Splatoon 3: un retour réussi et sans tâches ? – TEST

Splatoon 3
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En 2015, Nintendo nous faisait l’immense surprise de plonger dans l’inconnu en sortant une nouvelle licence sur une Wii U déjà en coma artificiel : Splatoon. Un jeu de tir avec des calamars qui se jettent de la peinture, il faut dire que le concept était surprenant et audacieux mais le gameplay et l’ambiance étaient à la fois riches et nerveux. La franchise a donc connu un immense succès, en particulier au Japon. Le premier épisode s’est écoulé à environ 5 millions d’exemplaires, pour 13 millions de Wii U vendues, une réussite commerciale et critique qui a largement récompensé la prise de risque de Big N. C’est ainsi qu’à l’annonce de la Nintendo Switch en octobre 2016, Nintendo fait déjà de Splatoon un des fers de lance de sa console en montrant quelques images dans une vidéo promotionnelle. Puis, vient la sortie de Splatoon 2 en 2017, ne réinventant pas grand chose mais s’appuyant sur des bases solides en rajoutant quelques nouveautés appréciables. 5 ans après, c’est Splatoon 3 qui débarque et une nouvelle fois sur Nintendo Switch.

Depuis 2019 et le dernier Splatfest (festivals qui voient s’affronter deux équipes pendant 48h sur un thème précis) qui a vu le Chaos dominer l’Ordre, Splatoon se faisait bien discret et on pensait, naïvement, que Nintendo allait attendre sa prochaine console pour dévoiler une potentielle suite. Que nenni, le one more thing du Nintendo Direct de février 2021 a montré Splatoon 3, à la grande stupéfaction de la plupart des joueurs. Ces derniers ont rapidement émis des craintes concernant les nouveautés présentes dans ce nouvel épisode, surtout en voyant la communication étrange de Nintendo jusqu’au milieu de cette année. Alors, vraie suite ou grosse mise à jour déguisée ? C’est ce que je vais tenter de vous expliquer dans ce test.

Mais c’est quoi Splatoon ?

Pour ceux qui ne connaissent absolument pas le concept, Splatoon est une licence qui propose aux joueurs d’incarner des calamars humanoïdes, les Inklings, et de s’affronter en ligne en 4v4 dans des guerres de territoire survoltées, en utilisant de la peinture pour encrer un maximum de terrain et liquider les adversaires. Les Inklings peuvent passer de la forme humanoïde à la forme calamar, qui leur permet de nager dans l’encre et donc de se déplacer plus rapidement. D’autres modes sont également disponibles, comme le Salmon Run (mode en coop à 4 où les joueurs repoussent des vagues d’ennemis), les matchs pro et une campagne solo hors ligne.

Splatoon 3 ou Splatoon 2.5 ?

Si vous êtes un adepte de Splatoon 2, vous vous souvenez probablement que le dernier festival a vu le Chaos l’emporter sur l’Ordre et c’est donc sans surprise que le résultat de ce Splatfest a été répercuté sur l’histoire même de ce Splatoon 3. Oubliez Chromapolis et son square, rendez-vous dorénavant dans la Contrée Clabousse, un vaste territoire désertique qui se situe à l’ouest de Chromapolis – information partagée dans une interview des développeurs avec une carte du monde de Splatoon que vous pouvez retrouver ci-dessous. Il existe tout de même une place qui fourmille de vie dans ce pays désolé : la Cité-Clabousse. Ce nouveau hub central concentre toutes les activités qu’il y a à faire dans Splatoon 3 et est plus vaste que celui des deux jeux précédents. Entre les commerces, le hall et les autres Inklings à rencontrer, la Cité-Clabousse est LE lieu incontournable pour tout Inkling qui veut avoir la classe et être au top de la tendance.

