TEST – Death Squared

À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Tel est l’adage que l’on pourrait apposer à Death Squared, dernier né de SMG Studio. Développeur indépendant australien, SMG Studio débarque cette année sur Nintendo Switch avec cet atypique puzzle-game. Sous ce nom ténébreux se cache un jeu des plus retors alliant astucieusement réflexion et party-game, animé par une volonté de faire revivre le multijoueur local actuellement en voie de disparition. Pari réussi ?

 May the odds be ever in your favor

Death Squared affiche un principe simple : à l’aide des deux sticks analogiques, votre mission consiste à déplacer deux cubes et à mener chacun des deux vers un objectif symbolisé par un cercle coloré. Mais soyez sur vos gardes : derrière l’apparente limpidité de ce concept se dissimule un traitement de choc infligé à vos méninges. Chaque stage place divers obstacles sur le chemin de vos petits cubes colorés : lasers, pointes mortelles et acérées et chutes dans le vide sont au programme. À la manière des épouvantables arènes de la célèbre saga Hunger Games, certains stages disposent de pièges totalement imprévisibles qui imposent la plus grande vigilance dans l’exécution du moindre déplacement. La principal mode de jeu dispose de 80 casses-tête résolvables seul ou avec un partenaire, chaque joueur contrôlant un cube. À cela viennent s’ajouter 40 niveaux jouables à 4 et les quelques stages du redoutable Mode Vault, réservé aux plus aguerris d’entre vous : de part le nombre d’énigmes et de leur difficulté, Death Squared peut se targuer d’avoir une solide durée de vie. Du fait du côté aussi furtif que cruel de certains pièges, il ne sera pas rare de retenter certains niveaux une petite dizaine de fois. Et histoire de rajouter un peu d’humiliation, chaque mort est recensée avec un compteur dédié qui mesure l’étendue de vos tribulations. De plus, mourir plusieurs fois diminue votre score et votre appréciation pour le niveau en cours : la prudence est donc de mise. Soucieux de récompenser les joueurs, Death Squared possède la grisante capacité de faire ressentir un agréable sentiment de satisfaction une fois une énigme résolue.

Digne d’un Rubik’s Cube ?

Death Squared joue la carte de la simplicté dans sa direction artistique : fond bleu marine, arènes d’un blanc épuré très futuriste et musiques douces et relaxantes sont à prévoir. Un choix dont la justesse se ressent dans l’ambiance générale dégagée par le jeu : froide, calme sans être stérile pour autant. Malgré une bande-son peu diversifiée, les quelques lignes de dialogue entre le personnage que vous incarnez et l’Intelligence Artificielle qu’il côtoie sont parfois très amusantes, pour autant que vous maîtrisiez un minimum l’anglais. En effet, un des défauts du jeu réside dans son absence totale de traduction française. Evidemment, vous ne serez pas pénalisés pour vous y retrouver dans les menus : leur simplicité est telle que vous n’aurez aucune difficulté à profiter rapidement du jeu. Il est simplement regrettable que SMG Studio n’ait pas pris la peine de mettre des sous-titres pour ces dialogues, privant certains joueurs d’une part de l’ambiance si particulière du jeu. En revanche, on ne peut qu’apprécier la flexibilité offerte par la Nintendo Switch pour ce type de jeu : pouvoir résoudre un ou deux casses-tête avec un ami n’importe où et n’importe quand représente un agrément non négligeable !

A propos de l'auteur :

LatoJuana

Jeune aficionados de Nintendo de 20 ans. Fan de Miyazaki et de Disney. Etudiant en Biologie et cataclysme en Travaux Pratiques.

a écrit 66 articles sur Switch-Actu.

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