TEST – ATOMIK: RunGun JumpGun

Run, Gun, Jump, Gun : rarement un titre n’aura été si explicite quant à sa manière de fonctionner. Prêt à tirer dans tous les sens pour vous frayer un chemin jusqu’à la sortie ? Enfilez votre combinaison spatiale, rechargez vos sulfateuses, et embarquez dans l’aventure

Deux boutons. L, et R. L pour jump, R pour gunRun ? Le jeu s’en charge tout seul. Dit comme cela, le gameplay semble simpliste. On saute et plane pour éviter un obstacle, on tire pour en détruire un autre. Soit, mais qu’arrive-t-il lorsque l’obstacle en question est légèrement surélevé ? Il faut sauter puis, sans perdre trop d’altitude, relâcher le bouton L et enclencher le bouton R. Car en effet, dans Atomik: RunGunJumpGun, toute votre progression se fait grâce à des balles (Note de la rédaction : ce test n’est pas sponsorisé par la NRA).

Ainsi, sauter et planer se fait en déchargeant une grosse quantité de munitions au sol. Mais pour détruire les pièges qui vous font face, il faut bien à un moment donné interrompre le tir pour redresser votre grosse sulfateuse devant vous et envoyer la sauce sur les éléments destructibles du décor. Et il va falloir procéder ainsi avec précision, car Atomik: RunGunJumpGun possède un level design diabolique qui vous poussera sans relâche à alterner les deux commandes dans des niveaux frénétiques calibrés à la perfection.

C’est là toute la force de Atomik: RunGunJumpGun : tous les éléments des niveaux ont été minutieusement disposés de manière à offrir au joueur un challenge relevé tout en l’éduquant. Dans Super Mario Bros. par exemple, le premier niveau nous enseigne le saut, d’abord d’une façon non dangereuse pour le joueur, puis le met en application quelques mètres plus tard avec un vrai danger cette fois. ARGJG fonctionne de la même manière : vous appréhenderez d’abord les mécaniques avant de les tester in situ. Pics sur le sol et au plafond, canons qui tirent des boules de feu, scies circulaires, moulins… La liste des pièges est longue, mais jamais vous ne serez frustré. Car la durée des niveaux est tout aussi calibrée : ni trop courts, ni trop longs, ils donnent l’envie de passer à la suite aussitôt le slalom mortel terminé. Et si d’aventure vous succomberiez face aux malices des développeurs, sachez que vous seriez transportés illico presto quelques encablures plus bas pour tenter votre chance à nouveau. À la fin, vous serez récompensés par quelques lignes de monologue de protagonistes qui vous permettent d’en apprendre un peu plus sur l’univers que vous traversez.

L’ambiance de space opera pyschédélique rend très bien : servie par un pixel art de toute beauté aux couleurs acidulées, elle est magnifiée par une bande son entraînante avec des pistes électro au tempo boosté. Pour une immersion totale, l’utilisation d’un casque ou d’écouteurs est recommandée : les yeux rivés sur l’écran, la musique pulse directement dans votre tête et vous entraîne dans une autre galaxie le temps d’une aventure spatiale de toute beauté. Cette aventure durera environ 5 à 6 heures pour traverser les quelques 120 niveaux qui composent le titre. En revanche, c’est une autre paire de manche quand vous souhaitez finir le jeu à 100%. Comme les autres très bons jeux de plateforme hardcores, des collectibles appelés atomiks sont placés à des endroits stratégiques. Faisant appel à toute votre dextérité, récupérer les dix disséminés dans chaque niveau ne sera pas une mince affaire. Tantôt placés en plein milieu d’une salve de boules de feu, tantôt placés juste avant un obstacle mortel, vous devrez jauger parfaitement vos tirs pour les atteindre sous peine de périr en plein vol sans récupérer ces précieux sésames nécessaires pour poursuivre l’épopée. Quel dommage… Ou pas. Car il y a un je-ne-sais-quoi d’addictif dans ce titre, et malgré les défauts du jeu (action confuse certaines fois, pas aidée par des effets d’écran pas toujours très lisibles, impossibilité de configurer les touches), on prendra du plaisir à y revenir ponctuellement.

  • Avis final - 75%
    75%
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Résumé

Avec son level design savamment étudié et ses contrôles qui nécessitent une précision chirurgicale, ATOMIK: RunGunJumpGun est un très bon titre de plateforme hardcore qui n’est jamais frustrant. La courbe de progression, la durée des niveaux et leur nombre en font un jeu qu’on se plaira à parcourir, toujours pour des “petites sessions” qui dureront toujours plus longtemps que prévu. Un grand bravo à ThirtyThree pour leur titre acidulé qui vous satellisera dans une autre galaxie le temps d’une run, puis d’une autre, et encore d’une autre…

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Metabee
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Joueur de 25 ans qui aime les jeux de plateforme, de sport, d'aventure, de réflexion, et la tartiflette. Kostas FC