Splatoon 3 vous propose d’entrée de personnaliser votre Inkling, dans un décor pour le moins surprenant avec une Tour Eiffel renversée, rien que ça. Un vestige de la civilisation humaine ? Bref, vous avez la possibilité de choisir votre coupe de cheveux, la couleur de vos yeux, les sourcils et j’en passe et des meilleurs. Vous pourrez aussi déterminer l’allure qu’aura votre Salmioche, votre petit compagnon qui vous épaulera dans le mode solo de Splatoon 3. La personnalisation joue un grand rôle dans le jeu, et ceci n’est qu’un avant-goût de ce qui vous attend.

Une fois cette phase tutoriel passée, quoi de mieux qu’une bonne guerre de territoire ? Le principe reste le même que précédemment : barbouiller plus de terrain que les adversaires pour remporter la partie. Il n’y a donc aucune nouveauté dans ce mode, tout comme dans les matchs pro, renommés matchs Anarchie dans Splatoon 3. Hormis un passage obligatoire à un point de contrôle pour Mission Bazookarpe, à l’instar de ce qui se faisait déjà sur Expédition Risquée, rien de neuf à se mettre sous la dent du côté de Défense de zone et Pluie de Palourdes. Sachant qu’il s’agit des modes de jeu centraux du jeu, il est fort dommage qu’aucun effort n’ait été fait pour améliorer l’expérience, en particulier dans le cas de la Pluie de palourdes. Le travail d’équipe y est primordial mais, sans autre moyen de communication que “Par ici !” et “Joli !”, il est bien compliqué de réaliser une stratégie convenable.

Si le problème n’était que là, cela pourrait encore être acceptable. Seulement, aucun nouveau mode de jeu n’a été ajouté dans ce Splatoon 3 (excepté Cartes et Territoire, j’y reviendrai). On se retrouve donc à jouer à la même chose que sur le deuxième épisode, ce qui questionne réellement sur l’intérêt d’un troisième opus. Malgré 5 ans d’attente et la sortie d’un deuxième jeu sur la même console, il n’y a pas de démarcation majeure de ce côté-là et personnellement, c’est l’élément qui pourrait me faire penser à un “Splatoon 2.5″. Ajouter au moins un nouveau mode de jeu, comme le Salmon Run pour Splatoon 2, aurait été le minimum syndical pour justifier une suite mais ce n’est malheureusement pas le cas. Espérons que les mises à jour de contenu, prévues pendant deux ans, vont ajouter autre chose que des armes déjà vues ou des maps… Ces dernières ne sont d’ailleurs qu’au nombre de 12 : c’est certes supérieur à Splatoon et Splatoon 2, mais sept d’entre elles sont issues de ces deux jeux ! Elles ne sont d’ailleurs pas toujours bien refaites, comme Club Ca$halot qui a perdu une grande partie de son charme.

Un gameplay à son apogée

Fort heureusement, l’expérience de jeu reste toujours aussi excellente dans Splatoon 3 que dans les jeux précédents. Le gameplay se révèle extrêmement jouissif, et ce peu importe le niveau du joueur. Le fait de pouvoir peindre partout sans que le but ultime ne soit de liquider les adversaires en face, tout en étant une condition pour la victoire, est extrêmement intelligent et apporte une touche de fraîcheur au genre. Les armes proposées sont complètement déjantées : entre le rouleau, le para-encre (un parapluie) ou encore le bassineur qui prend la forme d’une baignoire, on comprend que ce n’est pas l’inventivité qui manque dans les équipes de développement ! La variété d’armes disponibles donne la possibilité au joueur de jouer différemment et de varier son approche de la bataille, car aucun type d’arme ne ressemble à un autre. De plus, deux nouvelles mécaniques de gameplay font leur apparition : la vrille calamar, qui permet de faire une feinte et d’aller à l’inverse de la direction prise, et la déferlante calamar, qui permet de charger un saut en nageant sur un mur et se de propulser vers le haut. Ces deux techniques confèrent un bref temps d’invincibilité et sont utiles pour se sortir de situations délicates.

