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Destroy All Humans : vous reprendrez bien un peu de cervelle en croûte ? – TEST

Parmi les enfants des années 1990, rares sont ceux qui n’ont pas été touchés par la vision parodique de la société américaine signée Tim Burton dans son film Mars Attack. Ce même film qui a inspiré les équipes de Pandemic Studios dans les années 2000 pour bâtir son alter ego vidéoludique sur PlayStation 2 : Destroy All Humans. Fort du succès du jeu à sa sortie, plusieurs suites ont vu le jour, en 2006 et en 2008 : Destroy All Humans 2, puis Destroy All Humans : Lâchez Le Gros Willy. Et voilà donc que, plus de 10 ans plus tard, les membres de THQ Nordic ont décidé de faire revivre ce phénomène de l’industrie dans un remake initialement accueilli sur PlayStation 4 et Xbox One le 28 juin 2020, puis sur Nintendo Switch une année plus tard.

Alors, que vaut ce portage sur notre console nomade préférée ? La réponse dans ce test signé Switch-Actu.fr ! Ah, et au fait : aucun américain n’a été torturé durant l’écriture de celui-ci, promis juré.





On l’appelle l’ovni, mais celui-ci ne vient ni en Y, ni en paix

Si vous avez toujours rêvé de faire une rencontre du troisième type, il est grand temps de redescendre sur Terre, sans mauvais jeu de mot : Destroy All Humans! est un TPS (Third Person Shooter, ou jeu de tir à la troisième personne) dans lequel vous incarnez Cryptosporidium 137 – ou Crypto pour les intimes, un extraterrestre envoyé sur la planète bleue pour récolter de l’ADN humain à des fins scientifiques. Seulement voilà : chez les extraterrestres, on ne connait pas les tests ADN classiques. On préfère aspirer violemment la cervelle de nos patients. C’est plus efficace, n’est-ce pas ?

Dès les premières minutes, notre consigne est on ne peut plus claire : siphonner un maximum de matière grise et tout détruire sur notre passage, que ce soit les citoyens américains lambdas, les forces de l’ordre ou bien l’armée. Pour cela, Crypto est doté d’un arsenal très vaste et de certains talents tels que la télékinésie et la métamorphose. Ceux-ci lui permettant de se faufiler dans les rangs ennemis pour leur soutirer des informations, leur faire dire un peu n’importe quoi ou les exterminer avec la plus grande fourberie. Bien évidemment, impossible pour Crypto de se métamorphoser au beau milieu de ses ennemis, sous peine de les alerter instantanément. Ils ont beau avoir élu un clown en 2016, les a08méricains ne sont pas si idiots qu’on ne le croit ! De plus, nous devrons fréquemment aspirer de nouvelles cervelles fraîches pour permettre à notre camouflage de perdurer.

Ainsi, le gameplay de Destroy All Humans va s’articuler autour de ces mécaniques de jeu pour nous faire accomplir toute une batterie de missions diverses et variées. Exemple, au hasard : infiltrer une conférence de presse tenue par le maire d’une petite bourgade américaine, prendre le contrôle de son discours et insulter grassement les communistes face à un parterre de compatriotes en transe devant tant de clairvoyance ! C’est bien connu : communisme = diable incarné pour l’américain moyen.

Make America Destroyed Again! (and again, and again…)

Si toutes les mécaniques de jeu présentées jusqu’ici ainsi que l’arsenal de Crypto sont très plaisants à utiliser en début de partie, avec une prise en main tout à fait fluide, force est de constater que la répétitivité du titre se fait ressentir rapidement. Même si les objectifs des missions sont variés, avec de l’infiltration, du sabotage, de la démolition et même quelques phases en soucoupe volante, nous avons eu rapidement l’impression d’avoir fait le tour de la question en une poignée d’heures ingame. Et ce ne sont pas les quelques variations de décors – plutôt réussis au demeurant – qui permettront d’insuffler ce vent d’air frais suffisant dont nous aurions bien besoin une fois que nous avons été surpris/amusés par l’atmosphère et les inventions loufoques des créateurs.

Seule mécanique qui nous incite à enchaîner et à rejouer les missions pour obtenir le meilleur score : le système de récolte d’ADN dont Crypto peut se servir pour améliorer ses capacités, “pimper” sa soucoupe ou sa propre apparence et étoffer encore un peu plus son arsenal de guerre. Une dimension RPG très classique, mais qui a le mérite de nous offrir un objectif complémentaire à celui proposé par les missions du jeu.

