TEST – Aces of the Luftwaffe : Squadron

Et si la Seconde Guerre Mondiale ne s’était pas déroulée telle qu’on le sait ? Et si New York avait été en proie à des bombardements ? Et si des hordes d’avions de l’Axe avaient déchiré le ciel avant de déchirer la terre, qui aurait pu se dresser contre ces oiseaux de malheur mécaniques ? Il aurait fallu l’intervention d’un héros, ou plutôt d’un groupe de héros…

Changer le monde ? Quelle drôle d’idée…

…il est très bien comme ça le monde, pourquoi le changer ? C’est pourtant à partir du postulat que les forces de l’Axe ont réussi à traverser l’Atlantique que l’histoire débute. En effet, un commando secret, les Aces of the Luftwaffe, pilotes d’élite de l’armée nazie, ont contre-attaqué et s’apprêtent à anéantir les USA. Une telle situation serait catastrophique : pris à la gorge, les États-Unis n’ont plus d’autre choix que de combattre l’envahisseur en leur sein, car une défaite signifierait la fin du monde et l’implantation du régime hitlérien aux quatre coins du globe. Des amicales d’anciens nazis, des clubs, des associations peut-être, auraient germé de partout, comme une mauvaise herbe qui lézarde les murs de la maison.

Pour contrer l’anéantissement du peuple américain, les États-Unis ont fait appel à un groupe de quatre pilotes qui, montés sur leurs coucous, vont devoir faire face à l’armée ennemie. Ces pilotes, ce sont Steve Davis, Melissa Monroe, Mark Taylor et John King. Le joueur doit contrôler ce bataillon en prenant garde à éviter le feu adverse, et à gérer leurs comportements plutôt…particuliers. En effet, Steve va avoir la fâcheuse tendance à s’endormir sur son manche, privant le groupe d’une de ses gachettes mais qui doit être protégé jusqu’à ce qu’il revienne à lui. Mark, leader du groupe, va parfois tomber malade, ralentissant tout le groupe le temps que la nausée passe. Melissa a le vertige, et quitte le groupe quand celui prend de l’altitude. Enfin, John est pris d’accès de folie et se met à tirer sur tout ce qui bouge : attention à sa santé, et à celle de son escadron !

Ces petits handicaps qui peuvent survenir au cours de partie ajoutent du piquant à un jeu qui ne manque pas de saveur. Aces of the Luftwaffe – Squadron est immédiatement fun et on retrouve les sensations d’un shoot’em up à scrolling vertical : des quantités astronomiques d’ennemis que l’on doit dézinguer apparaissent à l’écran (leur destruction donnant certaines fois droit à des améliorations de la puissance de feu des avions) et il faut éviter soigneusement leurs tirs. Le gameplay est simple et répond parfaitement, et le joueur ne pourra s’en prendre qu’à lui ou presque en cas d’échec des 25 missions qui composent le titre.

De bonnes idées au service d’une campagne plaisante

Au début de chaque mission, une petite cinématique in-game permet au joueur de pas être parachuté directement au cœur de l’action. L’histoire, sympathique bien que pas forcément très inspirée, progresse par ce biais. Notons ici l’effort de HandyGames : le jeu est intégralement traduit en Français, et des acteurs anglophones prêtent leurs voix aux protagonistes amis ou ennemis. Au cours de chaque mission, en plus de l’annihilation totale et méthodique de l’armée nazie, un objectif secondaire sera alloué au joueur. Ces objectifs sont suffisamment variés pour renouveler la formule et enchaîner les parties sans qu’un sentiment de lassitude s’installe trop vite : sauvetage de troupes au sol, récupération de matériel, destruction de certains points sur la carte, etc. En cas de réussite, le score obtenu à la fin du niveau après avoir sué sang et eau se voit augmenté et octroient des médailles au joueur. Ces médailles permettent aux personnages de gagner de l’expérience, et débloquent de facto des points de compétences ainsi que de nouveaux destriers célestes. Les points ainsi glanés peuvent être dépensés sur un arbre de compétence dont la route dépendra des besoins et envie de chaque joueur : ai-je besoin d’encaisser plus de coups, de taper plus fort ? En fonction de son style de jeu, le joueur fera les choses potentiellement différemment. Il en va de même avec les avions à débloquer, puisqu’ils ont des statistiques qui leur sont propres. Cette composante est très intéressante et est à souligner dans un jeu typé arcade comme peuvent l’être les shoot’em up.

Dans la catégorie des qualités du titre, il faut aussi ajouter les graphismes du titres, ou dirons-nous plutôt les visuels. Colorés, ils sont agréables à l’œil et ne viennent pas perturber la lisibilité générale ; lisibilité qui est plutôt bonne pour un jeu de ce style. En revanche, les modèles 3D des avions font parfois une drôle d’impression au dessus des visuels en 2D, et ces visuels n’ont pas une identité marquante. Petit point sympathique, les développeurs ont eu la bonne idée d’implémenter les vibrations HD qui ajoutent un “plus” appréciable sans être utilisées d’une manière révolutionnaire ici. Enfin, le jeu a un bon challenge puisque outre les deux modes de difficulté jouables d’entrée, un troisième niveau se débloque après avoir fini le jeu. Au début du jeu, les missions sont faciles mais gagnent rapidement en intensité alors que l’on ne s’y attendait pas vraiment : en effet, l’avion peut encaisser plusieurs coups, le joueur dispose de deux vies et réapparait au même endroit après sa mort…mais ce sera vite insuffisant pour celui qui aurait mal amélioré ses pilotes et leurs montures. A noter que le jeu peut se parcourir en coop locale avec chacun un Joy-Con.

Quelques défauts

Le tableau n’est malheureusement pas idyllique, et plusieurs petits problèmes sont à déplorer çà et là. On parlait du challenge du jeu : sachez que vers la fin du jeu, une phase de grinding est un passage quasiment obligatoire pour voir les crédits de fin. Crédits qui, en dehors de ce point, se voient malheureusement un peu trop vite car le jeu est un peu court. Venir à bout des cinq boss ne sera pas chose aisée, particulièrement en mode portable où la lisibilité devient cette fois problématique sur l’écran de la console. Malgré tout, les boss manquent un peu de gigantisme par rapport à d’autres shoot’em up. Enfin, les temps de chargement sont relativement long pour un jeu du genre : comptez entre 45 secondes et une minute avant chaque niveau.

Un dernier petit point anecdotique au niveau de l’écriture : comme dit précédemment, elle n’est pas très inspirée même si l’histoire et les dialogues sont agréables, et le jeu nous demande de comprendre les personnages en n’ayant aucun background ou presque sur eux. Cela donne au joueur la désagréable impression d’avoir manqué quelque chose. Pour finir, sachez qu’en recommençant une mission, vous devrez regarder à nouveau toutes les cinématiques puisqu’il n’y a pas la possibilité de les passer.

A propos de l'auteur :

Metabee

Joueur de 25 ans qui aime les jeux de plateforme, de sport, d'aventure, de réflexion, et la tartiflette. Kostas FC

a écrit 89 articles sur Switch-Actu.

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