Toutes les armes des jeux précédents sont de retour dès le lancement du jeu, mais deux nouveaux genres sont disponibles : le Trisperceur, prenant la forme d’arcs à trois flèches, et l’Eclatana, une sorte de katana qui lance des petites salves de peintures, chargées ou non. Cela ajoute encore plus de variété au gameplay et leur maniement s’avère aussi bon qu’avec les autres classes d’armes, même s’ils peut être un peu plus difficile d’être très bon avec. Du côté des armes secondaires et spéciales, Splatoon 3 fait mieux que son prédécesseur avec plus d’efficacité et de plaisir dans leur utilisation, comme le Haut-perceur 5.1, une version mise à jour du Haut-perceur de Splatoon sur Wii U; le lance-rafales ou encore le trimissile tornade. Malheureusement, on peut déplorer une certaine paresse dans le “recyclage” de certaines armes spéciales de Splatoon 2 comme le retour du Tenta-missiles, de la pluie d’encre ou de l’Ultra-Tamponneur, qui font un peu tâche (d’encre) au milieu des autres, bien plus agréables à utiliser.

Le seul nouveau mode ajouté à Splatoon 3 est un peu particulier, car il n’utilise pas les armes ni même votre Inkling. Cartes et Territoire, puisque c’est ainsi qu’il s’appelle, se joue également en ligne et consiste grossièrement en une sorte de Tetris, où celui qui recouvre le plus de terrain remporte la victoire. Chaque joueur possède un jeu de cartes, chacune ayant une valeur correspondant au nombre de blocs qui seront occupés. Il faut donc être stratégique pour empêcher l’adversaire de trop avancer dans sa partie de terrain, tout en attaquant au plus vite pour empiéter sur son territoire : en soi, c’est tout le concept de la guerre de territoire ! Bien que ce mode possède des qualités intrinsèques et qu’il plaira aux adeptes du genre, je dois bien avouer qu’il ne s’agit pas du tout de mon style et que je ne joue pas à Splatoon pour jouer aux cartes et remplir des cases sur un quadrillage (cela reste un avis purement subjectif).

Salmon Run: Next Wave ou SalmoNo-Fun ?

Le Salmon Run est de retour dans Splatoon 3 et ce n’est pas une surprise tant son concept avait plu sur Splatoon 2. Pour rappel, vos trois coéquipiers et vous devez repousser trois vagues successives de monstres marins, appelés les Salmonoïdes, qui souhaitent prendre le contrôle de la terre ferme. L’objectif est de récupérer les œufs dorés des Salmonoboss pour satisfaire Mr. Ours SA, votre étrange employeur qui vous exploite très clairement. Peu de choses ont changé dans ce mode, mais les quelques nouveautés ajoutées sont très sympathiques et dynamisent encore plus le Salmon Run. Quatre boss inédits ont été implémentés et ils complètent très bien ceux déjà présents; de plus, de nouveaux thèmes de vagues ont débarqué comme la tempête qui recrache des Salmonoïdes sur la côte et les œufs dorés qui comptent double ainsi que d’autres surprises. En plus de cela, une quatrième vague peut apparaître et dans laquelle vous devrez vaincre le Salmonarque, un immense Salmonoboss qui peut être battu grâce aux œufs dorés.

Toutes ces nouveautés permettent au Salmon Run de Splatoon 3 de se renouveler et de varier un peu les plaisirs. Il faut dire qu’il en avait bien besoin, car on commençait à tourner en rond après cinq ans. Plus vous montez en grade et plus les vagues seront corsées, vous devrez donc réaliser un vrai travail d’équipe en lançant vos œufs vers vos coéquipiers, une nouvelle mécanique de jeu qui change bien des choses. Un défi réel et intense vous attend au niveau maximum, sans parler du Salmonarque qui est de plus en plus féroce et difficile à battre. Pour couronner le tout, une fois votre mission menée à bien, vous pourrez obtenir diverses récompenses comme des tenues de travail ou bien de l’argent et de l’équipement inédit. Bref, ce Salmon Run est l’une des réussites de ce Splatoon 3 et on prend beaucoup de plaisir à coopérer… et se mettre la pression pour repousser ces hordes de Salmonoïdes !

