Un Nintendo Direct: Partner Showcase en février pourrait être une excellente chose pour l’avenir de la Switch 2 – TRIBUNE

Par le 31 Jan 2026 à 19:00 - Temps de lecture : 3 minutes
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Ce titre vous a fait tiquer ? Je comprends. Mais ce que je ne comprends pas, c’est la levée de boucliers récente sur les rumeurs d’un potentiel Nintendo Direct: Partner Showcase début février et non d’un Nintendo Direct général. Il me semble que l’attente envers Nintendo semble avoir basculé dans une forme de démesure irrationnelle, surtout dans un contexte où Nintendo semble vouloir faire des appels du pied aux (gros) éditeurs tiers et où le calendrier immédiat de la firme est loin d’être désertique.

Avec l’arrivée de Mario Tennis Fever en février, le très intrigant Pokémon Pokopia prévu pour mars (aux côtés du DLC de Super Mario Bros. Wonder) et le retour attendu de Tomodachi Life en avril, Nintendo occupe déjà le terrain de manière solide pour ce premier trimestre. Réclamer à tout prix une salve d’annonces « maison » supplémentaires dès maintenant, c’est oublier que le constructeur a déjà ses pions placés pour le début de l’année. Ce n’est pas forcément dans les habitudes de Nintendo de « laisser trainer » les annonces, mais ça n’est pas pour autant une catastrophe.

Ne sous-estimons pas l’importance des tiers sur cette génération

Critiquer un événement dédié aux tiers, c’est peut-être ignorer que la santé de la console dépend en partie de sa capacité à devenir une plateforme universelle et non un simple support pour licences internes. Le line-up de lancement l’a déjà prouvé : Nintendo compte sur les tiers pour cette Switch 2 et c’est sans nul doute parce que big N a bien compris que les jeux exclusifs seront plus longs à développer que pour la Switch première du nom. Les deux meilleurs moyens de faire patienter entre deux « gros jeux », c’est de proposer des expériences plus petites (via des jeux AA ou des DLC de jeux déjà sortis) et de compter sur les autres pour remplir le catalogue.

N’oublions pas non plus qu’un Partner Showcase ne signifie pas l’absence totale de licences Nintendo. Le constructeur en a parfois profité pour y glisser des jeux de ses propres licences développés par des studios externes (comme Koei Tecmo ou Bandai Namco). Cette frontière parfois poreuse entre le jeu tiers et l’exclusivité « maison » permet à Nintendo de nourrir sa console tout en gardant ses studios principaux pour les chocs frontaux de fin d’année.

Je rappelle d’ailleurs à toutes fins utiles que la première année de la Nintendo Switch première du nom n’était pas aussi rythmée en sortie que les suivantes ; la Switch 2 a tout a fait le droit de suivre le même chemin.

Un enjeu bien plus important qu’on ne le pense

L’enjeu d’un Partner Showcase en ce début d’année, s’il a lieu, peut tout simplement être historique. Si la Nintendo Switch 2 parvient à s’imposer comme un partenaire majeur pour les éditeurs tiers, elle brisera définitivement le plafond de verre qui cantonnait souvent les consoles Nintendo au rang de machines d’appoint ou de machines à exclusivités. Un tel événement est l’occasion de confirmer que les productions les plus ambitieuses peuvent désormais cohabiter avec les jeux Nintendo.

En consolidant ce segment, big N pourrait s’assurer un flux constant de sorties (surtout depuis que les problèmes de kits de développement semblent être amoindris) ; mais en dehors du catalogue lui-même, un monde où la console actuelle de Nintendo devient à la fois la machine des exclusivités et celle des tiers ferait d’elle la machine la plus intéressante du marché pour les joueuses et joueurs, tout simplement. Une fois un tel cycle lancé, c’est l’assurance de ne jamais s’ennuyer sur la console et donc de répondre aux critiques émises par une partie de la communauté sur le manque de jeux marquants durant les premiers mois de la Switch 2.

Un Partner Showcase n’empêche pas d’autres annonces

Enfin, il faut savoir raison garder sur la temporalité. Un Partner Showcase début février n’exclut en rien la tenue d’un Nintendo Direct général dans la foulée, entre mars et début avril. Avec la fin de l’année fiscale fixée au 31 mars, Nintendo a tout intérêt à segmenter sa communication pour maximiser l’impact de ses annonces, tout en évitant absolument de faire de l’ombre aux tiers qui peinent à exister sur consoles Nintendo à cause de l’omniprésence des exclusivités.

Utiliser le mois de février pour mettre en avant la richesse du catalogue tiers permet de rassurer les investisseurs sur la diversité de la ludothèque, tout en gardant ses cartouches majeures pour un événement printanier qui lancera l’année fiscale 2026-2027 en fanfare. Plutôt que de voir ce Partner Showcase comme une déception, voyons-le comme la preuve d’une console qui gagne déjà en maturité et en attractivité. Et ne pensons pas qu’à nos goûts : pensons à ceux des futures joueuses et futurs joueurs Nintendo Switch 2.

Rendez-vous début février ?

La semaine prochaine nous dira si un Nintendo Direct est bien prévu et du format adopté par Nintendo pour celui-ci. J’en viens presque à espérer que ce soit bien un Partner Showcase, afin de voir des jeux comme Monster Hunter Wilds, Call of Duty, Expedition 33, The Duskbloods, voire même des noms inattendus débarquer sur Switch 2. Mais une chose est sûre : des annonces de jeux, qu’ils soient exclusifs ou non, ne sont jamais une mauvaise nouvelle.

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