même manière que des Pokémon, ces familiers accumuleront de l’expérience et découvriront de nouvelles compétences à mesure que leur niveau augmente. Si le système de combat est intéressant en apparence, il nécessitera un petit temps d’adaptation pour être complètement maîtrisé par le joueur. En effet, il s’avère parfois fastidieux de jongler correctement entre les 12 membres de votre équipe en plein combat et l’action qui se déroule à l’écran n’est pas forcément évidente à suivre. Bien sûr, en plus de leurs capacités offensives, certains personnages auront la possibilité de se défendre, voire même d’esquiver les attaques ennemis. Pour cela, il vous faudra utiliser leurs compétences défensives juste avant que l’attaque ennemie ne soit lancée. Si vous y parvenez, le jeu vous récompensera en vous offrant quelques orbes vertes et bleues qui vous permettront de regagner un peu de santé ou de mana, et parfois même une orbe dorée qui vous permettra de lancer une attaque spéciale dévastatrice !

Comme à l’accoutumée dans les J-RPG, en plus d’acquérir de l’expérience au fil des combats, vos personnages et leurs familiers respectifs peuvent profiter de pièces d’équipements en fonction de leurs spécificités. Si Oliver pourra équiper une baguette magique, une cape et un bijou, certains personnages ou familiers demanderont des griffes, une hache, une épée, un bouclier, une robe, etc. Même si vous rencontrerez de nombreux marchands qui proposeront des pièces d’équipement durant votre aventure, ce sont avant tout l’exploration et la complétion de quêtes annexes qui vous permettront d’obtenir les pièces les plus prestigieuses.

Et c’est d’ailleurs dans l’exploration que Ni No Kuni m’a personnellement le plus charmé : bien que, comme j’ai pu l’annoncer précédemment, vous ne pourrez vous déplacer qu’à pied en début de partie, le jeu vous offrira de nouvelles possibilités au fur et à mesure que vous avancerez dans l’histoire : bateau, puis voyage rapide, et enfin… Clou du spectacle que je ne révélerai pas ici pour conserver la surprise intacte ! Toujours est-il que toutes les régions à parcourir sont à la fois denses et variées, regorgeant de nombreux secrets qui ne demandent qu’à être découverts. Chacune d’entre elles accueille une liste de créatures spécifiques que vous pourrez affronter et surtout capturer pour les ajouter à votre liste de familiers utilisables en combat.

Les familiers d’ailleurs, parlons-en…

Attrapez-les tous !

En plus des familiers qui sont propres à chacun des protagonistes que vous rencontrerez dans le jeu, vous pourrez combattre toutes les créatures du monde de Ni No Kuni pour avoir une chance de les rallier à votre cause. En effet, dès lors que vous venez à bout d’un ennemi, vous avez une chance que celui-ci tombe sous le charme de votre équipe. Lorsque cela arrive, vous disposez de quelques secondes pour utiliser la compétence dédiée et le capturer définitivement. Seule nuance par rapport à Pokémon : la capture est dotée d’un taux de réussite de 100%.

Une fois  que vous avez capturé un familier, vous pouvez le conserver dans votre “havre des familiers” ou le faire combattre aux côtés d’un personnage de votre équipe. Mais ce n’est pas tout : vous pourrez également nourrir vos différentes compagnons pour booster leurs caractéristiques, débloquer de nouveaux emplacements de compétences et les faire évoluer sous différentes formes. En somme, de quoi contenter les plus perfectionnistes qui passeront de (très) longues heures à compléter leur collection et à optimiser leur équipe !

Bien plus qu’un simple jeu vidéo…

J’aimerais profiter de la dernière partie de ce test de Ni No Kuni : La Vengeance de la Sorcière Céleste pour rendre hommage à tout le travail artistique qui a été réalisé autour de cette œuvre vidéoludique. Visuellement d’abord, avec un univers somptueux, très coloré, et tout simplement digne des plus grandes chefs d’œuvre du studio Ghibli. Un point sur lequel je tenais à insister d’autant plus que le jeu tourne à merveille sur la Nintendo Switch.

Puis d’un point de vue sonore, avec une bande originale signée Joe Hisaishi, déjà à l’origine de nombreuses BO pour de grands classiques tels que  « Le château dans le ciel », « Princesse Mononoké » ou encore  « Le Voyage de Chihiro ». Tous les morceaux qui nous sont offerts pendant l’aventure sonnent comme une évidence et contribuent à nous immerger dans ce qui semble être, non pas un simple jeu vidéo, mais bien un véritable conte de fée interactif.


Ni No Kuni : La Vengeance de la Sorcière Céleste : un RPG rempli de poésie ! – TEST
  • Un RPG qui fait dans les sentiments ! - 85%
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Un RPG qui fait dans les sentiments !

Doté d’une direction artistique digne des plus grands, avec le Studio Ghibli à la baguette, Ni No Kuni : La Vengeance de la Sorcière Céleste est un J-RPG à la fois plaisant à jouer mais aussi à vivre. À travers son propos poétique, le jeu nous éduque en nous invitant à faire un travail quotidien sur nous-même pour devenir une meilleure personne.

Si son système de combat n’est pas exempt de défauts et pourra en décourager certains, il n’en demeure pas moins un excellent jeu du genre, plein de générosité dans son contenu : comptez 35 à 40 heures pour boucler la trame principale, et plusieurs dizaines d’heures supplémentaires pour compléter les quêtes annexes, capturer tous les familiers, et faire le tour de toutes les surprises qui vous attendent.

Les +

  • Visuellement : Ghibli/20
  • Une bande originale majestueuse
  • Une histoire bien ficelée et qui fait du bien !
  • Une gestion des familiers très complète
  • Une difficulté correctement mesurée (évitez le mode facile)
  • Un système de combat intéressant…

Les -

  • … Mais délicat à prendre en main et relativement poussif sur le long terme.
Sending
Note des lecteurs :
71.46% (95 votes)
Nastowan

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Présentation : Do or do not. There is no try. _ Maître Y.

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Gunstarred

Merci pour le test. 👍
J’avais zappé qu’il était sortie sur Switch.

MAICTIEU

T’as bien résumé le jeu. C’est une vraie claque visuelle, et le gameplay est assez plaisant.
Seul problème, ça dévient un peu répétitif à la longue…

dom K

je vous trouve très généreux sur la note. C’est vrai qu’il est joli mais à part ça…
le mode scénario est hyper dirigiste. On nous dit tout ce qu’il faut faire et où il faut aller
Cela contraste avec le système de combat qui est hyper complexe. Les alliés sont plus des boulets qu’autre chose
Bref heureusement que je l’ai eu en promo, je ne suis meme pas sur d’avoir envie de le finir

mickael cinqueux

un tres bn titre ps3

Seawolf

Une horreur sur switch avec des plantages réguliers qui font perdre des heures de jeu…. à éviter…