Une refonte réussie du hall de Splatoon 3

Maintenant que l’essentiel du contenu du jeu (hors mode solo) a été abordé, il est temps de passer à la nouveauté majeure, qui ne concerne pas le gameplay pur mais qui pourrait quasiment justifier à elle seule l’achat de ce Splatoon 3 : la refonte de l’interface en ligne et du hall. Vous devez le savoir, il était auparavant très difficile de jouer avec ses amis dans la même équipe, notamment en guerre de territoire, car aucun système ne le permettait. Splatoon 3 sonne la fin de cette absurdité : vous pouvez maintenant rejoindre n’importe lequel de vos amis, dans n’importe quel mode et ce à tout moment. Il était temps, c’est peu de le dire ! De plus, pour lancer une partie, vous n’attendez plus dans le hall mais dans une zone d’entraînement, ce qui vous permet de perfectionner vos techniques. C’est là aussi que vous pourrez échanger des tickets repas contre des bonus d’équipement ou d’argent mais aussi visionner vos matchs via le système de replay, une nouveauté fort appréciable.

Les parties privées sont de retour, mais les matchs pros ont changé leur appellation : il s’agit maintenant des matchs Anarchie, séparés en deux sous-modes : les normaux (jouables entre amis !) et ceux en série, où vous devez gagner un certain nombre de points pour augmenter votre rang et ainsi gravir les échelons. Cela ne se fait d’ailleurs plus par mode de jeu mais regroupe l’ensemble des disciplines classées, ce qui est bien mieux pour progresser plus rapidement et être avec des joueurs de votre niveau. Les matchs de ligue devraient faire leur retour dans une prochaine mise à jour et permettront d’avoir un Power propre à une équipe, valable pendant une rotation de deux heures, cette dernière affrontant d’autres joueurs ayant un Power équivalent au leur. Ces quelques changements d’interface ne touchent hélas pas les erreurs de communication à répétition, même si Nintendo promet des progrès dans les temps à venir et que les déconnexions tôt dans la partie interrompent le match et pénalisent la personne “en faute” et pas les autres.

Parlons brièvement des commerces qui ne voient pas beaucoup de nouveautés mais dont les propriétaires ont changé (hormis le célèbre et bavard Cartouche de la Marée-Armée). Ils vous fourniront énormément de vêtements, d’accessoires ou de chaussures pour trouver votre propre style et surtout avoir des compétences intéressantes. On peut tout de même noter la présence d’un nouveau magasin, tenu par Monia et qui dispense de nombreux articles de décoration, comme des autocollants ou peluche… pour personnaliser votre casier ! C’est une autre nouveauté purement cosmétique de Splatoon 3, qui vous permet de décorer votre casier et le montrer aux autres joueurs. Il existe également un catalogue spécial : il a un système de niveau spécifique et plus vous progressez, plus vous débloquerez de récompenses liées au casier ou même aux titres et à la bannière que vous arborez en match, ainsi que des émoticônes qui vous permettront d’avoir la classe lorsque vous remporterez la victoire !

Intégration de SplatNet 3 à Splatoon 3

Si vous possédez l’abonnement et l’application pour smartphone Nintendo Switch Online, vous avez accès à toute une série de fonctionnalités que vous n’avez pas dans le jeu de base. Par exemple, vous pouvez commander de l’équipement à Céphalochic pour ensuite le recevoir via Tipik, consulter une tonne de statistiques concernant votre aventure en solo ou en ligne et même y envoyer les vidéos de vos matchs ! SplatNet 3 est plus abouti que SplatNet 2, alors n’oubliez pas d’aller y jeter un œil de temps à autres !