Aussi fun soit-il à jouer, ce portage de Destroy All Humans! sur Nintendo Switch souffre de quelques lacunes inhérentes aux titres de son époque, surtout pour les joueurs que nous sommes, habitués à toujours plus de créativité, de fluidité et de générosité dans le contenu qui nous est proposé. Certaines petites imprécisions dans les phases de tir, une caméra à la limite d’être complètement à la ramasse dans les phases de combat en soucoupe, surtout si vous jouez au jeu sans avoir de Manette Pro Switch en votre possession… Autant de petits défauts qui existaient déjà dans les versions PlayStation 4 et Xbox One sorties un an auparavant, et que l’on peut encore regretter aujourd’hui.

D’ailleurs, et si l’on terminait par un comparatif à la fois graphique et technique de cette version Nintendo Switch ?

Que pensent les terriens de cette version Nintendo Switch ?

Lorsqu’il est question de portage d’un jeu sur Nintendo Switch, la première question qui se trouve sur toutes les lèvres est d’ordre visuel et technique. Pleure-t-on du sang en regardant l’écran pendant plus de quelques minutes ? Le nombre d’images par seconde est-il plus satisfaisant qu’un flipbook récupéré au fin fond d’un paquet de céréales dans les années 1990 ? Autant de questions auxquelles nous allons tenter de répondre pour vous.

Le moins que l’on puisse dire est que Destroy All Humans! n’est pas le portage le plus réussi de la console portable de Nintendo. Doté d’un framerate constamment en difficulté, d’une distance d’affichage beaucoup trop faiblarde et de textures simplifiées au possible, le jeu n’a pas grand chose pour lui à ce niveau-là. Mais aussi étonnant que cela puisse paraître, la direction artistique très marquée permet presque de passer outre et d’oublier pendant quelques instants que nos yeux n’ont pas demander à s’infliger ça. En s’accrochant un peu pendant les premières heures, notre rétine dispose de l’étonnante capacité à s’adapter, d’autant que certaines missions de l’aventure semblent parfois mieux tourner que les toutes premières, peut-être un peu trop ambitieuses pour une machine telle que la Nintendo Switch. Précisons que la quasi-intégralité de ce test a été réalisée en mode portable, mais que les lacunes avancées jusqu’ici ne sont ni plus ni moins similaires en version dockée.

En conclusion : si ce Destroy All Humans sur Nintendo Switch a été contraint de se présenter dans son plus simple appareil pour tourner sur la console de Big N, il n’en demeure pas moins une expérience agréable. En revanche, pour tous les possesseurs de PlayStation 4 et/ou de Xbox One, il ne serait pas tout à fait idiot de vous raccrocher à l’une de ces versions, forcément plus convaincante dans sa réalisation. Si vous n’avez pas cette chance, gardez en tête que de chasser les humains reste tout de même une aventure aussi agréable que déjantée, surtout dans un jeu qui se trouve sans cesse à la frontière entre le politiquement correct et l’incorrect ! “Make America Destroyed Again!”

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Destroy All Humans : vous reprendrez bien un peu de cervelle en croûte ?
  • Un portage limitée mais un maximum de fun au moins pendant quelques heures. - 65%
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Un portage limitée mais un maximum de fun au moins pendant quelques heures.

Ce portage sur Nintendo Switch de Destroy All Humans a déjà le mérite d’être le portage d’un très bon jeu qui a marqué toute une génération bercée par le cinéma de science-fiction et ses parodies en tout genre. Cependant, comme souvent quand il est question de Nintendo Switch, de (très) grosses concessions techniques ont du être faites pour permettre à la console de faire tourner le tout plus ou moins correctement. Si vous parvenez à passer outre ces défaillances techniques et quelques imprécisions ça et là, vous vivrez le rêve ̶a̶m̶é̶r̶i̶c̶a̶i̶n̶ extraterrestre : annihiler l’espèce humaine dans une ambiance pour le moins burlesque ! Un très bon moment vidéoludique en somme, quoi qu’un peu répétitif sur la durée.

Les +

  • Une direction artistique très marquée…
  • Un humour aussi absurde que grinçant (point négatif si vous êtes américain et que vous manquez d’autodérision)
  • Des mécaniques de jeu très fun (télékinésie, métamorphose)
  • Un sentiment d’évolution progressif agréable

Les -

  • … Mais à qui la technique ne rend pas service malheureusement !
  • Un humour aussi absurde que grinçant (point positif si vous aimez vanner les américains [ou] que vous en êtes un et que vous savez faire preuve d’autodérision)
  • Des imprécisions au niveau de la visée (surtout sans manette pro)
  • De gros problèmes de caméra (particulièrement en soucoupe volante)
  • Un sentiment de répétitivité qui se fait sentir assez rapidement
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Note des lecteurs :
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Nastowan

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Présentation : Do or do not. There is no try. _ Maître Y.

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