Les Splatfests, entre nouveauté et appréhension (expérience de la démo)

Comment parler de Splatoon 3 sans évoquer les Splatfests ? Ces événements temporaires qui voient s’affronter trois équipes sur un thème précis se déroulent de temps à autre dans la Cité-Clabousse. Trois équipes, car trois nouvelles icônes sont dans le jeu : Angie, Pascale et Raimi… la raie. Oui oui. Sachez qu’il est ENFIN possible de passer leur présentation des maps à chaque lancement du titre, un véritable soulagement qui permet de ne pas se coltiner des dialogues inutiles et vus et revus. Bref, les Splatfests se déroulent de nuit dans une ambiance particulière, avec le support des Tridenfer (puisque c’est le nom du groupe de mascottes). A chaque début de festival, vous choisissez un camp et vous devez le défendre jusqu’au bout dans des guerres de territoire survoltées. Là aussi, vous pouvez jouer avec des amis qui ont choisi le même camp que vous. A la fin des festivités, vous gagnerez un nombre de super-coquillages équivalent au rang que vous avez atteint, et qui vous permettront de changer vos pièces d’équipement auprès de Tipik, sur le square.

La nouveauté principale des Splatfests dans Splatoon 3 est l’implantation, à mi-festival, d’un nouveau type de guerre de territoire : les matchs tricolores. Ce ne sont plus deux équipes qui s’affrontent, mais bien trois : le camp qui est devant les deux autres à la moitié du Splatfest est celui qui sera à quatre joueurs; les deux autres seront à deux joueurs chacun. Le but des équipes à la traîne est de contrôler le milieu de la map pour faire tomber du ciel de l’encre de leur couleur, dans l’objectif de reprendre l’avantage. Malheureusement, si ce concept est fort alléchant sur le papier, il ne s’exécute pas aussi bien sur le terrain. L’équipe à quatre joueurs est trop, voire toujours défavorisée car elle ne peut jamais prendre le contrôle du milieu de la map, elle doit seulement le défendre. Il est donc quasiment inévitable que les deux autres équipes finissent par prendre le dessus, même pendant cinq secondes. A partir du moment où l’encre tombe du ciel, la partie est déjà quasiment gagnée pour eux et perdue pour les autres. Nintendo a déjà annoncé se pencher sur le problème, en réduisant d’abord le nombre de matchs tricolores : une meilleure solution devrait être trouvée par la suite.

Bienvenue à Alterna, la campagne solo de Splatoon 3 !

Enfin, il est temps de traiter du point le plus mystérieux de Splatoon 3, celui dont Nintendo n’a pas énormément parlé durant sa campagne de communication : le mode campagne. Je resterai ici intentionnellement aussi flou sur l’histoire et le contenu de ce solo, pour préserver les éventuelles surprises. Rendez-vous donc à Alterna, où l’ancien Amiral Macalamar a besoin d’aide pour repousser une nouvelle fois les Octariens, qui ont encore dérobé le Grand Poisson-Charge, qui alimente la Cité-Clabousse en électricité. Il s’agit d’un Splatoon donc l’histoire n’est pas toujours au centre des débats mais derrière ce résumé bref et insipide, se cachent quelques subtilités scénaristiques que je vous laisse découvrir. Vous n’avez donc d’autre choix que de parcourir Alterna, à l’aide de l’Escadron Espadon Nouvelle Génération composé des Calamazones Ayo et Oly et le Numéro 3 originel de Splatoon 1 (promu Amiral), un vaste territoire sous la surface de la Contrée-Clabousse où se cachent des Octariens poilus : c’est le Retour des mammifériens.

Ce mode aventure reprend les bases qu’avait posé l’Octo-Expansion de Splatoon 2 : des niveaux courts et intenses, avec des défis originaux et intéressants. Utiliser un seul tir de sniper pour détruire beaucoup de cibles, se déplacer uniquement avec l’arme spéciale Super Mollusque, avoir un réservoir d’encre limité, ne sont que des exemples de ce qui vous est proposé dans le monde d’Alterna de Splatoon 3. Pour découvrir ces niveaux (plus de 50 au total), vous devez enlever la bouillie hirsute qui parsème le hub central à l’aide de votre Salmioche. Ce dernier pourra aussi vous être utile pendant votre aventure pour supprimer certains obstacles. Notez également la présence d’un arbre de compétences pour améliorer votre équipement héroïque. Ce mode solo est donc probablement le plus complet et le plus intéressant de toute la série Splatoon : si vous avez apprécié l’Octo-Expansion, alors vous ne pourrez qu’aimer Alterna et ses mystères. Seul couic, les musiques ne sont pas aussi entraînantes que dans le reste du jeu et sont légèrement plus répétitives. Pas de quoi gâcher le plaisir alors je vous laisse découvrir tout cela !

J’ai Splatoon 1 et/ou Splatoon 2: dois-je prendre Splatoon 3 ?

C’est une des questions qui se pose le plus concernant Splatoon 3 si on possède déjà un jeu de la série. Si vous n’avez jamais joué à la licence, vous pouvez foncer les yeux fermés car le gameplay procure un plaisir et une addiction indéniables. Si vous avez joué à Splatoon sur Wii U et pas au 2, il y a eu plusieurs changements entre celui-ci et le 3 (Salmon Run, mode solo, nouvelles armes/maps, etc.) qui justifient le passage à la caisse. En revanche, si vous avez déjà joué à Splatoon 2 et que vous avez aimé sans être un fan acharné non plus, je vous conseillerais de ne pas opter pour Splatoon 3, ou du moins d’attendre quelque temps. L’expérience reste relativement la même en termes de gameplay pur et les nouveautés ajoutées sont au final assez accessoires pour vous et davantage destinées aux joueurs fréquents. La décision finale vous revient car si le nouveau contenu est plutôt pauvre au lancement, des mises à jour gratuites sont planifiées sur deux ans, sans compter un DLC solo payant : il faudra voir dans un ou deux ans si des modes inédits ou variantes au Salmon Run ont été ajoutés, car ils justifieraient sans doute dans ce cas-là l’achat de Splatoon 3, même si vous avez le 2.

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  • Une expérience riche et intense qui justifie un 3 ? - 80%
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Une expérience riche et intense qui justifie un 3 ?

Qu’il est compliqué de noter ce Splatoon 3 ! On ne peut pas nier tout le plaisir qu’il apporte dans son gameplay, sa variété d’armes proposées et son contenu riche : il n’a jamais été aussi plaisant de s’asperger de peinture grâce aux nouvelles mécaniques de gameplay et à la refonte du hall. Le mode solo est quant à lui l’apogée de ce que proposait l’Octo-Expansion. On ne peut cependant pas non plus nier qu’il n’apporte quasiment aucune nouveauté en termes de nouveaux modes, si ce n’est le Cartes et Territoire. Le jeu se repose sur tout ce qu’il savait déjà (parfaitement) faire auparavant, donc le concept fonctionne toujours autant mais on pouvait être en droit d’attendre plus de changements au jour du lancement, surtout pour un vrai nouvel opus. Toutefois, le vrai bilan sera à dresser une fois toutes les mises à jour gratuites publiées et qui devraient, on l’espère, rectifier ce qui lui est reproché.

Les +

  • On peut enfin passer la présentation des maps au lancement du jeu !!!
  • Le contenu de base, supérieur aux jeux précédents
  • Un gameplay aux petits oignons
  • L’univers toujours aussi fou
  • L’excellente OST qui colle parfaitement à l’ambiance
  • La refonte du hall, nécessaire et très appréciable
  • Le Salmon Run et ses nouveautés
  • Le nouveau système de progression en classé
  • Le catalogue saisonnier d’objets cosmétiques
  • Cartes et Territoire, pour changer du reste
  • Le suivi qui s’annonce régulier
  • Le mode solo très réussi
  • Le système de casier…

Les -

  • Peu de nouveautés qui justifient un 3
  • Pas de nouveau mode de jeu hormis Carte et Territoire
  • Un peu trop d’armes spéciales et de maps “recyclées” de Splatoon 2 (et même du 1)
  • Des erreurs de communication trop présentes
  • Les Splatfests à perfectionner
  • …mais était-ce vraiment la priorité ?
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Leotendo23
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Etudiant de 20 ans, joueur Switch/Xbox passionné de jeux vidéo depuis Super Mario Galaxy. Toujours à l'affût en ce qui concerne Mario, Zelda ou encore Splatoon.